Par Craig Murray − Le 31 mai 2023
Trois journalistes britanniques que je connais personnellement – Johanna Ross, Vanessa Beeley et Kit Klarenberg – ont chacun, au cours des deux dernières années, été détenus pendant des heures par les services d’immigration à leur retour dans leur pays, et interrogés par la police en vertu de la législation antiterroriste.
Il s’agit manifestement d’un abus du pouvoir de détention au point d’entrée, car dans chaque cas, ils auraient pu être interrogés à tout moment au Royaume-Uni s’il y avait un motif légitime, et l’interrogatoire n’était pas axé sur leurs voyages.
Ils ont en fait été détenus et interrogés simplement pour avoir exprimé et publié des opinions dissidentes sur la politique étrangère, et en particulier pour avoir soutenu une approche plus collaborative avec la Russie – avec laquelle, ne l’oublions pas, le Royaume-Uni n’est pas en guerre.
Depuis la pandémie, je n’ai eu de cesse d’affirmer que la confiance dans la presse institutionnelle dominante a été irrémédiablement altérée. Après quatre années ininterrompue d’un syndrome d’aliénation au sujet de Trump, tellement intense que même certains libéraux se demandaient si la presse avait dépassé les bornes dans ses éditoriaux, après le choc du COVID, beaucoup de gens qui acceptaient les informations diffusées par ces médias sans les remettre en cause considèrent désormais les médias dominants pour ce qu’ils sont : de l’agitation, de la propagande et du lavage de cerveau.
L’ancien patron temporaire de la CIA, Michael Morell, a révélé une conspiration visant à cacher le scandale du au portable de Hunter Biden :
Notre paysage politique est complètement saturé par une marée massive de propagande officielle. Il n’est donc guère surprenant que l’on trouve souvent les quelques points visibles de dissidence parmi les personnalités qui représentèrent jadis les plus hauts sommets du journalisme et de l’érudition universitaire.
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