Par Dmitry Orlov – Le 1er mars 2016 – Source Club Orlov
Au cours de la semaine dernière, après avoir publié l’extrait du manuscrit de mon prochain livre, Réduire la Technosphère, j’ai reçu un certain nombre de réponses, dont certaines m’ont quelque peu déconcerté. Certaines personnes ne pouvaient pas approcher le concept de Technosphère sans avoir une définition du dictionnaire à leur disposition. D’autres pensaient que je venais présenter une version réchauffée d’un concept qui a déjà été entièrement exposé par Jacques Ellul, Teilhard de Chardin et d’autres. Quelques autres pensaient ma tâche sans espoir parce que presque personne ne serait capable de saisir le concept.
Je pense que je peux deviner la raison de cette attitude négative. Elle a deux causes principales : l’intellectualisme et le déni.





Jusqu’à présent, j’ai globalement essayé d’ignorer la course à la présidence des États-Unis. C’est une diversion qui empêche de faire des choses, soit agréables, soit utiles. Cette élection n’est ni l’une ni l’autre. Je n’ai pas toujours essayé d’ignorer totalement ces torrents de non-sens qui éclatent tous les quatre ans comme un égout jaillissant, mais, en général, je ne me suis jamais intéressé à l’issue, parce que dans tous les cas sauf un, j’ai véritablement détesté tous les candidats. Jimmy Carter est le seul dont j’aurais voulu serrer la main. Je n’aurais pas voulu respirer le même air que tous les autres, tous des mécréants aux cerveaux détraqués qui ont laissé une traînée visqueuse à la Maison Blanche.