L’attitude volontariste qui ruine notre politique étrangère était prédite par C.S. Lewis il y a plusieurs dizaines d’années.
Par Paul Grenier – Le 23 avril 2018 – Source The American Conservative
La manière d’agir de l’Amérique dans le monde, la violence qu’elle fait souvent subir à la vérité quand elle applique sa volonté, ne peut pas s’expliquer en ne prenant en compte que ses prétendus « intérêts ». Les États-Unis agissent comme ils le font en raison de la façon particulière qu’ils ont de comprendre ce qui donne un sens à la vie et aux actes.
Au cœur de la philosophie américaine se trouve le volontarisme, la justification de l’action basée purement et simplement sur la volonté. La particularité du volontarisme est qu’il donne la place d’honneur à la volonté en tant que telle, à la volonté en tant que pouvoir, à la volonté avant tout le reste, mais surtout avant le bien. La notion de bien est nécessairement inclusive de l’ensemble, de toutes les parties. Se préoccuper exclusivement de soi-même est connu sous un autre nom.



En cinquante ans, le néo-nationalisme a fini de briser les liens ancestraux. Au lieu de comprimer le 


Donner sa vie. Se sacrifier. N’en tressons pas plus de louanges : ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes nous jouent déjà cette comédie. Pour faire oublier qui ils sont. Pour que le soleil du combattant ne jette pas un contraste trop crû sur leur lâcheté.
Ce qu’a fait le colonel Beltrame n’est pas uniquement un acte héroïque, c’est bien plus que cela.