Par Andrew Korybko – Le 6 avril 2018 – Source Oriental Review
Si l’on en croit les rapports non confirmés sur une éventuelle base russe dans la région sécessionniste du Somaliland, Moscou bande enfin ses muscles militaires au-delà de l’Eurasie et signale son désir de retourner en Afrique.
Le portail d’information des média alternatifs, généralement digne de confiance, South Front, a republié des déclarations qui circulaient depuis quelques jours sur une éventuelle base militaire russe dans la région sécessionniste du Somaliland, un développement qui a d’abord pris au dépourvu de nombreux observateurs. Mais il n’y a rien d’inexplicable si cela se confirme. Le rapport allègue que Moscou a entamé des pourparlers avec les autorités autoproclamées de Hargeisa pour construire une petite installation aérienne et navale polyvalente dans la ville frontalière de Zeila, à Djibouti, en échange de la reconnaissance officielle de « l’indépendance » de la région. Les EAU construisent déjà leur propre base à Berbera − bien qu’ils ne reconnaissent pas officiellement le Somaliland − mais l’État du Golfe est une puissance militaire montante avec beaucoup plus d’argent pour arroser le terrain que la Russie et n’est donc probablement pas soumis aux mêmes conditions que Moscou juste pour cette simple raison pécuniaire.
La France a déclaré qu’elle envoyait des troupes au nord de la Syrie pour soutenir les Kurdes.


Le 14 avril 2018, les États-Unis ont tiré une salve de 103 missiles de croisière sur des cibles en Syrie ; 71 ont été interceptés ; seulement 32 ont atteint leurs cibles et n’ont causé que des dommages sans conséquence. Le coût des missiles était d’environ 185 millions de dollars. Les États-Unis ont affirmé qu’ils punissaient ainsi le gouvernement syrien pour avoir attaqué des civils avec des armes chimiques, sur la base de vidéos manifestement truquées et de preuves médico-légales inexistantes tout en ignorant que la Syrie [en tant qu’État, NdT] était certifiée internationalement comme exempte d’armes chimiques.
La tendance mondiale à la connectivité se déplace vers l’Europe du Nord et du Centre-Est alors que les deux anciennes grandes puissances de ces régions unissent leurs forces pour approfondir leur intégration mutuelle et construire un nouveau bloc de puissance sur le continent.

