
Orlov
Par Dmitry Orlov – Le 25 avril 2017 – Source Club Orlov
Dans son récent article sur le blog A Matter of Mercy, James Howard Kunstler a comparé l’état d’esprit général aux États-Unis à celui d’un patient souffrant d’une maladie d’Alzheimer. Des thèmes apparaissent aux infos et les porte-paroles des médias de masse deviennent hystériques à leur sujet. Ensuite, brusquement, la musique s’arrête et le thème du jour disparaît de la vue. L’ingérence russe dans les élections présidentielles aux États-Unis a fait beaucoup de bruit. Et puis… grillons. Un peu plus tard, il y a eu une prétendue attaque chimique en Syrie (dont il n’existe toujours aucune preuve vérifiable) ; par conséquent, « Assad doit payer » (en tirant sur une poignée de jets inutilisés vieux de 30 ans). Malheureusement, seulement un tiers de ces missiles de croisière Tomahawk très coûteux sont parvenus à atteindre la cible (mais le mauvais bout de l’aérodrome). Encore plus maladroit, les Russes saisissent cette occasion pour montrer leurs équipements de guerre électronique précédemment secrets. Et alors, l’histoire meurt (tout comme les États-Unis refusent d’autoriser une enquête sur l’attaque chimique). Et ensuite, on passe à la Corée du Nord. Et ainsi de suite, sans fin.
Dans un
Lorsque vous écoutez quelqu’un, vous ne devez pas nécessairement lui faire confiance (parce que, par exemple, il est connu pour être un menteur). Il est même très important d’essayer d’évaluer s’il ment ou non. C’en est ainsi avec les représentants du gouvernement des États-Unis et leurs homologues de l’UE : ils ont menti sur beaucoup de choses par le passé. Et maintenant, est-ce qu’ils mentent ou non au sujet de la Syrie? Ils ont menti au sujet du
Au cours de la récente campagne de promotion de mon livre 


Ma récente tournée a été très utile, entre autre pour mesurer la réaction du public aux divers sujets liés à la techno-sphère et à son contrôle sur nous. Plus précisément, ce qui semble généralement manquer, c’est de comprendre que la techno-sphère ne contrôle pas seulement la technologie ; elle contrôle aussi notre esprit. La techno-sphère ne nous empêche pas seulement de choisir des technologies qui nous paraissent appropriées et de rejeter celles qui ne le sont pas. Elle contrôle nos goûts, nous faisant préférer les choses qu’elle préfère pour ses propres raisons. Elle contrôle également nos valeurs, en les alignant sur les siennes. Et elle contrôle notre corps, nous incitant à nous traiter nous-mêmes comme si nous étions des mécaniques plutôt que des communautés symbiotiques de cellules vivantes (humaines et autres).