Trump peut-il réajuster sa politique dans le climat post-Tianjin ?


Par Alastair Crooke – Le 5 septembre 2025 – Source Conflicts Forum

Les gants sont jetés. Le sommet de l’OCS a été une claire démonstration de la réalité d’une puissance en train de fortement se regrouper, d’une part, et d’une puissance visiblement en déclin, d’autre part. L’incroyable défilé militaire était le pendant du sommet et il avait le ton haut : Tu veux nous affronter ? « Nous sommes prêts« .

La Chine a jeté le gant à un moment précis. « L’histoire est en train d’être écrite – à l’encre russe et chinoise« , a fait remarquer un commentateur russe. On pourrait presque penser qu’ils l’avaient planifié ainsi…

Les systèmes politiques occidentaux sont dans la tourmente, assiégés par une politique populiste promettant tout, mais manquant des outils pour résoudre quoi que ce soit. Les alliances occidentales sont déchirées par le doute et l’incertitude, la stabilité politique se fissurant sous la pression des échecs des politiques occidentales d’emprunt et de dépenses. Même l’économiste concède « qu’une nouvelle réalité s’installe« .

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Une offre qu’il ne peut refuser


Ce n’est pas notre guerre. Les États-Unis ne sont pas en guerre. C’est l’Ukraine qui est en guerre…− Marco Rubio, secrétaire d’État


Par James Howard Kunstler – Le 18 août 2025 – Source Clusterfuck Nation

Volodymyr Zelensky se rend aujourd’hui à la Maison Blanche afin que M. Trump lui lise la loi. C’est aussi simple que cela. Quelque part en Alaska, M. Trump a conclu qu’un cessez-le-feu ne fonctionnerait pas, pour la bonne raison que les sept cessez-le-feu précédents en Ukraine ont échoué et n’ont fait que renforcer la méfiance et la déception entre les parties belligérantes. L’objectif est plutôt de parvenir à un accord de paix, à la fin de la guerre.

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Une intervention directe de l’OTAN en Ukraine pourrait rapidement et dangereusement devenir un fait accompli


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Par Andrew Korybko — Le 22 août 2025 — Source korybko.substack.com


La stratégie de négociation de Trump, consistant à « jouer l’escalade pour obtenir la désescalade » constitue une tentative très risquée de forcer l’obtention de concession, et il pourrait bien utiliser prochainement cette méthode contre Poutine, enhardi par sa réussite avec l’Iran.
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L’égrégore américain s’évapore


Par Dmitry Orlov − Le 24 août 2025 − Source Club Orlov

La rencontre qui s’est récemment tenue entre Trump, Poutine et leurs entourages respectifs sur une base militaire américaine près d’Anchorage, en Alaska, n’a pas la signification qu’on lui a donnée. Contrairement à une opinion largement répandue, elle n’avait pas grand-chose à voir avec l’opération militaire spéciale menée par la Russie pour démilitariser et dénazifier l’ancienne Ukraine – cette tâche est menée à bien par l’armée russe, sans l’aide des États-Unis ou de leurs laquais européens.

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Une illusion de paix


Bien que Poutine et Trump partagent un intérêt tactique pour la coopération, la Russie reste un adversaire stratégique pour l’État impérial américain, et la Russie le sait, c’est pourquoi la vraie paix reste hors de portée.


Par Thomas Fazi − Le 20 août 2025 − Source Blog de l ‘auteur

Commençons par les bonnes nouvelles. La réunion d’Anchorage, en Alaska, a officiellement rétabli un dialogue direct entre les deux plus grandes puissances militaires et nucléaires du monde. Il s’agissait de la première rencontre en face à face entre un président américain et russe depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, et de la première rencontre de ce type sur le sol américain en près de deux décennies, marquant un tournant dans les relations américano-russes qui, depuis 2022, avait atteint des niveaux d’hostilité jamais vus depuis la Guerre froide. C’est évidemment une bonne nouvelle pour quiconque souhaite éviter une guerre thermonucléaire.

Pourtant, un règlement politique global de la guerre en Ukraine reste insaisissable. Non seulement parce que l’Europe et Zelensky restent opposés à tout accord aux conditions russes ; les seules conditions possibles, étant donné que la Russie est en train de gagner la guerre. Mais plus fondamentalement, car parvenir à une paix durable, c’est bien plus que simplement reconnaître le contrôle de la Russie sur la Crimée et les quatre oblasts annexés, il s’agit de s’attaquer aux “racines primaires du conflit”, comme l’a répété Poutine à Anchorage : que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN, que l’Occident ne la transformera pas en un avant-poste militaire de facto à la frontière de la Russie et qu’un “équilibre de sécurité générale en Europe” soit rétabli. Cela équivaut effectivement à une reconfiguration globale de l’ordre de sécurité mondial ; une reconfiguration qui réduirait le rôle de l’OTAN, mettrait fin à la suprématie américaine et reconnaîtrait un monde multipolaire dans lequel d’autres puissances peuvent s’élever sans ingérence occidentale.

C’est quelque chose que Trump – et plus fondamentalement l’establishment impérial américain, qui fonctionne en grande partie indépendamment de celui qui occupe la Maison Blanche – ne peut concéder. Comme je l’ai écrit dans un autre article :

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Ukraine. Trump continue d’humilier l’Europe


Par Moon of Alabama – Le 19 août 2025

Rien n’a changé après les réunions d’hier.

L’Ukraine offre un contrat d’armement de 100 milliards de dollars à Trump pour obtenir des garanties de sécurité (archivé) – Financial Times, 19 août 2025

L’Ukraine a promis d’acheter 100 milliards de dollars d’armes américaines financées par l’Europe dans le but d’obtenir des garanties américaines pour sa sécurité après un accord de paix avec la Russie, selon un document consulté par le Financial Times.

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Même pas à la table des négociations. Le moment colonial de l’Europe


Par Arnaud Bertrand – Le 11 août 2025 – Source Blog de l’auteur

Les prochaines négociations en Alaska entre Trump et Poutine montrent tout ce que vous devez savoir sur la nature de la guerre en Ukraine et sur le statut géopolitique actuel de l’Europe.

J’ai fait les recherches : il y a très peu d’exemples – voire aucun – dans l’histoire millénaire de l’Europe d’une défaite militaire contre une puissance extérieure où elle n’était pas à la table pour négocier les conditions de son avenir.

Vous auriez probablement besoin de remonter jusqu’à la chute de Constantinople, en 1453, pour trouver que les Européens n’ont eu aucun mot à dire sur leur propre sort. Et encore, il s’agissait d’une défaite militaire un peu “classique” où le vainqueur dictait simplement les termes. À l’époque, il n’y avait pas d’autre puissance extérieure négociant avec les Ottomans sur la façon de se tailler un territoire byzantin – c’était au moins une conquête simple.

Il est donc juste de dire que, littéralement à l’échelle du millénaire, l’exclusion de l’Europe des négociations en Alaska sur son propre avenir représente l’un des moments les plus humiliants de l’histoire diplomatique européenne.

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Des politiciens au bord de la crise de nerfs


Par Dmitry Orlov − Le 3 août 2025 − Source Club Orlov

Vendredi 15 août, Vladimir Poutine et Donald Trump doivent se rencontrer à Anchorage, en Alaska. C’est tout ce que l’on sait pour l’instant : les présidents russe et américain vont s’entretenir en personne ; les détails de leur conversation ne sont pas connus à l’avance et resteront confidentiels. Continuer la lecture

Le cerveau de Trump


Par Dmitry Orlov − Le 3 août 2025 − Source Club Orlov

Dmitri Medvedev

Comme vous le savez peut-être, Donald Trump a été élu pour accomplir une mission. Si vous pensez que cette mission consiste à rendre à l’Amérique sa grandeur (MAGA), alors vous devez désapprendre cette fausse information. Il n’existe aucune force connue dans l’univers capable de sauver de la faillite un pays dont le PIB s’élève à 30 000 milliards de dollars et dont la dette publique totale avoisine les 150 000 milliards de dollars. A ce chiffre approximatif de 150 000 milliards de dollars correspond une dette fédérale de 37 000 milliards de dollars, à laquelle s’ajoutent les dépenses non discrétionnaires inscrites dans des lois que le Congrès n’ose pas toucher et qui représentent aujourd’hui près des trois quarts de toutes les dépenses fédérales.

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