Par Batiushka − Le 25 mai 2023 − Source Global South

Introduction : Deux civilisations
La tragique guerre entre Washington et Moscou, qui commence à s’achever après neuf longues années passées sur les champs de bataille de l’Ukraine, où de très nombreux Ukrainiens meurent en vain, pourrait bien entrer dans sa dernière année. L’armement occidental du régime de Kiev, qui a commencé la guerre et l’a prolongée, est le résultat de la tentative du monde occidental de s’étendre vers l’Est dans un nouveau « Drang nach Osten ». Une fois de plus, l’Occident a franchi la ligne de démarcation civilisationnelle qui sépare la laïcité occidentale du christianisme orthodoxe et qui traverse l’extrême ouest de ce que l’on appelle aujourd’hui l’Ukraine. Plus précisément, elle traverse la Galicie, qui faisait autrefois partie du sud-est de la Pologne et de l’infortuné empire des Habsbourg, centré sur Lemberg/Lviv/Lvov. Il s’agit d’une ligne de démarcation civilisationnelle qui ne doit pas être franchie. Lorsque la France et ses alliés l’ont franchie en envahissant ce qui était alors l’Empire russe en 1812, cela a conduit tout droit à la chute de Napoléon. Lorsque l’Autriche-Hongrie l’a franchie en envahissant la Serbie en 1914, elle a provoqué la Première Guerre mondiale et, en fin de compte, la tragédie de 1917, lorsqu’une idéologie athée occidentale a été imposée par des non-Russes à l’ancien Empire russe et a tué des dizaines de millions de ses habitants trompés.

La rupture du barrage de Nova Kakhovka sur le Dniepr, dans une Ukraine ravagée par la guerre, mardi dernier, est sans aucun doute une catastrophe aux proportions colossales, un véritable désastre écologique et humain dont les conséquences pourraient être plus longs que la guerre elle-même.
Nous tous, soi-disant analystes géopolitiques, avons une dette envers Halford John Mackinder. Son
Ceux qui pensaient que les manifestations de masse contre la « réforme judiciaire » en « Israël » (largement saluées en Occident sous la bannière trompeuse de la « démocratie » libérale contre l’« autocratie illibérale ») avaient fait échouer les projets de réforme du gouvernement, devraient prendre note des manifestations massives « sans compromis » organisées jeudi par la droite israélienne, les colons et les forces nationales-religieuses.
Que peut-on attendre d’un gouvernement dirigé par un acteur comique nommé Zelensky ? La réponse à cette question apparaît jour après jour dans la manière dont les forces armées ukrainiennes mènent leur contre-offensive printanière tant attendue : elle est mise en scène par l’équipe des relations publiques qui ne se préoccupe guère de son armée servant de chair à canon.
Par 