Ce sont les Saoudiens, idiot !


Par Dmitry Orlov – Le 31 janvier 2016 – Source Club Orlov

Après une longue tournée réussie de promotion de mon dernier livre, me voici donc de retour au moment opportun. Trump a simplement interdit l’entrée aux migrants provenant d’une liste de pays « terroristes », liste qui avait été concoctée par l’administration Obama. Il manquait à cette liste, le pays terroriste numéro un : l’Arabie saoudite. Ce serait trop d’espérer que Trump ait modifié la liste d’Obama. Peu importe qui se trouve à la présidence, les États-Unis et les Saoudiens sont toujours aussi proches.

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Nous faisons confiance aux psychopathes


Par Dmitry Orlov – Le 24 Janvier 2016 – Source Club Orlov

Une nouvelle équipe gouvernementale prend la relève à Washington. Certaines personnes voient ce développement avec un optimisme prudent, d’autres trépignent, grincent des dents, déchirent leurs vêtements et se versent des cendres sur la tête dans le style de l’Ancien Testament. Ceux qui s’attendent à ce que les choses soient un peu différentes à Washington peuvent maintenant signaler quelque chose de très spécifique : dans son discours inaugural, Trump a utilisé des mots jamais entendus dans un discours d’investiture, des mots comme saigné, carnage, épuisement, délabrement, déchiré, rouillé, triste, volé et piégé. Ces mots décrivent les États-Unis réels, et non la fausse image des États-Unis concoctée par les politiciens, les médias et les élites riches. Ces faux États-Unis sont proches du plein emploi ; les vrais États-Unis ont mis de côté près de 100 millions de chômeurs. Dans les faux États-Unis, l’économie s’est redressée et se développe bien ; les véritables États-Unis s’enfoncent de plus en plus dans des dettes irréparables, se précipitant vers une faillite nationale inévitable. Il semblerait que Trump s’intéresse à la réalité, alors que son prédécesseur excellait à se tromper lui-même ─ et d’autres. Cela indiquerait que peut-être le nouveau patron ne sera pas le même que l’ancien.
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Le jour où le monde change


Par Dmitry Orlov – Le 17 Janvier 2016 – Source Club Orlov

Nous sommes conditionnés à penser le changement en termes de plusieurs petits changements – un continuum –, même si l’histoire tend à être ponctuée par de grands événements imprévus, qui ne sont compris qu’après les faits. La reconquête d’Alep l’année dernière a constitué un tel incident. Les gens sont toujours enclins à supposer que la Pax Americana est encore un élément déterminant; eh bien! cela reste à voir. L’establishment états-unien de la défense pourrait simplement s’être joint à l’enseignement supérieur, à la médecine et, bien sûr, à la finance, à titre additionnel d’escroquerie éhontée.

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Comment rendre sa grandeur à l’Amérique avec l’argent des autres


Orlov

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Par Dmitry Orlov – Le 3 Janvier 2016 – Source Club Orlov

donne-moi le butin

Beaucoup de commentateurs à l’esprit très aiguisé ont récemment commencé à signaler un problème avec le plan de Donald Trump pour « rendre sa grandeur à l’Amérique » : le manque de fonds. Les États-Unis sont en faillite : ils s’affaissent de plus en plus sous le poids de dettes non remboursables, incapables d’atteindre un taux de croissance économique qui pourrait jamais leur permettre de rattraper le fardeau croissant de leur dette. On est au milieu d’une bulle financière géante qui est soutenue par diverses escroqueries et rackets, avec des prêts sur les voitures dont le terme dépasse la durée de vie utile de la voiture, des déficits des fonds de retraite causés par des taux d’intérêt effectivement négatifs, la dette éducative qui condamne toujours plus de jeunes à une vie de servitude volontaire et contractualisée, un racket médical qui mange maintenant plus de 20% de l’économie tout en fournissant un des pires niveaux de bien-être du monde développé… Les tentatives pour résoudre n’importe lequel de ces problèmes vont se heurter inévitablement à des conflits politiques et de vieilles contradictions insolubles tout en faisant éclater la bulle financière et en transformant le domaine politique en un très grand parti de gens en colère. Mieux vaut pas s’y risquer !

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Le parasite qui va vous manger le cerveau!


Orlov

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Par Dmitry Orlov – Le 16 décembre 2016 – Source Club Orlov

J’ai eu des difficultés à commenter la situation politique actuelle aux États-Unis, parce que c’était un peu trop comique, alors que j’anime un blog très sérieux. Mais j’ai décidé de faire de mon mieux. Maintenant, je vais aborder des questions sérieuses, de sorte que si vous lisez ceci, s’il vous plaît, abstenez-vous de toute légèreté et allégresse.

Vous avez peut-être déjà entendu dire que les Russes ont volé les élections présidentielles américaines. S’ils ne l’avaient pas fait, Hillary Clinton aurait été élue présidente, mais en raison de leur ingérence, nous sommes maintenant coincés avec Donald Trump et ses 1001 oligarques dirigeant le gouvernement fédéral pour les quatre prochaines années.
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Obama est-il un agent russe ?


Orlov

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Par Dmitry Orlov – Le 20 décembre 2016 – Source Club Orlov

Parfois, les charges semblent faible, car il n’y a pas d’« arme du crime » – pas de preuves évidentes, directes, de conspiration, de malfaisance ou de mauvaise intention – mais une fois que vous replacez ensemble toutes les preuves, cela forme une image cohérente et accablante. Et c’est ainsi avec l’administration Obama vis-à-vis de la Russie : en feignant l’intention hostile, il a fait tout son possible pour faire avancer l’agenda de la Russie. Et bien qu’il soit toujours possible de prétendre que tous les échecs d’Obama proviennent de sa simple incompétence, à un certain moment cette affirmation commence à sonner creux. Comment peut-il être si compétent… à être incompétent ? Peut-être a-t-il utilisé l’incompétence comme un voile pour couvrir sa véritable intention, qui était toujours de soutenir la Russie tout en rendant les États-Unis inutiles au maximum dans les affaires mondiales. Examinons les grandes initiatives de politique étrangère d’Obama sous cet angle.
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Vous savez, c’est pour les enfants!


Par Dmitry Orlov – Le 13 décembre 2016 – Source Club Orlov

C’est extrait du film The Hudsucker Proxy, et c’est une bonne réplique, parce que dans un sens très évident, c’est tout pour les enfants. Et je veux dire, tout cela – tout ce qui reste après que nous, adultes, ayons poubellisé la planète et finalement passé le relais. Oui, quelques personnes vont insister sur le fait que le fait d’avoir des enfants, compte tenu de l’état de la planète, est déraisonnable («Dans quel monde allons-nous les faire vivre?»), mais nous suivrons fidèlement notre programmation génétique et procréerons, indépendamment de la condition dans laquelle se trouve l’univers.

Ce n’est pas une opinion. Il s’agit d’une prédiction faite il y a des décennies, et nous allons toujours droit vers la cible.

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Sur les cancres, les imbéciles, les fainéants et les héros


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Par Dmitry Orlov – Le 22 novembre 2016 – Source ClubOrlov

Il y a quelque temps, j’ai posté trois designs de T-shirt, sans aucune explication quant aux raisons. «Voici des tee-shirts, ai-je écrit, prix raisonnable, dans tous les styles et couleurs, livraison gratuite pour les commandes de plus de 100 USD, etc.» Exactement comme je m’y attendais, quelques personnes ont compris et quelques-unes ont commandé des tee-shirts. Les autres n’avaient aucune idée d’où je voulais en venir; certains l’ont même avoué dans les commentaires.

C’était un test. Ça a été un succès. Maintenant que les huit designs planifiés sont disponibles, j’offre la pleine explication et la raison derrière cela, mon tout dernier effort humanitaire de levée de fonds.

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Le hoquet de la technosphère


Orlov

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Par Dmitry Orlov – Le 15 novembre 2016 – Source Club Orlov

Ceux qui ont mal pris la défaite de Hillary Clinton et qui passent maintenant par les cinq étapes douloureuses de Kübler-Ross sont les cibles d’une blague cruelle, bien que jouée à leurs dépens par une entité tout à fait dépourvue de sens de l’humour. La technosphère, une entité artificielle semblable à une machine, qui veut tout contrôler, y compris vous, et qui est occupée à détruire la biosphère et nous-mêmes avec elle, a pris soin d’aligner leurs valeurs sur les siennes, pour les rendre plus faciles à contrôler. Cette technosphère ne sert à rien aux humains, sauf en tant que serviteurs technocratiques – ingénieurs, scientifiques, techniciens, bureaucrates, agents d’exécution – et le meilleur modèle de serviteur est l’individu isolé et atomisé, arraché à sa famille à un jeune âge toutes ces communications mediées par des systèmes de communications électroniques faciles à surveiller. Idéalement, un patient contrôlé mentalement, chimiquement et trop fragile pour quitter cet environnement artificiel et s’aventurer dans le monde réel. De l’autre côté, les groupes autonomes, séparatistes, tribaux sont presque impossibles à comprendre ou à contrôler pour la technosphère.
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Pour des raisons purement techniques


Par Dmitry Orlov – Le 18 octobre 2016 – Source Club Orlov

Cedric Sacilotto

Il est tentant pour nous de penser que nos choix technologiques, si nous choisissons de vivre dans une ville, en banlieue ou à la campagne; si nous voulons conduire un pick-up, une voiture hybride essence-électrique ou un vélo; si nous prenons le train, conduisons sur de longues distances ou prenons l’avion, que ces choix sont déterminées par nos goûts. Nous nous flattons de contrôler ces choix, et que nos choix sont le reflet de nos valeurs éclairées, soucieuses de l’environnement. Ce point de vue repose sur une base de raisonnement circulaire : nous nous comportons de manière éclairée parce que nous sommes éclairés, et nous sommes éclairés parce que, eh bien oui, nous nous comportons de manière éclairée. Quant à savoir pourquoi ce que nous considérons comme être éclairé l’est vraiment, plutôt que de n’être qu’une question de goût personnel éventuellement discutable, cela ne doit pas être discuté : de gustibus non est disputandum / Des goûts et des couleurs, il ne faut pas disputer.

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