Opération Barbarossa : le bilan définitif


Par Hans Vogel − Le 30 avril 2026 − Source hansvogel.substack.com

Il y a quelques jours, Antelope Hill a publié L’Allemagne dans le viseur de Staline (Germany in Stalin’s Crosshairs), la traduction en anglais de l’ouvrage allemand écrit par le Dr. Bernd Schwipper, ancien général de la Nationale Volksarmee, l’armée de la République Démocratique d’Allemagne.

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Les rapports sur l’effondrement de la Russie sont grandement exagérés


Par Dan Storyev – Le 2 juin 2026 – Source Moscow Times

Arthur Novossiltsev / Agence de presse de Moscou

La Russie mène une guerre contre son voisin. Son économie est en surchauffe et dépend de la poursuite du conflit, tandis que le pays devient rapidement de plus en plus autoritaire à mesure que les droits politiques sont de plus en plus restreints.

Ce texte ne date pas de 2026 mais de 1999. Mais ce genre d’affirmation a été aussi publié en 2008 ou en 2014. Pourtant, à chaque fois, la Russie ne s’est pas effondrée.

La Russie a été présentée — et s’est elle-même présentée — comme une menace pour l’Occident pendant des décennies. Il y a même un argument convaincant disant que l’Occident se définit, de son coté, par l’altérité et la crainte de la Russie.

Pendant quelques décennies on a pu voir les gros titres annonçant que la Russie était au bord de l’effondrement ou allait s’effondrer rapidement. Un article de première page, datant de 2001, publié par The Atlantic, proclamait que « La Russie est finie ». Récemment, une nouvelle série d’arguments en faveur du déclin de la Russie ont été introduits dans le discours, prédisant l’effondrement de l’armée russe ou même un coup d’État à Moscou.

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La Russie peut-elle s’abstenir de riposter ?


Par English outsider – Le 4 juin 2026 – Moon of Alabama

Tiré d’un commentaire

“Le fait que la Russie ait tenu aussi longtemps est un miracle. Combien de temps peut-elle encore tenir est une autre histoire.”

Posté par : Bored / 31 mai 2026 15: 23 utc / 7

L’essentiel est que nous soyons tous arrivés jusqu’ici sans passer au nucléaire. Cela devenait juste un peu nerveux vers la fin de la présidence Biden.

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La guerre contre l’Iran. La réalité économique obligera Trump à défier la pression du Lobby


Par Moon of Alabama – Le 2 juin 2026

Ce graphique explique pourquoi Trump est stressé et pourquoi l’Iran pense qu’il est en train de gagner le conflit.

Le lobby sioniste est farouchement opposé à tout accord de paix avec l’Iran. Israël fera de son mieux pour saboter toute résolution sur le sujet en poursuivant sa guerre au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. Il veut que la guerre contre l’Iran se poursuive jusqu’à ce que ce pays soit détruit en tant que concurrent viable.

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La Terre bouge tout juste un peu


L’opération Epic Fury était bruyante. L’opération Economic Fury est silencieuse… Alors que les porte-avions faisaient la une à la télévision, c’est le Trésor qui menait la véritable démolition. − Jesús Enrique Rosas sur X


Par James Howard Kunstler – Le 1er mai 2026 – Source Clusterfuck Nation

L’ancien président Obama tente une politique étrangère de l’ombre avec le Premier ministre canadien Carney

Attendez-vous à une semaine décisive. Le golfe Persique reste fermé et d’énormes nappes de pétrole s’échappent de l’île de Kharg tandis que l’Iran vocifère et tape du pied. Personne ne peut même plus essayer d’acheter son pétrole, pas même la Chine. Les sanctions sont trop lourdes. Les puits iraniens doivent être fermés dès maintenant. Imaginez comment les responsables de la production sur les champs pétroliers hurlent contre leurs superviseurs fous du Corps des gardiens de la révolution islamique. L’Iran n’a plus d’économie en état de fonctionner. La force de sécurité intérieure iranienne, le Basij (Sâzmân-e Basij-e Mostaz’afin, ou « Mobilisation des opprimés ») étouffe quiconque exprime son mécontentement dans les rues, ce qui ne fait pas bonne impression pour un régime qui ne peut survivre sans feindre de bénéficier d’un soutien populaire.

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La guerre contre l’Iran. Après qu’Israël a menacé Beyrouth, l’Iran a annoncé qu’il réduirait encore les approvisionnements mondiaux en pétrole


Par Moon of Alabama – Le 1er juin 2026

Le gouvernement israélien, poussé par ses Sionazis et avec le soutien de la Maison Blanche, a annoncé qu’il allait attaquer la banlieue de Dahiyeh à Beyrouth. Dahiyeh est un quartier civil normal qui est censé avoir une majorité chiite ayant des sympathies pour le Hezbollah.

Israël dit qu’il va renouveler ses frappes contre le Hezbollah à Beyrouth après avoir fait pression pour obtenir le feu vert des États-Unis – Times of Israel

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Les conséquences de la guerre en Iran marqueront la réinitialisation de la géopolitique mondiale


Par Alastair Crooke – Le 28 mai 2026 – Source Conflicts Forum

Apparemment, chaque jour apporte de nouvelles déclarations haletantes disant qu’un « accord » américano-iranien est presque signé. Comme c’est souvent le cas, les médiateurs (pakistanais et qataris) espèrent manipuler les deux parties en disant à l’une que l’autre est proche de donner son accord alors qu’elle ne l’est pas, surtout à cause d’une atmosphère de méfiance totale entre les deux. De cette manière, les médiateurs espèrent faire avancer les choses vers un accord final. C’est une tactique familière, mais qui entraîne assez souvent de la confusion et de la méfiance plutôt que le règlement tant attendu.

Le « plan« , à ce stade, ne comporte que deux piliers centraux : la « réouverture » du détroit d’Ormuz par l’Iran (aux conditions de l’Iran) en échange de la levée du blocus naval américain et, à une date ultérieure, le problème de la dilution de l’uranium enrichi à 60% de l’Iran serait abordée en échange de la fin des sanctions.

Dire que le diable est dans les détails serait l’euphémisme de l’année. L’Iran comprend que les déclarations tonitruantes de Trump annonçant un « accord imminent » sont premièrement destinées à maintenir le marché boursier américain en hausse et les contrats à terme sur le pétrole bien en dessous du prix de livraison du pétrole physique. Et, deuxièmement, elle sont faites pour obscurcir le fait que Trump cherche un moyen plausible de mettre fin à la guerre en concluant un accord rapide et incomplet qui, selon toute vraisemblance, se ferait en grande partie aux conditions de l’Iran.

Toutes les autres questions – y compris les détails cruciaux concernant un accord sur le nucléaire – seraient reportées.

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La guerre contre l’Iran. Échec de la pression américaine


Par Moon of Alabama – Le 30 mai 2026

Une tactique typique des États-Unis consiste à faire monter les choses en épingle dans un conflit, en introduisant continuellement des mesures hostiles supplémentaires. Les lignes rouges sont franchies petit à petit avec l’espoir que chaque pas soit trop petit pour que l’autre côté ose vraiment riposter. La guerre en Ukraine continue d’être menée comme ça.

Il y a deux jours, les États-Unis ont attaqué deux bateaux iraniens qui, selon eux, posaient des mines près de Bandar Abbas. (Il n’y a aucune preuve que l’Iran ait posé des mines dans le détroit.)

L’Iran n’a pas laissé faire et a immédiatement riposté.

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Tout n’est pas si calme sur tous les fronts


Le CENTCOM confirme que l’Iran n’a frappé AUCUN navire de la marine ce matin, bien qu’il ait affirmé l’avoir fait. − Eric Daugherty sur X


Par James Howard Kunstler – Le 4 mai 2026 – Source Clusterfuck Nation

Projet Liberté. Bien joué ! Remarquez qu’il ne s’agit pas de l’Opération Liberté. Cela l’aurait présenté comme une opération militaire. Le président présente tactiquement cela comme une action humanitaire. M. Trump a informé le Congrès le 1er mai que les hostilités avec l’Iran (Opération Epic Fury) étaient terminées, à l’expiration du délai de 60 jours prévu par la Résolution sur les pouvoirs de guerre. Les navires commerciaux provenant de pays non impliqués dans le conflit entre l’Iran et les États-Unis seront désormais escortés en toute sécurité à travers le détroit d’Ormuz par des navires de la marine américaine.

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La vraie raison pour laquelle la Russie a envahi l’Ukraine


Par English Outsider – Le 29 mai 2026 – Moon of Alabama

Terreur et Guerre Mentale

Premières choses d’abord. Scott Ritter n’est pas dupe et, comme vous vous en doutez, identifie le facteur qui a déclenché l’Opération Militaire Spéciale :

« Une armée ukrainienne rajeunie, spécifiquement entraînée et équipée par l’OTAN, s’est positionnée pour résoudre la question du Donbass par la force militaire. Cela a à son tour déclenché l’intervention russe sous la forme de l’Opération Militaire Spéciale.”

Ce n’est pas anodin que Ritter le dise. Toute discussion sur cette guerre est troublée par le fait que la plupart de ceux qui s’opposent à la politique occidentale en Ukraine se trompent sur les raisons de l’invasion russe de l’Ukraine. Ils pensent que l’OMS est le résultat d’une décision du Kremlin de mettre enfin un terme à l’empiètement de l’OTAN, et non, principalement, d’une décision de préempter une attaque de Kiev contre le Donbass.

Cela peut sembler un point trivial, mais vous n’avez aucune idée des conséquences de cette erreur.  Les opposants influents à la guerre contre la Russie, aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni ont un trou béant au centre même de leur argumentation. Nous voyons cela, à titre d’exemple, avec Diesen. L’un des adversaires européen les plus fins et les plus pondérés de la guerre que nous ayons -mais à coté de la plaque quand il s’agit d’expliquer pourquoi les Russes nous combattent !

Le professeur Diesen rejoint les professeurs Roberts et Mearsheimer et une foule d’autres sources faisant autorité qui se trompent sur l’invasion russe de l’Ukraine.  Carrément faux, comme le sont la plupart des grands noms. Selon Diesen, cette invasion russe était une « guerre d’agression aux conséquences imprévisibles », une « violation flagrante de la souveraineté de l’État ». Le fait que la dernière chose que Poutine voulait faire était d’envoyer ses chars de l’autre côté de la frontière, a fait des efforts considérables pour éviter de le faire, et à la fin n’a eu d’autre choix que d’agir rapidement pour empêcher les forces de Kiev de se déchaîner dans le Donbass, est passé inaperçu aux yeux de nombreux grands analystes et je soupçonne ce sera toujours ainsi.

C’est donc un trou d’un kilomètre de large au centre de l’argument contre la politique occidentale actuelle en Ukraine. « Les Russes ont eu tort de démarrer l’OMS mais ont eu raison en même temps parce que l’OTAN… » Pas étonnant que les figures dissidentes faisant autorité en Occident obtiennent si peu de succès auprès du grand public. D’une part, ils affirment que les Russes ont eu tort à 100% de déclencher une « guerre d’agression ». De l’autre, ils soutiennent que la cause russe est juste.   C’est gâcher un argument qui pourrait vous aider à faire comprendre à un public déjà sympathiquement enclin.

Ritter a plus de bon sens. Il ne se tord pas dans tous les sens en affirmant que le noir est blanc. C’est un homme direct et énergique et s’il pensait que les Russes avaient tort de commencer leur OMS, il le dirait directement et clairement, sans essayer de prétendre qu’ils avaient tort et en même temps raison. Mais il connaît la raison de l’OMS – une raison que tant d’autres ne parviennent pas à saisir – et est donc en mesure de présenter un argument cohérent condamnant la politique occidentale en Ukraine. …

b ici :

Ce qui précède est un point très important. La Russie ne voulait pas envahir l’Ukraine. Elle a fait de son mieux pour empêcher l’escalade d’un conflit qui couvait dans le Donbass. Mais à la mi-février 2022, les troupes ukrainiennes, préparées et activées par l’OTAN, n’étaient plus qu’à quelques jours et quelques heures d’envahir les républiques du Donbass.

À l’époque, ce blog signalait l’augmentation rapide des tirs d’artillerie contre les républiques « rebelles » du Donbass. Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à la ligne zéro signalaient beaucoup plus d’impacts d’artillerie ukrainienne sur les rebelles du Donbass que l’inverse. N’importe qui avec un tout petit peu d’entraînement militaire pouvait prédire la prochaine étape qui suivrait une telle préparation d’artillerie – une attaque blindée à part entière contre Donetsk et d’autres zones tenues par les rebelles.

L’intervention russe a été lancée pour empêcher cela.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

 

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