Par Ron Unz − Le 10 février 2025 − Source Unz Review
Charles Lindbergh : la première célébrité héroïque à l’échelle mondiale
Bien qu’enfant je ne me sois guère intéressé à l’histoire des États-Unis, j’ai toujours connu le nom de Charles A. Lindbergh grâce à l’histoire de ce pionnier de l’aviation qui a toujours été au moins mentionnée dans mes manuels scolaires.
Je savais vaguement que Lindbergh fut le premier à traverser l’Atlantique en vol solo de New York à Paris, et que cet exploit vaillant lui valut une célébrité mondiale. Quelques années plus tard, son histoire a pris une tournure tragique lorsque fut commis le kidnapping de son fils nouveau-né, et toute la nation pleura lorsqu’on retrouva le corps de l’enfant. L’affaire Lindbergh provoqua des changements dans les lois fédérales. Les choses prirent de nouveau une tournure sombre au début des années 1940, lorsque Lindbergh devint l’un des isolationnistes étasuniens les plus en vue, en opposition frontale contre l’entrée des États-Unis dans la seconde guerre mondiale, et plusieurs des déclarations antisémites publiques qu’il prononça détruisirent son image jadis héroïque et amenèrent à des accusations de soutien de sa part à l’Allemagne nazie.






Cela pourrait sembler étrange à certains : le nouveau président des États-Unis a remporté les élections en ralliant la classe ouvrière contre le marais de l’establishment, mais il a placé à la barre de son assaut contre l’État profond, contrôlé par l’élite, nul autre que l’homme le plus riche du monde. Mais ce n’est un paradoxe que si vous admettez quelques hypothèses que la description ci-dessus présuppose : que la “classe ouvrière” n’est en fait pas représentée du tout dans notre système politique, et que personne sauf “l’élite” n’est impliqué dans les luttes de pouvoir en son sein. Pour comprendre ce qui se passe réellement dans la deuxième administration Trump, il faut se défaire de ces deux notions. Ce à quoi nous assistons est la dernière bataille d’une longue guerre entre deux factions de l’élite américaine. La classe ouvrière ne fait office que de figurant sur la scène – un accessoire moral dans une lutte qui n’a rien à voir avec elle.
L’exorcisme des États-Unis ne cesse de s’accélérer. On le voit au nombre de tours par minute que la tête d’Elizabeth Warren tourne pendant qu’elle vomit de la soupe aux petits pois devant les caméras. Qui aurait pu imaginer que la direction centrale des États-Unis était infestée de démons ? Et oui, j’aimerais bien savoir comment des fonctionnaires modestes comme Liz Warren ont pu amasser une fortune de 12 millions de dollars… et 30 millions de dollars pour Samantha Power (ancienne directrice de l’USAID)… et plus de 150 millions de dollars pour Nancy Pelosi. Serait-ce aussi simple que de bien choisir ses actions ? (Est-ce ainsi qu’ils passent leur temps ?)