Par Varoujan Sirapian – Le 25 mai 2018

En prenant l’avion vers Erevan, à la fin du mois de mars, je ne pouvais pas imaginer que j’allais vivre des jours si intenses.
Des jours « historiques » et qui ont duré moins d’un mois. Un mouvement de désobéissance civique, à l’appel de Nikol Pachinian, ex-journaliste, député d’opposition, allait commencer doucement, avec un slogan « Kayl ara, merjir Serjine » (« Fait un pas, récuse Serge »), par une marche partant de Gyumri, deuxième ville d’Arménie, avec une vingtaine de personnes. Puis, par un effet d’« avalanche », plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de personnes – d’abord des jeunes, suivis d’une population de tout âge – allait balayer le Premier ministre Serge Sargsyan nouvellement élu et considéré comme indéboulonnable. Certains ont qualifié ces évènements de « révolution de velours ».
La manière d’agir de l’Amérique dans le monde, la violence qu’elle fait souvent subir à la vérité quand elle applique sa volonté, ne peut pas s’expliquer en ne prenant en compte que ses prétendus « intérêts ». Les États-Unis agissent comme ils le font en raison de la façon particulière qu’ils ont de comprendre ce qui donne un sens à la vie et aux actes.


En cinquante ans, le néo-nationalisme a fini de briser les liens ancestraux. Au lieu de comprimer le 


Donner sa vie. Se sacrifier. N’en tressons pas plus de louanges : ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes nous jouent déjà cette comédie. Pour faire oublier qui ils sont. Pour que le soleil du combattant ne jette pas un contraste trop crû sur leur lâcheté.