Par Dmitry Orlov – Le 6 décembre – Source Club Orlov
Les présentateurs du monde entier sont confrontés à un nouveau défi : rapporter les nouvelles sur les États-Unis avec un visage sérieux. Prenons l’exemple de la comédie de mise en accusation qui se déroule aux États-Unis et qui fait partie du quotidien de la télévision russe, que je surveille de loin. Ici, après des années de reportage sur le récit de l’« ingérence russe« , le script s’est peu à peu transformé en celui d’une comédie, une sorte de Commedia dell’Arte. Dans un sketch typique, « notre homme à Washington », Donny, supplie Poutine de le faire sortir du froid, mais Poutine lui dit : « Tiens bon, Donny, on doit d’abord aligner Tulsi pour la présidence. » La beauté de ce paradigme comique, c’est que ce sont les Américains qui écrivent tous les scénarios ; les Russes, comme une grande partie du reste du monde, ne peuvent tout simplement que s’asseoir et rire.
Je n’aurais certainement pas argumenté sur le sujet de l’Orthodoxie, ni sur toute autre Église ou même religion, si je n’avais pas constaté que derrière le phénomène religieux, canonique, que représente l’attribution de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine – Patriarcat de Constantinople (ÉOU-PC) avec ses termes ambiguës et mystiques, il n’y avait pas d’enjeux géopolitiques.
Par 
