Par M.K. Bhadrakumar – Le 27 aout 2024 – Indian Punchline
La semaine dernière, les médias indiens ont publié une étrange thèse géopolitique selon laquelle le récent voyage de sept heures du Premier ministre Narendra Modi en Ukraine, via la Pologne, s’inscrivait dans le cadre d’un effort visant à « combler un chaînon manquant – l’Europe centrale – dans la politique européenne de l’Inde ». Selon cette thèse, le voyage du Premier ministre signifiait une « poussée » indienne vers l’Europe centrale et orientale, « démêlant l’engagement de New Delhi dans la région de sa relation avec la Russie ».
Cette thèse bizarre porte implicitement l’imprimatur du gouvernement Modi, mais l’esprit cérébral du ministre des affaires extérieures S. Jaishankar n’a jamais exprimé publiquement un tel courant de conscience. Il est amusant de constater que les académies de formation qui préparent les candidats au prochain examen des services civils se sont également lancées dans l’aventure en proposant des cours sur cette thèse pernicieuse !
Comme l’auteur de cette thèse est un journaliste chevronné bien connu, la presse indienne n’a pas perdu de temps pour savourer cet exotisme sortant de l’ordinaire. Pourtant, l’absurdité de la thèse aurait dû apparaître au premier coup d’œil à tout esprit érudit.
Par 

Par
Les États-Unis perçoivent la paix, la sécurité et la stabilité comme un fait acquis qui se produit de lui-même. Selon Washington, aucun effort significatif n’est nécessaire pour les maintenir, et lorsque le besoin s’en fait sentir, les États-Unis initient eux-mêmes un conflit militaire. Il s’agit là d’une grande différence entre les États-Unis et la Russie : La Russie comprend que pour sauver le monde d’une catastrophe, les grandes puissances doivent parvenir à un consensus et maintenir l’ordre dans leurs régions, écrit