Par Arnaud Bertrand – Le 6 octobre 2025 – Source Blog de l’auteur
Il est extraordinairement révélateur de lire le livre de Stoltenberg sur son mandat de Secrétaire général de l’OTAN.
Le Guardian vient d’en publier un long extrait. Voici ce qu’il révèle, entre autres :
ZÉRO réflexion stratégique et ZÉRO prévoyance
Selon les propres mots de Stoltenberg, il pensait qu’Hillary gagnerait en 2016 sur la base de son “instinct” et a été “surpris” lorsque Trump a gagné.
La victoire de Trump l’a rendu très « anxieux » car « dans une interview télévisée vers la fin du mois de mars, il avait dit « l’Otan est obsolète ». »
Pensez à cette folie pendant 2 minutes. Vous êtes le Secrétaire général de la plus grande alliance militaire du monde, responsable de la sécurité de près d’un milliard de personnes. Un pays finance 80 à 90% de votre budget. Il s’y tient une élection avec 2 résultats possibles et un candidat qui a publiquement qualifié votre alliance d ‘ »obsolète« . Pourtant, vous ne faites aucun plan en cas de possible victoire de ce candidat et vous n’essayez même pas de creuser plus profondément que quelques articles médiatiques pour comprendre comment il pense. Vous préférez simplement supposer qu’il perdra en fonction de votre “intuition” et quand il a finalement gagné, vous devenez “anxieux”.
Des changements sous-jacents mais tonitruants sont en cours en Occident. Une nouvelle doctrine politique prend racine : la pensée populiste conservatrice occidentale (et plus jeune) est en train d’être reconstruite comme quelque chose de plus rugueux, de plus méchant et de beaucoup moins sentimental ou tolérant.
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Les rapports selon lesquels TikTok transférera une participation de 80% dans ses opérations américaines à Oracle, Silver Lake et Andreessen Horowitz sont célébrés à Washington comme étant une victoire stratégique sur la Chine, où sa société mère est basée. Mais un examen plus approfondi de l’accord révèle un autre gagnant : le gouvernement étranger d’Israël et son lobby aux États-Unis.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est sorti d’une réunion à New York ce week-end avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio en montrant un signe du pouce levé alors qu’il croisait des journalistes. C’était un signal déroutant si peu de temps après que le président américain Donald Trump ait publiquement fait honte à l’armée russe en la qualifiant de “tigre de papier” et a stupéfait les capitales européennes en disant que l’Ukraine pouvait encore « se battre et regagner » toutes ses terres.