Par Jean-Luc Baslé – 25 novembre 2019 – Source Le journal de l’économie

Graphique 1
Pour relancer l’économie suite à la crise des subprimes de septembre 2008, les autorités firent appel à une politique monétaire inorthodoxe, baptisée assouplissement quantitatif. Ce n’était en fait que de la mise en pratique des théories de Milton Friedman. Ce brillant économiste américain s’était opposé aux théories de John Maynard Keynes qui prônait l’intervention de l’état pour contrer les récessions. Mais, cette solution était lente à produire ses effets et engendrait une augmentation de l’impôt pour éviter un accroissement de la dette publique. Friedman proposa d’y substituer le levier monétaire. Présenté comme l’instrument miracle, l’assouplissement quantitatif a échoué. Examinons ses résultats, avant de s’interroger sur son futur.
Alors que l’attention du monde est absorbée par les changements tectoniques qui se déroulent dans le Moyen-Orient et que beaucoup d’Américains ont l’impression de penser que les élections de 2020 sont motivées par la nécessité de destituer le président Trump, une chose très sinistre est apparue « hors du radar » de la plupart des observateurs. Ce quelque chose est un effondrement financier des banques occidentales qui menace de déchaîner le chaos sur le monde.
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Bien que la BCE ait
L’année dernière, la crise de la livre turque s’est rapidement transformée en crise de la zone euro : les rendements des obligations italiennes ont augmenté et l’euro s’est rapidement rétracté après un sommet au premier trimestre proche de $1,25.