Par Fiodor Loukianov – Le 8 novembre 2024 – Source RT
Soyons clairs, le résultat des élections américaines ne changera pas le monde. Des processus qui n’ont pas commencé hier ne finiront pas demain. Mais ce vote américain est un indicateur important d’un changement à long terme.
Les éditorialistes du libéral New York Times, qui soutenaient activement Kamala Harris, déclaraient le lendemain matin de l’élection : Il est temps de reconnaître que Trump et les trumpistes ne sont pas une aberration accidentelle et qu’ils ne représentent pas une déviation temporaire du cours de l’histoire. Ils reflètent l’humeur de la plupart des Américains. Et nous devons procéder sur cette base.
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L’élection présidentielle de cette semaine aura été un tournant pour les États-Unis. L’impressionnante victoire de Donald Trump signifie, à première vue que, sur les principaux sujets de préoccupation de l’électorat américain – l’économie et l’immigration – les citoyens ont trouvé ses positions plus convaincantes que celles proposées par la vice-présidente Kamala Harris. De plus, il est clair que les Américains, lors du choix d’un chef d’État, préféraient une personnalité manifestement plus forte.
On vient de commémorer le 22ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, la plus importante attaque terroriste de l’histoire de l’humanité, un événement dont les répercussions politiques ont dominé la scène politique mondiale durant la plus grande partie des vingt années qui ont suivi. Conséquence de ces attentats, notre guerre en Irak en a rapidement découlé, suivant une décision désastreuse qui a transformé de manière spectaculaire la carte politique du Moyen-Orient et qui a fini par provoquer la mort ou le déplacement de personnes par millions, et l’occupation de l’Afghanistan, pratiquée également par nous en représailles, a fini par se terminer de manière humiliante en 2021.