Par Moon of Alabama – Le 3 juillet 2026
Il y a eu plusieurs arnaques genre bons flics/méchants flics mises en scène par les États-Unis et Israël vis-à-vis de l’Iran. Aujourd’hui, le Washington Post et d’autres ont publié une autre arnaque de ce type en publiant des articles disant que les États-Unis avaient averti l’Iran (archivé) d’un potentiel assassinat :
De hauts responsables américains craignent qu’Israël ait l’intention d’assassiner les principaux négociateurs iraniens pendant que l’administration Trump est en train de négocier un accord à enjeux élevés pour mettre fin à la guerre là-bas et rouvrir le détroit d’Ormuz, ont déclaré des responsables au courant de l’affaire.
L’objection de Washington à l’assassinat d’Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et de Mohammad Ghalibaf, président du parlement du pays, était si aiguë que ce printemps, elle a pris la mesure extraordinaire de demander à des intermédiaires d’avertir l’Iran des objectifs d’assassinat d’Israël, ont déclaré les responsables.
Il est difficile de croire, comme le prétend l’article, que les États-Unis aient une quelconque réticence à tuer des responsables iraniens :
Au cours des dernières années, je suis arrivé à la conclusion que la Grande-Bretagne était le principal empêcheur de paix dans le monde et j’ai suggéré que si la City de Londres, avec ses structures de soutien au sein du gouvernement britannique, ses banques, ses services de renseignement, sa diplomatie secrète, ainsi que son vaste réseau de groupes de réflexion, d’organisations médiatiques, d’ONG, d’organisations caritatives et de casinos répartis dans le monde entier pouvaient être mis en quarantaine, probablement 95% de toutes les guerres et autres problèmes du monde disparaîtraient du jour au lendemain.
Le maintien de la diversité religieuse et ethnique est un aspect important de la modernité actuellement assiégée. Le nationalisme ethnique, le tribalisme, le militantisme sous la bannière de la religion et l’exclusion économique, sociale et autres gagnent en légitimité dans des endroits où existaient autrefois des sociétés multiculturelles et multiethniques relativement stables. Ce sont des signes de démodernisation – c’est-à-dire de régression à l’échelle de la modernité. [J’ai gardé le néologisme de « démodernisation » pour cette traduction afin de coller au plus près à la terminologie de l’auteur mais je pense qu’utiliser le mot « décadence » permettrait de clarifier le sens de ce texte, NdT]
Les conditions géopolitiques semblent se détériorer à une vitesse vertigineuse. Il y a une semaine, le lundi 22 juin, mon article s’intitulait « Une percée au Moyen-Orient ? » suite à la réunion entre les délégations américaine et iranienne pour des pourparlers (indirects) à Bürgenstock, en Suisse. Bien que les pourparlers aient mal démarré, y compris les inévitables propos orduriers du président Trump et les menaces dirigées contre les Iraniens, il est apparu que les deux parties voulaient désamorcer les hostilités et garder la situation sous contrôle.
Le plan de désescalade qui est apparu pendant les pourparlers américano-iraniens de Lucerne est resté en grande partie fidèle au plan iranien original en 10 points. Pendant ce temps, le président Trump et le vice-président Vance brouillent délibérément les cartes en affirmant que l’Iran a déjà accepté que l’AIEA inspecte les installations nucléaires iraniennes (une affirmation maintes fois démentie par l’Iran). Vance a annoncé que l’AIEA pourrait commencer les inspections dès cette semaine. Non, « l’accord » ne fait référence qu’à l’éventuelle supervision par l’AIEA de la dilution du stock enrichi à 60%, sous réserve de la conclusion d’un accord final avec les États-Unis.