Par Zénon – Mars 2025

Passent les jours et les années
sans que les Humains se comprennent.
Se maudire et se condamner
est un sport où l’on s’entraîne.Les idées noires sont contagieuses
et alimentent nos démons.
Les voix les plus tapageuses
en représentent les légions.Écoutons le chant des ruisseaux,
le vent caresser les grands arbres.
Le sang irriguer nos vaisseaux
et rendre vaines nos palabres.Il fut un temps pas si lointain
où tout se lisait dans les yeux.
Il faut croire qu’un beau matin
les âmes ont regagné les cieux.Nous sommes tous nés d’un souffle
avant même de prendre forme.
C’est pour cela que l’on souffre
et c’est là pourtant notre force.Imposons en nous le silence
et observons ce qui arrive :
plus importante est la présence
et de nouveaux sens s’activent.
Zénon
Extrait du recueil de poèmes inédits « Hérésies« de Zénon. À retrouver dans Les Chroniques de Zénon


Par
Les plus grands obstacles à une politique étrangère européenne rationnelle sont la pression américaine, la crise interne des élites d’Europe occidentale et le modèle économique néocolonial du continent. L’antagonisme actuel de l’Europe occidentale envers la Russie n’est pas un état de choses naturel, c’est le résultat de la coercition implacable des États-Unis. Si cette pression extérieure s’affaiblit, un changement de rhétorique et de politique pourrait survenir rapidement, transformant le paysage politique du continent.


Israël a lancé une guerre numérique contre les Palestiniens en inondant les médias sociaux de faux comptes conçus pour répandre la désinformation, déformer les récits et diaboliser la résistance palestinienne. Ces comptes, se faisant souvent passer pour des Arabes et imitant des dialectes régionaux, visent à créer une fausse opinion publique, à promouvoir la division entre les nations arabes et à faire avancer l’agenda israélien dans l’espace numérique.
Cela pourrait sembler étrange à certains : le nouveau président des États-Unis a remporté les élections en ralliant la classe ouvrière contre le marais de l’establishment, mais il a placé à la barre de son assaut contre l’État profond, contrôlé par l’élite, nul autre que l’homme le plus riche du monde. Mais ce n’est un paradoxe que si vous admettez quelques hypothèses que la description ci-dessus présuppose : que la “classe ouvrière” n’est en fait pas représentée du tout dans notre système politique, et que personne sauf “l’élite” n’est impliqué dans les luttes de pouvoir en son sein. Pour comprendre ce qui se passe réellement dans la deuxième administration Trump, il faut se défaire de ces deux notions. Ce à quoi nous assistons est la dernière bataille d’une longue guerre entre deux factions de l’élite américaine. La classe ouvrière ne fait office que de figurant sur la scène – un accessoire moral dans une lutte qui n’a rien à voir avec elle.