Par Alastair Crooke – Le 10 janvier 2025 – Source Strategic Fondation
La semaine dernière, Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, qualifiait d’insatisfaisantes les propositions de paix de l’équipe Trump pour l’Ukraine. Pour l’essentiel, le point de vue russe est que les appels à geler le conflit passent précisément à côté de l’essentiel : Du point de vue russe, de telles idées – conflits gelés, cessez-le-feu et forces de maintien de la paix – sont loin de correspondre au type d’accord « global » fondé sur un traité que les Russes préconisent depuis 2021.
Sans une fin durable et permanente du conflit, les Russes préféreront compter sur une issue sur le champ de bataille, même si leur refus risque fort d’entraîner la poursuite d’une escalade – voire d’une escalade menant au nucléaire – de la part des États-Unis.
La question qui se pose est donc la suivante : Une paix durable entre les États-Unis et la Russie est-elle vraiment possible ?
Mardi,
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Dès sa première campagne présidentielle, Donald Trump avait fait des taxes douanières élevées la pièce maîtresse de son plan de restauration de l’industrie américaine. Ces taxes donnent un avantage de prix aux producteurs nationaux par rapport aux exportateurs étrangers, ce qui les incite à accroître leur capacité de production et à remplacer les importations. Mais il faudra plus que des taxes douanières pour relancer l’industrie manufacturière américaine. Il y a d’autres obstacles, y compris un système fiscal biaisé contre les investissements à forte intensité de capital. Mais plus important encore, une frénésie d’importations qui dure depuis des décennies a réduit la main-d’œuvre disponible, les talents en ingénierie et laissé dans un état très affaibli les infrastructures et les communautés qui faisaient autrefois l’envie de l’industrie américaine dans le monde. Un plan réaliste de relance de la base industrielle américaine doit prendre en compte tous ces facteurs.