Par Moon of Alabama – Le 1er mai 2026
Je ne sais pas si les chiffres sur le graphique de Forbes ci-dessous sont corrects mais il est assez évident que Trump et sa famille utilisent leurs positions pour s’enrichir.
Quelques titres pertinents :
Par Moon of Alabama – Le 1er mai 2026
Je ne sais pas si les chiffres sur le graphique de Forbes ci-dessous sont corrects mais il est assez évident que Trump et sa famille utilisent leurs positions pour s’enrichir.
Quelques titres pertinents :
Par Doug Rooney – Le 16 avril 2026 – Source China up close
L’Europe a réussi l’exploit assez remarquable de perdre la guerre américano-iranienne bien qu’elle n’y ait pas officiellement participé. Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que la guerre imposerait un fardeau à l’économie européenne « aussi lourd que celui que nous avons récemment connu pendant la pandémie de Covid ou au début de la guerre en Ukraine ». Le chef de l’énergie de l’UE, Dan Jørgensen, a conseillé aux Européens de réduire l’utilisation des transports pour économiser du carburant. Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, a averti que les effets seront « probablement au-delà de ce que nous pouvons imaginer pour le moment ». La possibilité très réelle d’une stagflation plane sur l’économie alors que les chiffres de croissance projetés plongent et alimentent les manifestations qui sont de plus en plus nombreuses.
L’Europe s’enfonce une fois de plus dans une crise économique et politique, et cette fois, elle pourrait ne pas être en mesure de trouver une issue.
Par Moon of Alabama – Le 30 avril 2026
La guerre contre l’Iran est toujours dans l’impasse. Le détroit d’Ormuz est (en grande partie) encore fermé. Le blocus américain du trafic maritime lié à l’Iran, bien que perméable, est toujours en vigueur.
L’Iran estime que la guerre est loin d’être terminée :
Dans l’ensemble, la perception en Iran est que la guerre est loin d’être terminée ; au contraire, le blocus naval est considéré soit comme un prélude à une nouvelle escalade, soit comme un déclencheur qui pourrait provoquer une nouvelle série de conflits assez rapidement.
Malgré le rappel de l’un de ses trois porte-avions dans la région, les forces américaines sont toujours en position et prêtes à frapper à tout moment.
En bref, les deux parties sont prêtes à relancer la guerre.
Par Arnaud Bertrand – Le 24 avril 2026 – Source Blog de l’auteur
Livre de Han
Les Chinois ont ce grand principe : « chercher la vérité en partant des faits » (实事求是). Il est communément associé au Parti communiste – parce que c’est en effet un de leurs slogans clés – mais, comme c’est souvent le cas en Chine, ce n’est que l’usage moderne d’un idiome beaucoup plus ancien, enregistré pour la première fois dans le Livre de Han (en l’an 111).
Qu’est-ce que cela signifie ? C’est essentiellement un principe anti-idéologie. Plutôt que de partir d’une doctrine et de regarder les faits à travers son prisme, il vaut mieux aller dans l’autre sens ; la “vérité” est extraite du monde tel qu’il est. C’est fondamentalement une ode au pragmatisme empirique.
« Chercher la vérité en partant des faits » est précisément ce qui manque dans la conversation sur l’IA, qui est incroyablement doctrinale et idéologique. Des pessimistes apocalyptiques d’un côté, des techno-utopistes plein d’illusions de l’autre, tout cela aggravé par le contexte « grande puissance » de cette soi-disant « course à l’IA ». Tout le monde commence par la conclusion – qu’elle soit du style « la Chine est mauvaise, alors elle doit perdre la course à l’IA », ou « l’intelligence artificielle générale (IAG) nous tuera tous« , ou « l’IAG annonce une nouvelle ère d’abondance » – et travaille à rebours pour essayer de trouver des faits qui correspondent à leur idéologie.
Par Nahum Barnea et Ronen Bergman – Le 25 avril 2026 – Source Yedioth Ahoronot
Au bout de 40 jours de combats, l’opération censée achever la guerre contre l’Iran n’a toujours pas eu lieu. Tous ceux qui, en Israël, y sont impliqués ont le sentiment d’avoir raté une opportunité. La question est de savoir pourquoi elle n’a pas été lancée : est-ce parce que nos partenaires américains ne croient pas en cette opération depuis le début, est-ce parce que Trump a changé d’avis, est-ce parce qu’Erdoğan a téléphoné au président, ou l’idée elle-même n’est qu’un fantasme avec de minces chances de succès ? Le débat est ouvert.
L’opération visant à renverser le régime en Iran est le principal catalyseur de cette guerre et la victoire n’a jamais été atteinte. Une opération majeure, sur le plan du renseignement, militairement et politiquement. Les détails publiés ici ont été approuvés pour publication par le censeur militaire.
Par Moon of Alabama – Le 29 avril 2026
Hier, les Émirats arabes Unis (EAU) ont déclaré qu’ils quitteraient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). C’est un divorce qui aura probablement de graves conséquences pour le bien-être des EAU.
C’est une importante décision, qui a pris du temps avant d’être prise et qui n’est pas une conséquence de la guerre actuelle d’USrael contre l’Iran.
Par Aurelien – Le 22 Avril 2026 – Source Blog de l’auteur
J’ai écrit à plusieurs reprises dans le passé au sujet de la négociation, en particulier dans le contexte de l’Ukraine, et j’essayais d’expliquer ce qu’elles sont réellement, ce que le vocabulaire plutôt vague de “pourparlers”, “réunions”, “discussions”, “négociations” et autres équivaut en termes pratiques, et j’ai également essayé de décourager les gens de penser que la négociation, ou tout document qui en découle, soit une sorte de magie qui résout tous les problèmes. Quelle que soit l’influence minimale que je puisse avoir, elle ne semble pas avoir eu d’effet pour clarifier les choses, et les auteurs ayant un nombre de lecteurs beaucoup plus importants que moi et plus de statut ne semblent pas intéressés par le sujet. Alors revenons-y, au risque peut-être de me répéter un peu. (Pour les raisons ci-dessus, je vais garder ce texte un peu plus court que d’habitude.)
Des négociations ont donc lieu lorsqu’il y a un problème que deux ou plusieurs parties veulent résoudre, ou un objectif qu’elles partagent, au moins en partie. Les négociations sont un processus structuré visant à affiner cet objectif commun, à réduire ou de préférence à éliminer les divergences et, si possible, à produire un accord, suivi d’un texte dont les deux parties sont satisfaites. Les négociations se déroulent souvent par étapes, où les partenaires discutent d’un problème ou d’un objectif et abordent progressivement une solution. Il y aura des négociations, beaucoup de travail informel dans ce que les diplomates appellent les “marges”, peut-être des histoires et des menaces sur l’issue des négociations, et, avec un peu de chance, un accord final qui pourrait prendre la forme d’un traité réel, ou d’un accord politiquement contraignant, ou simplement d’un communiqué. Comme je l’ai expliqué, les documents ainsi produits ne sont pas magiques : ce sont simplement des textes qui s’appliquent jusqu’à ce qu’ils ne s’appliquent plus, car les textes eux-mêmes doivent concrétiser un niveau sous-jacent d’accord entre les parties. Si cet accord n’existe plus, alors le texte devient inutile sur le plan opérationnel. À l’inverse, des arrangements informels qui ne sont jamais écrits peuvent persister longtemps, car ils conviennent aux intérêts des parties impliquées.
Mais vous ne penseriez pas ainsi d’après la couverture médiatique et experte des deux séries de discussions (pas des “négociations”, s’il vous plait) à Islamabad, et d’un éventuel troisième cycle en cours de discussion au moment où j’écris. Nous avons vu des gros titres comme DE NOUVELLES CRAINTES DE GUERRE ALORS QUE LES POURPARLERS DE PAIX ÉCHOUENT ou que LES ESPOIRS DE PAIX SONT ANÉANTIS ALORS QUE LES ÉTATS-UNIS SORTENT, ou même LA DERNIÈRE CHANCE DE PAIX ALORS QUE DE NOUVEAUX POURPARLERS SONT PROPOSÉS. Maintenant, c’est un lieu commun du journalisme que les gros titres soient écrits par des sous-éditeurs, et non par les auteurs de l’article eux-mêmes et, dans ce genre de cas, il est clair que les différents groupes de stagiaires n’ont pas très bien communiqué entre eux. Mais prenons juste un moment pour définir quels sont réellement les objectifs des parties dans cette crise, puis voyons comment ils se rapportent à ce discours de prétendues tentatives désespérées d’éviter une reprise des hostilités.
Par Moon of Alabama – Le 28 avril 2026
Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est rendu au Pakistan pour présenter une nouvelle proposition visant à mettre fin à la guerre USraélienne contre l’Iran. Les Pakistanais, avec le soutien de l’Arabie saoudite et de la Chine, assurent la médiation des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.
La proposition iranienne prévoit trois étapes :
L’administration Trump n’aime pas (archivé) la proposition mais ne sait pas ce qu’elle peut faire d’autre :
Par Moon of Alabama – Le 27 avril 2026
Il est tout à fait évident que les États-Unis utilisent l’Europe et abusent d’elle pour augmenter la pression sur la superpuissance concurrente qu’est la Russie. Mais la Russie s’abstient de reprocher ces actes à Washington. Elle semble s’accrocher à l’illusion qu’un accord peut encore être conclu.
[R]emarques du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, 24 avril 2026
Lavrov décrit « l’Occident » comme étant une menace pour le reste du monde. Mais il fait la différence entre les États-Unis et l’UE pour leurs (prétendues) divergences de politique sur l’Ukraine. Ceci alors que la CIA dirige quotidiennement des drones ukrainiens vers le territoire Russe.
Extraits:
Par Alastair Crooke – Le 23 avril 2026 – Source Conflicts forum
Il y a une quinzaine d’années, j’avais écrit que la dépendance occidentale à l’égard de sa rationalité laïque n’était pas adéquate pour comprendre le conflit israélo-palestinien. Il était évident, même alors, que l’avenir de la région serait une guerre de plus en plus définie par des symboles religieux : c’est-à-dire Al-Aqsa contre le Troisième Temple.
Depuis lors, les choses ont évolué dans ce sens : en Israël, les élections nationales de novembre 2022 ont amené une nouvelle direction engagée à fonder Israël sur la « Terre du (Grand) Israël« , à déplacer la population non juive et à appliquer la loi halakhique.
La plate-forme du nouveau gouvernement est l’expression d’un objectif eschatologique et messianique basé sur la téléologie d’un chemin vers la Rédemption messianique qui n’est ni laïque, ni formulée avec la logique rationnelle des Lumières.
Mon point de vue d’alors – qui est toujours le même – est que les modes de pensée mécanistes laïques occidentaux comprennent mal ces changements fondamentaux. L’Occident insiste pour appliquer ses préceptes conceptuels occidentalisés à quelque chose — le messianisme et la poursuite de la rédemption — qui se situe en dehors du cadre de la conscience occidentale postmoderne d’aujourd’hui. Nous comprenons assez bien la politique du pouvoir, mais l’eschatologie est en grande partie un livre fermé pour la plupart des laïcs occidentaux.