Par Moon of Alabama – Le 7 juin 2025
L’ambassadeur M.K. Bhadrakumar nous rappelle les subtiles manœuvres des acteurs de l’État profond pour saboter les politiques présidentielles.
Lorsqu’un avion espion américain a été abattu au-dessus de l’Union soviétique, le président Dwight Eisenhower n’a pas été informé de sa véritable mission. La CIA a prétendu qu’il s’agissait d’un avion météorologique qui avait dévié de sa trajectoire après l’incapacité de son pilote. Le président a répété cette version.
Les Soviétiques publient alors que l’épave de l’avion espion U-2 a été retrouvée et que le pilote a été capturé vivant. Les Soviétiques étaient mécontents qu’on leur ait menti et la tentative de détente d’Eisenhower avec eux a échoué.
Bhadrakumar établit un parallèle avec les récentes attaques de drones ukrainiens contre des bombardiers stratégiques sur plusieurs aérodromes russes.
Le président Donald Trump a connu une semaine difficile. Non, cela n’a rien à voir avec Elon Musk ou l’université de Harvard. Mercredi, son appel au président russe Vladimir Poutine ne s’est pas bien passé. Il s’est transformé en une « conversation », comme l’a écrit Trump sur Truth Social, qui n’a duré qu’une heure et quart, ce qui signifie, sans compter le temps consacré à l’interprétation, qu’il n’y a pas eu de place pour des discussions de fond. 



L’idée de « combattre sur plusieurs fronts » est rarement une bonne nouvelle pour les stratèges militaires. L’histoire montre que les pays qui tentent de s’engager sur plusieurs fronts, voire sur deux seulement, connaissent souvent des résultats désastreux. Pourtant, aux États-Unis, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent en faveur d’un engagement dans trois guerres simultanées.