Par Alastair Crooke – Le 3 décembre 2018 – Source Strategic Culture
Les dirigeants européens tentent de contenir une crise qui s’accélère : ce défi concerne la l’émergence d’États rebelles – le Royaume-Uni, la Pologne, la Hongrie et l’Italie – ou de « blocs culturels » historiquement méfiants (de Catalogne) – qui sont tous explicitement désenchantés par l’idée d’une convergence forcée vers un « ordre » uniforme administré par l’UE, avec ses « disciplines » monétaires austères. Ils rejettent même la prétention de l’UE de faire partie, en quelque sorte, d’un ordre supérieur de civilisation pour les valeurs morales.


Le plan de la Commission européenne, récemment divulgué, visant à réduire considérablement la dépendance du bloc vis-à-vis du dollar ne fonctionnera pas sans la participation de la Russie, a noté Ivan Danilov, un collaborateur de Sputnik, suggérant que Paris et Berlin devraient étouffer leurs sentiments anti-russes. 

Nous prenons de l’avance sur nous-mêmes ici. L’or ne circule pas comme la monnaie – pas encore. Cela pourrait ne jamais se faire. Peut-être que la fin de la monnaie gouvernementale, la monnaie fiduciaire imposée par les lois du gouvernement, pourrait ne jamais être remplacée par ce qui, depuis des millénaires, est l’argent du peuple, l’or. Est-ce qu’on le souhaite même ? Compte tenu de ce que nous devons faire pour y arriver, probablement pas.
Au cours de la crise du rouble de 2014-2015, la Russie a annoncé, à la suite des sanctions américaines et européennes sur la réunification avec la Crimée, qu’elle commencerait à mettre en place un système de transfert financier électronique interne, une alternative à 