Par Benedetta Sabene – Le 9 août 2025 – Source Le blog de Thomas Fazi
Prémisse : Il s’agit d’une réflexion tout à fait personnelle sur l’édition, le journalisme et le rôle des intellectuels aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’une attaque contre qui que ce soit en particulier, même si je citerai certaines personnalités publiques à titre d’exemples. Je ne souhaite diaboliser aucun activiste, communicateur ou expert qui utilise les médias sociaux pour partager des connaissances, des nouvelles ou des opinions — ni ceux qui les consomment. Mon but est d’analyser les mécanismes qui génèrent certaines des contradictions que nous vivons aujourd’hui, et de proposer quelques pistes de réflexion. L’inspiration pour aborder ce sujet — bien qu’il m’ait toujours tenu à cœur – vient de l’article “La mort de l’intellectuel public”, que je vous encourage à lire.
Les reportages sur la bataille de BnN Tre, qui faisaient partie de l’offensive du Têt, ont accouché d’une remarque devenue classique. Un major anonyme de l’armée américaine, selon le journaliste Peter Arnett, a déclaré “il est devenu nécessaire de détruire la ville pour la sauver”. Étant un sceptique de l’interventionnisme américain, il n’est pas difficile de soutenir qu’une telle remarque est en fait assez représentative de la politique étrangère néocon.
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Au 5ème siècle avant JC, un général chinois au sang-froid, stratège militaire et théoricien, Sun Tzu a écrit 

