Par James Howard Kunstler – Le 11 janvier 2016 – Source kunstler.com
Il semble que l’année 2016 sera l’année ou les humains vont apprendre que les choses qu’ils apprécient ne valaient pas autant qu’ils le pensaient. Ce sera un processus pénible, car un grand nombre d’êtres humains ne se débarrasse de choses qui perdent rapidement leur valeur − par exemple, les actions de la Bourse de Shanghai − que pour entasser autant d’argent qu’ils le peuvent sous la forme du dollar américain, dont la valeur et les intérêts vont également subir un ajustement très douloureux par rapport à leur valeur réelle.
La dernière fois, l’histoire tournait autour des prêts hypothécaires à risque – les subprimes – mais cette fois c’est le pétrole qui joue la vedette dans la crise financière mondiale. Depuis début 2015, 42 compagnies pétrolières nord-américaines ont fait faillite et 130 000 emplois bien rémunérés ont été perdus aux États-Unis dans le secteur de l’énergie, et en ce moment, 50% de toutes les obligations pourries dans ce secteur sont «sous pression», selon Standard & Poor’s.
Note du Saker Francophone
C'est peu dire que James H. Kunstler est pessimiste sur la suite des événements. Autant vous le dire tout de suite, tout le monde en prend pour son grade, les américains, les arabes, les français, pas de jaloux. La traduction n'est pas édulcorée. Elle n'est pas là pour choquer gratuitement, plutôt pour faire réfléchir. Même si certains de ses arguments sont très discutables, l'auteur dépeint sa vision du monde et donc celle d'une partie des américains qui vont voter dans quelques mois. Accrochez vous !
James Howard Kunstler
Par James Howard Kunstler– Le 4 janvier 2016 – Source kunstler.com
En 2015, le théâtre des opérations entre les États-Unis et la Russie s’est déplacé vers la Syrie. Nos maladresses monumentales au Moyen-Orient, qui ont permis la création d’ISIS, nous ont laissés dépourvus de tout moyen cohérent pour contrer la barbarie et l’animosité de l’islam radical.
Préambule du Saker Francophone
C'est peu dire que James H. Kunstler est pessimiste sur la suite des évènements. Son cheval de bataille est de faire prendre conscience aux Américains du phénomène de pensée magique qui leur sert de vision de la réalité et des dangers à vivre hors de la réalité réelle.
Autant vous le dire tout de suite, tout le monde en prend pour son grade, les Américains, les Arabes, les Français, pas de jaloux. La traduction n'est pas édulcorée. Elle n'est pas là pour choquer gratuitement, plutôt pour faire réfléchir. Même si certains de ses arguments sont très discutables, l'auteur dépeint sa vision du monde et donc celle d'une partie des Américains qui vont voter dans quelques mois. Accrochez vous !
James Howard Kunstler
Par James Howard Kunstler– Le 4 janvier 2016 – Source kunstler.com
Il y a vraiment un élément suprême de cette histoire que vous devez garder à l’esprit à tout moment : une société (à savoir une économie + une politique = une économie politique) basée sur une dette qui ne sera jamais remboursée est certaine de s’effondrer. Ses institutions vont cesser de fonctionner. Ses activités vont se gripper. Ses dirigeants seront démoralisés. Ses habitants vont réagir et renâcler. Sa richesse va s’évaporer.Continuer la lecture →
Par James Howard Kunstler – Le 21 décembre 2015 – Source kunstler.com
Théorie du jour : Le nouveau film Star Wars est à gober comme quelques maigres restes d’un lucre jetable pour les écorchés économiques de l’Amérique, la classe moyenne inférieure. En fait, je propose un nouvel indice montrant une relation inverse entre les recettes de Star Wars au box office et la solidité du bonheur commun financier. En d’autres termes, Star Wars est tout ce qu’il reste de l’économie américaine en dehors des rouages obscurs de Wall Street – et ce royaume autrefois magique ne semble pas si rose en cette saison de la grande hausse des taux après que l’indice Dow Jones a dévissé de 623 points jeudi et vendredi dernier.
Par Brandon Smith– Le 6 janvier 2016 – Source alt-market.com
Si les internationalistes devaient arriver à leurs fins dans le monde et que les futurs historiens devaient écrire l’analyse de leur parcours dans une perspective globaliste de la nation américaine défunte, ils diraient probablement, simplement, que notre effondrement a été provoqué par notre propre incompétence, que nous étions notre propre pire ennemi. Oui, ils traiteraient l’Amérique comme un cliché. Ils laisseraient bien sûr de côté les influences destructrices et les catastrophes préfabriquées des élitistes, qui ne feraient que compliquer le récit.
Par Dmitry Orlov – Le 5 janvier – Source Club Orlov
Nous sommes au moment de l’année où les animaux les plus sensibles, vivant dans les climats nordiques, sont en hibernation dans des terriers et des troncs d’arbres creux, tandis que les experts un peu moins sensibles font leurs prédictions pour l’année à venir. Ma prédiction est toujours la même : les choses vont aller plus ou moins comme avant, jusqu’à ce que quelque chose de majeur casse, alors que la probabilité d’une rupture de quelque chose d’important augmente chaque année qui passe. J’ai appelé cet événement effondrement, et j’ai prédit, année après année, qu’il finira par arriver. Alors, au lieu de répéter inutilement cette prévision, cette année, je vais plutôt fournir une prescription. Continuer la lecture →
Interview publiée le 30 Décembre sur la chaine Youtube Thinkerview
Après un 1er épisode commenté dans ce post sur l’économie, l’équipe de Thinkerview revient avec un opus sur la situation intérieure.
Trois élus :
Hervé Brusini – France 2
Pierre Conasa – Ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense
Eric Filiol – Ex-DGSE
Comme dans le premier opus, si je me permets ces quelques remarques, c’est que la source est de grande qualité. L’ensemble est très au dessus des 20h de France 2 ou de TF1, et c’est un euphémisme. Je vous invite à suivre leur travail et même à revenir sur leurs précédentes vidéos.
Voici seulement quelques remarques au vol en écoutant les réponses mais aussi ce qui n’est pas dit ou pas repris.
7’35 – «Assad est un effroyable dictateur» : Étrange déclaration car Assad a été réélu avec 80% des voix. Comment alors peut-il être soutenu par son peuple, y compris les sunnites qui se sont réfugiés à 70% dans la zone contrôlée par l’armée légaliste ? Effroyable, mais alors la France, les États-Unis pour leur rôle en Libye ? Pierre Conesa décrit très bien la situation et se permet de taper sur l’Arabie saoudite, mais comment peut-il balayer Assad d’un revers de main ainsi que toute la complexité de la situation syrienne ? C’est du coup étonnamment pauvre pour un expert. Et personne ne relève… On ne peut que lui conseiller de suivre ce qui se passe en Syrie sur notre modeste blog 🙂
8’07 Brusini : Il est courageux d’être venu, il faut le noter. Il tente d’expliquer l’inexplicable et, s’il donne une vérité de son point de vue, se noie quand même dans son verre d’eau. C’est long et terrible pour la profession, mais vraiment courageux ou inconscient. Il croit peut être à ce qu’il dit. Peut être ignore-t-il tout simplement ce qui se passe sous la table ou ne veut-il pas y croire ?
12′ Filiol : Il balance la réalité sous le nez de Brusini : censure, manipulation, etc. provenant de l’Otan, qui de fait, contrôle notre armée, une bombe, quoi ! Sans que les autres ne bronchent… Enfin, l’interviewer essaie bien, mais Conesa évacue tranquillement la question. Visiblement, lui aussi a suivi la formation à l’Otan.
26′ Brusini : Dans les rédactions, tout le monde en est conscient… C’est Filiol qui vient à la rescousse pour expliquer le rôle des agences de com, la noyade des infos pertinentes (mais qui le fait alors ?). Pourquoi Brusini est-il incapable de cette lucidité ?
33’13 Brusini : Nous sommes préposés au discours de vérité. Cela n’a qu’une valeur relative, c’est comme on veut. Mais démissionne, mon gars, si tu ne te sens pas impliqué ! Dire un bout de vérité dans un océan de mensonges permet de cautionner ce théâtre pour cacher les vrais décideurs. Comment peut-il ne pas en avoir conscience ?
52′ Fiĺiol : Recul de la culture générale pour juger de la capacité à comprendre. Le niveau baisse à chaque génération. C’est un constat très pertinent que tous les parents peuvent faire en regardant le niveau demandé à leurs enfants, constat assumé par les élites visiblement. Dans une société où les classes moyennes sont condamnées à disparaître, c’est tout simplement que le plan se déroule tranquillement comme prévu.
1h07 Petite vidéo choc : Extrait qui déménage de Rampage 2 très centré
sur le contexte US et très discutable sur certains aspects certes.
Réactions : Conesa indique que oui nos démocraties tuent des millions de gens et acceptent l’inacceptable, mais il ne lui vient pas à l’idée que, précisément, c’est que nous ne sommes pas en démocratie. Il arrive même sans rire à dire que le Patriot Act ne viole pas le droit des Américains…
Filiol parle du terrorisme qui viendrait du Tea Party sans se demander s’il n’y a pas un lien avec le Patriot Act et les agissements de l’État américain…
Et Brusini, sans se démonter, explique que le problème de ce film est qu’il manque d’esprit critique alors que les gens qui pourraient apporter cette critique sont ostracisés par les médias, dont ceux de service public. Rien sur les accusations, rien sur cette fausse démocratie. Peut-être est-ce tout ce qu’il est possible de dire.
On sent qu’on est dans la zone grise entre nous qui n’avons qu’une petite audience et pouvons publier à volonté, mais sans moyen de vérification autre que de recouper les sources, et les médias grand public qui manipulent sans vergogne mais que plus personne n’écoute vraiment.
Pour finir et vous faire profiter de mon livre de chevet actuel, voici un extrait de l’introduction de la très belle édition Evergreen de L’Art de la Guerre de Sun Tzu. C’est Mo Tzu qui parle, un des rares à se dresser contre le climat amoral, déjà, pendant la période des Royaumes Combattants :
Quand un homme tue un innocent, […] il commet un crime […] Mais lorsque qu’il s’agit d’un meurtre commis en attaquant un pays, on n’y voit aucun mal ; on applaudit, on parle de justice. Peut-on ainsi savoir distinguer le bien du mal ? […]
Si un homme appelle noir ce qui est noir à petite échelle, mais blanc ce qui est noir à grande échelle, il n’est pas capable de distinguer le blanc du noir.
Il semble que depuis 400 av JC, le monde ait peu progressé, du moins les élites. On peut même se demander si M. Conesa a lu Sun Tzu, ce qui serait dommage s’il ne l’avait pas fait en tant qu’ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense. Ou alors, si j’étais perfide, je pourrais dire qu’il ne le connaît que trop bien.
Les commentaires sont l’œuvre d’Hervé pour le Saker Francophone
Par James Howard Kunstler – Le 28 décembre 2015 – Source kunstler.com
Le très gros morceau de l’émission 60 Minutes de la nuit dernière était que le dernier film Star Wars a passé la barrière du milliard de dollars de profit après une semaine de projection. Cela dit, tout ce que vous devez savoir sur une société qui se noie, y compris sur l’état des médias officiels.