L’aliénation de la Russie par l’Occident : la prochaine vague


Par Gordon M. Hahn – Le 26 janvier 2019 – Son blog

L’isolement de la Russie de l’après-guerre froide s’est fait par vagues successives. Chaque fois que l’Occident a tenté d’augmenter son emprise, non seulement pour maintenir son hégémonie mondiale mais aussi pour l’étendre, une nouvelle vague d’aliénation de la Russie s’en est suivie. Ce qui sera probablement la dernière vague, une vague qui pourrait contribuer à déclencher une vague d’ultra-nationalisme, a commencé. Cette nouvelle vague aliène la dernière base de soutien à l’Occident, celle qui cherche la démocratisation de la Russie et la coopération internationale : Les libéraux russes.

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La question des pensions en Russie revient hanter Poutine


2015-09-15_13h17_31-150x112Par The Saker − Le 18 janvier 2019 − Source thesaker.is

[Cet article a été écrit pour Unz Review]

Selon Russia Today , citant un sondage du Levada Center  :

« Plus de 50% des Russes sont déçus par le gouvernement de Dmitry Medvedev, qui, selon eux, est incapable de freiner la hausse des prix et de créer des emplois, a révélé un nouveau sondage. Quelque 23% ont déclaré qu’ils étaient absolument certains que le gouvernement devait démissionner, 30% d’entre eux ayant déclaré qu’ils penchaient également pour cette opinion. Cela signifie qu’un total de 53% souhaiterait que le pays se dote d’un nouveau cabinet.

La confiance dans le gouvernement s’est effondrée depuis septembre, alors que 23% seulement avaient demandé sa démission. Dans le même temps, la proportion de personnes qui pensaient que le gouvernement devrait rester aux commandes était de 40%, 14% exprimant une confiance totale dans le gouvernement et 26% affirmant que la démission ne serait pas la meilleure des idées. »

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Relations de l’occident avec la Russie : Un air de déjà vu


Par Patrick Armstrong − Le 10 Janvier 2019 − Sources orientalreview.org et patrickarmstrong.ca

Je viens de terminer la lecture des mémoires du Général Arnaud de Caulaincourt, qui avait accompagné Napoléon dans son aventure en Russie. Il fut Ambassadeur de France en Russie entre 1807 et 1811, et devint assez proche de l’Empereur Alexandre. Il fut rappelé par Napoléon, et finit par reprendre du service pour lui comme Grand Écuyer [il s’agissait de l’un des principaux dirigeants militaires sous l’Ancien régime, qui tomba en désuétude sous Louis XVIII et Charles X, mais fut rétabli sous l’Empire, NdT].

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La Russie a perdu confiance en Poutine en 2018


Par Lyuba Lulko – Le 26 décembre 2018 – Source pravda.ru via pravdareport.com

L’événement de l’année 2018 en Russie n’aura été ni la Coupe du monde de la FIFA, ni l’inauguration du Pont de Crimée, mais la réforme des retraites. C’est cette réforme qui est la cause de la perte de confiance des Russes en leur président. Continuer la lecture

La prise de judo géopolitique opérée par Poutine au Venezuela fait enrager Pompeo


Par Andrew Korybko – Le 19 décembre 2018 – Source orientalreview.org

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La Russie a récemment envoyé deux bombardiers nucléaires au Venezuela

Ce développement soudain se produit à l’issue de la visite du président Maduro à Moscou, où il a pu sécuriser l’équivalent de 6 milliards de dollars d’investissement dans ses industries pétrolière et aurifère, ainsi que la livraison par la Russie de 600 000 tonnes de blé pour son peuple.

Mike Pompeo n’est pas très content de la situation au Venezuela

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Ce que Poutine n’est pas


Diaboliser à tort le leader de la Russie rend la nouvelle guerre froide encore plus dangereuse.


Par Stephen F. Cohen – Le 20 septembre 2018 – Source The Nation

Depuis une bonne dizaine d’années, l’attitude des USA à l’égard de la Russie a été dominée et empoisonnée par le spectre du méchant Poutine. De tous les politiciens américains d’envergure, Henry Kissinger a eu le mérite de mettre en garde contre cette image très déformée de celui qui dirige la Russie depuis l’an 2000 : « La diabolisation de Vladimir Poutine ne constitue pas une politique. Elle n’est qu’un alibi pour justifier une absence de politique. »

Mais Kissinger se trompait lui aussi. Washington a mis en œuvre de nombreuses politiques fortement imprégnées par la diabolisation de Poutine – un dénigrement de la personne qui va bien au-delà de tout ce qui a été pratiqué à l’égard des derniers dirigeants de la Russie soviétique. Ces politiques vont des critiques croissantes du début des années 2000 aux guerres par procuration qui ont eu pour théâtre la Géorgie, l’Ukraine, la Syrie, pour inclure finalement, dans notre pays, les allégations portant sur l’affaire du Russiagate. En fait, les maîtres de notre politique ont adopté l’ancienne formule du défunt sénateur John McCain, comme élément central d’une nouvelle guerre froide, qui est encore plus dangereuse que l’ancienne : « Apparatchik du KGB, Poutine est une réincarnation de l’impérialisme russe… Son univers est brutal et cynique… Nous devons empêcher que la noirceur du monde de Monsieur Poutine ne s’étende à une plus grande partie du monde. »

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Les cris d’orfraie de Porochenko sur un «couloir de Crimée» préparent le terrain à une attaque sous faux drapeau


Par Andrew Korybko –  Le 10 décembre 2018 – Source orientalreview.org

andrew-korybkoPorochenko, le président ukrainien, sonne une nouvelle fois l’alarme sur une invasion russe, après avoir propagé des infox sur un soi-disant projet de « couloir de Crimée » à Moscou.

Le dirigeant ukrainien a déclaré que son ennemi juré de l’Est projetait de s’emparer des villes côtières de Marioupol et de Berdiansk, toutes deux sur la mer d’Azov, afin de relier le Donbass à la péninsule de Crimée, chose qualifiée par Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, de « totalement absurde, une nouvelle tentative d’attiser les tensions ». Ce dernier a ajouté que ces propos pouvaient être influencés par l’approche des élections présidentielles en Ukraine, prévues au printemps prochain. Mais toute rhétorique mise à part, la Russie n’a aucune raison objective de créer un tel « couloir », puisqu’elle a déjà construit et mis en service le pont de Crimée sur le détroit de Kertch, qui assure ses accès directs au territoire réunifié.

Le président ukrainien Porochenko, lors de l’inauguration d’une nouvelle église indépendante à Kiev

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Porochenko, en pleine déconfiture, est en train de devenir «totalement Saakachvili»


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 30 novembre 2018 – Source The Saker

Petro Porochenko est dans le pétrin. Sa cote de popularité se trouve dans une fourchette à un chiffre malgré un important effort de propagande et sa dernière tentative de provoquer une crise salvatrice impliquant l’habituelle « agression russe » a non seulement échoué mais semble se retourner contre lui. Continuer la lecture

La bataille verbale entre le Kremlin et Pompeo fait rage…


…sur fond de déploiement de bombardiers nucléaire russes au Vénézuela.


Tyler DurdenPar Tyler Durden – Le 11 décembre 2018 – Zero Hedge

Le secrétaire d’État Mike Pompeo a critiqué la Russie pour avoir envoyé deux bombardiers Tu-160, à longue autonomie et capacité nucléaire,  » à l’autre bout du monde « , c’est-à-dire au Venezuela, dans des commentaires twittés lundi soir. Le Kremlin a confirmé que les avions avaient déjà atterri à l’aéroport international Simon Bolivar du Venezuela, dans la capitale de Caracas, ce même jour.

« Les Russes et les Vénézuéliens devraient réaliser ce qu’il en est : deux gouvernements corrompus qui gaspillent les fonds publics et étouffent la liberté de leur peuples qui souffrent « , a déclaré Pompeo.

Deux bombardiers stratégiques lourds Tupolev Tu-160 de l’armée de l’air russe sont arrivés au Venezuela, en provenance de Russie soit un vol de 10 000 kilomètres.

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Les relations entre la Chine et la Russie vont changer la donne en Asie du Nord-Est


Par Lyle J. Goldstein – Le 28 novembre 2018 – Source The Nation

Les esprits négatifs face au partenariat Chine-Russie voudront peut-être réexaminer la question. Pendant des décennies, il était d’usage d’expliquer que ce lien bilatéral était soit négligeable, soit très problématique. La logique en était la suivante : les deux géants asiatiques font un assez bon spectacle, mais « le roi est nu ». Les relations commerciales ne sont pas très bonnes, les réseaux de transport sont limités, la coopération militaire semble surtout symbolique et les cultures ne pourraient pas être plus éloignées les unes des autres. Ensuite, il y a cette histoire désagréable datant de la fin des années 1960 qu’aucun des deux pays ne veut évoquer, mais qui, au fond, affecte encore la psychologie des deux puissances, les empêchant de développer une véritable « affection fraternelle ». Il y a une part de vérité dans chacun de ces lieux communs, mais ce serait une grave erreur que d’ignorer l’impressionnante croissance dans les relations bilatérales entre la Russie et la Chine.

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