Par Binoy Kampmark – Le 5 mai 2020 – Source Oriental Review

Si le titre de tsar épidémiologique devait être créé, son premier récipiendaire devrait être le Suédois Anders Tegnell. Il s’est imposé face aux sceptiques et à la crainte que son approche de l’« immunité collective » à l’égard du COVID-19 ne soit une approche dangereuse, et incroyablement cavalière, en matière de santé publique. Des tee-shirts de Tegnell le représentant en tant que libérateur médiéval sont disponibles à l’achat ; des pages de fans sont disponibles sur Facebook avec des encouragements. Le point de vue de Tegnell a toujours été que son approche est moins que radicale, quand on voit que la formule de confinement mondial a provoqué, presque du jour au lendemain, la pire crise économique depuis des générations.
Le seul ennemi de l’Amérique pendant la guerre révolutionnaire (1775-1783) était l’Angleterre. Depuis qu’elle a été vaincue dans cette guerre, l’Angleterre – contrôlée par l’aristocratie britannique – a tenté de diverses manières de reprendre le contrôle de l’Amérique.
Par
Peu importent mes efforts pour creuser la tombe politique de la chancelière allemande Angela Merkel, elle s’avère plus apte à rester en vie qu’un cafard dans un tas de bois. Et le récent combat entre les membres de l’Union européenne au sujet des «Coronabonds» [Obligations européennes mutualisant les dettes des membres de l’UE] lui a encore donné une occasion pour échapper à son élimination politique.


L’intrusion d’un événement totalement étranger – comme une pandémie – dans un statu quo donné, ne le rompt pas nécessairement en, et par, lui-même. Mais elle expose cruellement les lacunes et le fonctionnement du statu quo existant. Elle les montre, non seulement nus, mais dévoile aussi, soudainement, les sombres coulisses des prébendes, à peine légales, au profit des entreprises, des copains et des coquins de Wall Street.


