Par James Howard Kunstler – Le 26 Août 2019 – Source kunstler.com
Ce qui est en jeu dans toutes les conférences internationales comme celle du G7, ce sont les lignes d’approvisionnement ténues qui assurent la continuité du jeu mondial. Les plus critiques livrent le pétrole dans le monde entier. La Chine importe environ 10 millions de barils par jour pour poursuivre ses activités. Elle produit moins de 4 millions de barils par jour. Seulement 15 % environ de ses importations proviennent de la Russie voisine. Le reste vient du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Pensez : de longues files de navires-citernes parcourant de longues distances à travers les mers, naviguant dans des détroits resserrés. La formule chinoise est simple : pétrole en entrée, exportations en sortie. Cela a bien fonctionné pour eux au cours des dernières décennies. Les choses continueront, jusqu’à ce qu’elles s’arrêtent.

Donald Trump a récemment ordonné à des sociétés américaines de déplacer leur production hors de Chine vers les États-Unis. Plus facile à dire qu’à faire ! Ou plutôt à défaire. Le transfert de la production en Chine (et, dans le cas des technologies de l’information, en Inde) a permis aux entreprises américaines de profiter de l’écart salarial important et d’un environnement réglementaire moins strict afin d’être plus rentables. Elles ont dépensé ces profits excédentaires en rachetant leurs propres actions, en versant de généreux dividendes à leurs actionnaires et en utilisant leurs cours artificiellement gonflés pour justifier les salaires et primes exorbitants des dirigeants.






