Mais les médias refusent de l’admettre
Par Ramin Mazaheri – Le 31 janvier 2018 – Source The Saker

Avec les données récemment publiées selon lesquelles son taux de croissance en 2017 était de 2,5%, la zone euro a officiellement bouclé une « décennie perdue » : son taux de croissance annuel moyen de 2008 à 2017 était de 0,6%.
Ouaouh… c’est mauvais. C’est encore pire que « les 20 années perdues du Japon ». Les deux « décennies perdues » du Japon ont toutes deux surpassé les performances récentes de la zone euro :
- Japon 1991-2000 : taux de croissance de 1,4%.
- Japon 2001-2010 : taux de croissance de 0,7%.
Le calcul de ces chiffres, à l’ère d’Internet, a nécessité environ 10 minutes de recherche et l’utilisation de mathématiques de classe de 4e.
Facebook prévoit que ses utilisateurs classent la « fiabilité » des sites d’information.

Peu importe que ce soit la « démocratie » des États-Unis qui serve de modèle à l’exportation ou tel modèle de gouvernement nationaliste spécifique renforçant les États non occidentaux, le concept théorique derrière ce système a été utilisé par les agences de renseignement militaires du monde entier comme une compétition, rencontrant plus ou moins de succès, pour changer ou maintenir le statu quo de l’« État profond ».
Une lecture superficielle de l’Opération Rameau d’olivier indique qu’il s’agit d’une guerre turco-kurde, mais les détails de la lutte ressemblent beaucoup plus à la guerre civile provoquée par Daech à ses débuts, et c’est exactement l’intention initiale d’Ankara et des YPG.
La police espagnole a blessé des centaines de personnes, y compris des femmes et des personnes âgées, lors du référendum pour l’indépendance de la Catalogne,
Les Kurdes syriens exploitent le fort sentiment patriotique à Damas pour provoquer les Syriens autour d’un dilemme : entrer en confrontation avec Ankara ou risquer d’être victimes d’accusations calomnieuses selon lesquelles il les aurait « vendus » aux Turcs. Toute cette manipulation est menée dans la grande intention stratégique d’inciter Moscou à intervenir diplomatiquement pour sauvegarder les rêves de « décentralisation » voulue par les YPD dans la région et de faire avancer discrètement la vision américano-israélienne d’un corridor kurde vers la mer.
