Une chronique de la révolution (ACOR2)
Par Peter Turchin − Le 27 avril 2025 − Source Cliodynamica

Les bolcheviks, peinture de Boris Kustodiev
Les cent premiers jours du deuxième mandat de Donald Trump méritent largement d’être qualifiés de « cent jours qui ont secoué le monde ».1 Même les plus fervents détracteurs de Trump semblent déconcertés par l’intensité du chaos qui nous frappe depuis le 20 janvier. La plupart des tentatives pour comprendre ce phénomène oscillent entre deux extrêmes. L’une est que Trump joue une partie complexe d’échecs en cinq dimensions. L’autre est qu’il s’agit simplement d’un psychopathe malveillant.
- Avec toutes mes excuses à John Reed (voir Dix jours qui ont ébranlé le monde) ↩
Donald Trump et l’ombre du Maccarthysme
Le mois passé, l’administration Trump a lancé une attaque sans précédent contre la liberté universitaire et intellectuelle aux États-Unis, ciblant de nombreuses institutions les plus élitistes de l’enseignement universitaire.
Le président Donald Trump apparaît déjà comme un colosse traversant l’histoire du 21e siècle. Conscient qu’il lui reste moins de quatre ans pour créer son héritage, Trump est sans aucun doute un homme pressé. Étonnamment, l’ordre du jour de sa visite était assez chargé, mais il a trouvé un peu de place pour l’Inde et le Pakistan.
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La commémoration des 100 premiers jours de la deuxième présidence de Donald Trump a déclenché une vague de commentaires le dépeignant comme un révolutionnaire. En effet, la rapidité, la pression et la détermination avec lesquelles il a agi sont frappantes. Mais ce point de vue est superficiel. Trump ne démantèle pas les fondements de l’État ou de la société américaine. Au contraire, il cherche à restaurer la république pré-globaliste que l’élite libérale a depuis longtemps détournée sur une voie utopique internationaliste. En ce sens, Trump n’est pas un révolutionnaire, mais un contre-révolutionnaire ; un révisionniste idéologue déterminé à inverser les excès de l’ère libérale.