Forum eurasiste de Chișinău : une plateforme non-alignée contre le globalisme


Par Pierre-Antoine Plaquevent − Le 16 Janvier 2018 − Source Les Non-Alignés

forum Chisinau
L’événement métapolitique le plus important de la fin de l’année 2017 fût sans conteste le second forum eurasiste de Chisinau. Un colloque qui fera date tant par l’appui que lui a apporté l’exécutif moldave que par la qualité de ses participants et de leurs interventions. Surtout, les perspectives tracées par ces rencontres internationales ouvrent des voies inédites dans le sens d’un non-alignement contre-globaliste contemporain. Un non-alignement qui transcenderait enfin les cadres caduques de la petite politique anachronique pour se hisser à la hauteur des changements de civilisation en cours et de la grande politique. Un colloque à la hauteur de la venue des « grands temps » qui s’annoncent pour la civilisation européenne. Retour sur cet événement fondateur.

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Vers une égalité amorphe


Par Jean-Luc Mello – Janvier 2018

Veux-tu une tasse de thé? – Jean-Luc Mello

Veux-tu une tasse de thé? – Jean-Luc Mello

Ce n’est pas l’idéologie morale d’un féminisme aux idées simplistes comme #MeToo qui est impressionnante. Il existe des tas d’idées simples qui ont toutes la particularité d’être nécessairement très abstraites : les hommes (tous en général et depuis les débuts de l’humanité) sont… Ou alors : les femmes (toutes, depuis le début de l’humanité) sont… L’étonnant, c’est comment des idées aussi simplistes peuvent, d’un coup, rentrer dans les pensées actuelles comme dans du beurre. Ce n’est pas seulement des médias « consentants » dont il s’agit, même si ceux-ci remplacent de nos jours de grands pans religieux : notamment celui d’édicter une morale formatée et avec elle les crises pleureuses d’indignations consensuelles masquant son hypocrisie. Continuer la lecture →

De la tradition

Par Patrice-Hans Perrier – Le 21 mai 2015 – Source Carnets d’un promeneur

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La Cité de Carcassone

La tradition, à toutes les époques, représente la « substantifique moelle » de l’ethos collectif. On parle de la durée historique sur le « long terme », de la « mémoire collective » ou du rôle méta-historique des archétypes qui tiennent le rôle d’agrégateurs des mythes fondateurs de la cité. La cité représente l’ordre consensuel qui cimente les libertés individuelles dans un contexte où toute citoyenneté qui se respecte ne peut agir qu’à travers le consensus civique. La Charte de la cité est comparable à une forme de « pacte républicain » qui ordonnance un « vivre ensemble » qui, autrement, ne serait qu’une chimère en l’espèce. Toutefois, c’est la tradition, comme force dépositaire de la mémoire collective, qui donne sa raison d’être à la vie citoyenne. Privée de tradition, la cité est condamnée à se transformer en univers concentrationnaire.
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L’industrie culturelle comme porte-avion du mondialisme


Pensée unique et culture de masse


Par Patrice-Hans Perrier – Le 19 mars 2014 – Source Carnets d’un promeneur

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Roy Lichtenstein «Whaam»

À l’heure de la perte des repères identitaires, la notion d’industrie culturelle ou créative occupe une place centrale dans le processus de domination des oligarchies mondialistes. L’économie dite « du savoir » tarde à prendre le relais des anciens modes de production d’une société libérale en perte de vitesse. Et pour cause : les technologies numériques et la dissémination du « copier-coller » ont déjà pratiquement laminé toute notion de droit d’auteur. Les créateurs ont été remplacés par les « créatifs », c’est-à-dire les supplétifs d’une science du marketing qui aura investi les arts et la culture au point d’en faire de vulgaires produits à consommer et… à jeter.

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La révolution russe a inspiré et soutenu les luttes de libération nationale


Par Rebecca Toledo – Le 2 novembre 2017 – Source Telesur

Lorsque la révolution russe a triomphé en octobre 1917, la majeure partie du monde était colonisée par le Royaume-Uni, la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne et les États-Unis. Mais sous la direction de Vladimir Lénine, la révolution est devenue la source d’inspiration d’innombrables peuples, non seulement parce qu’elle montrait qu’un État ouvrier était possible, mais aussi parce qu’elle leur a fourni une aide concrète d’abord matérielle et plus tard aussi militaire. Le premier exemple a été la libération des colonies détenues par la Russie tsariste qui était connue comme la « prison des nations ». Continuer la lecture →

Annie Lacroix-Riz : La Révolution d’Octobre, normale ou monstrueuse ?


Par Annie Lacroix-Riz − Septembre/Octobre 2017 − Source Initiative Communiste

La révolution d’Octobre est aussi logique que la Révolution française, qu’on ne peut expliquer qu’en décrivant, à l’exemple des grands historiens Albert Mathiez, Georges Lefebvre et Albert Soboul, la crise, de long et de court termes, de l’Ancien Régime féodal qui précéda et provoqua ce séisme.

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L’héritage de René Lévesque, un échec politique qui se prolonge


Avec le trentième anniversaire de la mort de René Lévesque et les cinquante ans du Parti québécois en 2018, comment redonner aux Québécois francophones un rapport de force favorable, condition indispensable à tout changement de statut politique ?


 

Par Gilles Verrier − Octobre 2017

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Les revendications du Québec ne sont plus prises au sérieux par personne, ni au Canada ni ailleurs dans le monde. C’est peut-être que toute l’affaire n’a jamais été considérée comme sérieuse ? Dans le but d’alimenter le débat sur l’avenir politique du Québec, je propose une réévaluation des événements qui ont marqué un demi-siècle de « péquisme ». Cinquante ans au cours desquels le statut du Québec a été modifié à son désavantage. Il y a encore beaucoup de déni concernant cet échec et bien des préjugés sur ses causes qui, malgré l’évidence, sont encore entretenus par une certaine élite politique et le milieu universitaire. Trouver des explications appropriées à ce qui fut une dégringolade de notre potentiel d’affirmation nationale nous semble indispensable. À défaut, comment pourrait-on reprendre l’offensive en faveur de nos droits et libertés ? Voici un rappel historique chevillé aux faits et dépourvu d’esprit partisan. Un condensé de cinquante années de « péquisme ».
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Pourquoi la liberté d’expression est un conte de fées


Par Bruno Guigue − Septembre 2017

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La liberté d’expression fait partie des nobles principes dont se prévalent les régimes qui se disent “civilisés” et se prétendent “démocratiques”. Pour l’idéologie libérale, les choses sont simples. Comme nous sommes libres et égaux, nous jouissons tous de la possibilité de nous exprimer comme nous l’entendons. Attachée à notre nature, cette liberté inaliénable serait à la portée de tous. Dans ce monde idéal où les libertés n’attendent que l’initiative individuelle pour s’accomplir, où chaque individu est un Robinson en attente d’une île déserte pour y bâtir un monde à son image, chacun serait libre de s’exprimer en toutes circonstances.

L’ère de la guerre

Par Cat − Le 9 septembre 2017

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Devant les nombreuses questions que l’on me pose ici [dans le Donbass, NdSF] sur l’inaction des Français, j’ai eu l’idée d’écrire le scénario d’une nouvelle d’anticipation. Je n’ai pas la prétention de quelque vérité c’est pourquoi cette hypothèse est fictive, malgré tout, beaucoup me taxeront de complotiste, puisque c’est à la mode de mettre les gens dans ces cases et que ça semble rassurer.

D’autres sans doute me traiteront de traître mais ça, c’est déjà fait par une partie de ma propre famille qui, me voyant revenir à l’Est après que mes parents l’aient fui, n’ont rien compris à ma démarche, donc, ça n’a aucune importance pour moi. Voici donc ma nouvelle, (tout rapport avec des faits ou personnes existantes ou ayant existé sont fortuits puisqu’il s’agit de fiction).
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L’aveuglement idéologique de la Gauche


Par Alban Dousset − 7 juillet 2017 − Source Youtube

Alban Dousset anime une chaine Youtube et est l’auteur de la série de vidéos sur ces Chroniques d’un éveil citoyen dont on a partagé quelques épisodes. Il revient avec une analyse de la gauche radicale dont l’aveuglement idéologique l’amène à soutenir ceux la même qu’ils prétendent combattre.

Pour compléter cette vidéo, voici une réponse de l’auteur sur Facebook à une internaute le 5 février 2018.

1/ Au sujet de mon orientation politique

Effectivement, j’ai beaucoup évolué sur le plan politique. Pour dire vrai, je ne me sens ni de gauche, ni de droite. Je considère que ce clivage parlementariste a pour but de diviser le peuple et je le condamne. Les orientations politiques « de gauche » ou « de droite » véhiculent l’une et l’autre une forme d’idéologie conduisant à une perception biaisée de la réalité – notamment sur la question des flux migratoires. J’ai justement réalisé une vidéo traitant de « l’aveuglement idéologique de gauche » [https://www.youtube.com/watch?v=FoM_33Ql9EY&t=890s] mais j’aurais très bien pu en réaliser une sur « l’aveuglement idéologique de droite »… L’objectif étant de conduire les gens à prendre du recul sur leurs croyances politiques et leur grille de lecture morale.

2/ Au sujet de l’immigration en général

En premier lieu, je ne crois pas que cela soit pertinent de considérer l’immigration comme une chose « fondamentalement bonne » (comme on le pense souvent à gauche) ou comme une chose « fondamentalement mauvaise » (comme on le pense souvent à droite).

Dans certains contextes, selon certaines proportions, l’immigration peut être bénéfique ou maléfique pour un pays, une société. L’immigration améliore la richesse (culturelle et économique) mais fragilise (cohésion sociale, identité nationale/religieuse et marché de l’emploi)…

Selon moi, la question des « politiques migratoires » et indissociable du libéralisme.

Pour survivre, le système capitaliste a besoin du libéralisme.

Ce dernier se caractérise par :

– La libre circulation des capitaux (très soutenue à droite) : qui permet aux flux financiers de traverser les frontières sans entraves, pour piller les pays pauvres en les surendettant et menacer les pays riches par l’intermédiaire des taux d’intérêts sur les dettes souveraines (afin que le Capital puisse grossir sans fin).

– La libre circulation des marchandises (au cœur du projet européen) : qui permet de trouver des « déboucher commerciaux », c’est à dire de contourner les limites de la croissance économique des pays riches et mettre la main d’œuvre de la Chine ou l’Ukraine en compétition directe avec la main d’œuvre nationale des pays « riches », la compétition au « moins-disant » ne pouvant que conduire à la baisse généralisée des salaires.

– La libre circulation des personnes (très soutenu à gauche) : qui permet maintenir les salaires au plus bas en mettant régulièrement les classes populaires, les ouvriers [pas les bobos comme nous, hein] en concurrence frontale avec des individus prêts à travailler pour n’importe quel salaire.
Mon point de vue est que depuis 50 ou 40 ans, le libéralisme est allé trop loin en matière de libre circulation des capitaux, des marchandises et des personnes. Je ne souhaite pas vivre dans une « autarcie nationale » mais revenir à une situation plus saine, plus maitrisée, pour le bien de tous.

3/ Sur la question des migrants

La France a une tradition humaniste qui la conduit à s’investir sur le plan humanitaire et c’est tout à fait louable.

D’une part, j’observe que cet « investissement humanitaire » ne consiste plus vraiment à apporter de l’aide sur place, mais à accueillir des personnes « en principe » sans en donner les « moyens réels ».

D’autre part, j’observe que la majorité des migrants n’ont pas le profil de « familles déshéritées » par la guerre et qu’il s’agit généralement de jeunes hommes. Pour beaucoup, ils viennent de pays dans une situation d’extrême misère ou que nous avons envahi avec notre armée – parfois pour des raisons économiques. Je condamne ces actions militaires ainsi que la misère et la destruction qu’elles occasionnent. Ces flux migratoires, nos « élites politiques » en sont en grande partie à l’origine et nos « élites économiques » espèrent en bénéficier. Cela aussi, je le condamne.

Bref, il me semble que la question des « politiques migratoires » souffre d’une approche trop clivante, trop morale (bien ou mal ?) et trop peu rationnelle (qui ? comment ? pourquoi ?) …

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