Par James Mathias Demain – Février 2017 – Passager 120

Les écrans portent bien leur nom. Ils font écran à la conscience pleine de l’existence et nous font perdre la notion du temps. Les écrans absorbent jusqu’à la presque totalité de notre existence, ils nous attirent sans cesse car ils répondent à nos désirs immédiatement. Répondre à nos désirs immédiats, n’est-ce pas se révéler enfant à jamais. Les écrans seraient donc le vecteur d’une forme d’immaturité collective.
Mais les écrans sont ambivalents : d’un côté ils se révèlent être des outils d’une efficacité redoutable ; de l’autre une source intarissable de divertissements. L’ampleur considérable du divertissement se cache derrière sa petite fonction d’outil, ainsi l’honneur est sauf donc. Pourtant la culture véritable bien souvent, s’en est allée.
Le 10 février 2007 – Source
Bientôt les hommes cesseront de s’aimer, tomberont amoureux de machines, deviendront un temps des objets connectés parmi d’autres avant de disparaître, de se fondre dans une ultime étreinte technologique censée les augmenter, mais qui aura surtout raison de leur humanité.
Il semble de plus en plus évident que l’arrêt extraordinaire rendu par la Commission européenne, le 29 juin 2016, accordant au désherbant toxique Glyphosate un sursis de 18 mois jusqu’en décembre 2017, a été pris afin de laisser suffisamment de temps à Bayer AG, le nouveau propriétaire de Monsanto depuis décembre 2016, pour mettre sur le marché son substitut de désherbant, une fois la fusion achevée. Le sujet est soumis à une rude controverse, surtout en raison d’une déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève, disant que le Glyphosate est un « probable cancérigène ». La Commission européenne a ignoré cette déclaration de l’OMS, s’est fiée à une frauduleuse étude sanitaire du gouvernement allemand et a ignoré la volonté d’une majorité des gouvernements de l’UE en accordant au glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide RoundUp de Monsanto, une extension de licence commerciale.




