Par Elias Groll – Le 24 février 2015 – Source foreignpolicy

Réunion entre Obama et Sheikh al-Thani dans le bureau ovale
Lorsque le dirigeant qatari Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani a défendu dans le New York Times de mardi (24 février 2015) la nécessité de demander des comptes aux dirigeants autoritaires, il ne parlait probablement pas de lui.
Venu à Washington pour une rencontre mardi avec Barack Obama dans le Bureau ovale, Thani a préparé le message qu’il délivrerait à son partenaire américain avec ce mensonge:
S’attaquer aux racines du terrorisme exigera une approche du problème plus profonde, à plus long terme et plus stratégique. Cela requiert des dirigeants politiques qu'ils aient le courage de négocier des solutions pluralistes, intégratrices et pratiquant un certain partage du pouvoir pour résoudre les conflits régionaux. Et cela exigera que les tyrans rendent des comptes.





À Washington, il semble que la possibilité d’un règlement pacifique de la crise ukrainienne inspire des craintes existentielles. Alors que l’UE cherche à jouer un jeu égal avec la Russie, le gouvernement US reste dur et voudrait voir souffrir la Russie. Pour cela, il voudrait déclencher des sanctions dévastatrices contre les marchés russes qui mèneraient à une faillite de l’économie en Russie.