Par Valérie Bugault – le 21 février 2016

Introduction
Le terme de «paradis fiscal» a été évoqué à l’occasion d’un précédent article consacré à la géopolitique de l’optimisation fiscale, ce qui n’a rien d’étonnant, car l’existence même de ce concept est indéfectiblement liée au commerce et aux bénéfices qu’il génère. Toutefois, outre que ce terme n’avait alors pas été défini, le contexte historique et géopolitique dans lequel s’inscrivent les paradis fiscaux mérite que l’on s’y attarde un moment. L’objet du présent texte n’est pas de détailler les législations françaises, européennes et autres, de la lutte contre l’évasion fiscale mais de montrer le rôle et l’évolution des paradis fiscaux dans l’architecture économique et commerciale globale passée, actuelle et future.







Lorsque nous discutons de la crise imminente de notre civilisation, nous regardons surtout les ressources dont notre économie a besoin en quantité croissante. Et nous expliquons pourquoi les retours décroissants de l’exploitation des ressources constituent une charge de plus en plus lourde sur une éventuelle nouvelle croissance de l’économie mondiale. C’est un sujet très intéressant, en effet, mais ici, je suggère de tourner notre vision de 180 degrés et de jeter un œil sur l’autre côté ; qui est de savoir ce qui se passe lorsque les ressources utilisées sont mises au rebut.