Par James Howard Kunstler – Le 2 décembre 2019 – Source kunstler.com

Les premières vacances d’hiver sont bien connues pour donner le blues aux gens, mais alors que les derniers restes de Thanksgiving glissent dans la marmite, le Parti Démocrate a été mis sous surveillance pour tendance suicidaire. Est-ce le fantôme de Jeffrey Epstein aux commandes ? Il est un peu tard pour appeler un exorciste. L’arme pointée sur la tête des Démocrates est maintenant une arme de petit calibre en la personne de Jerrold Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, dont les tirs n’ont fait qu’effleurer le crâne du parti lors des deux ratés précédents. La troisième fois, dit le vieil adage, sera peut-être la bonne.



Les présentateurs du monde entier sont confrontés à un nouveau défi : rapporter les nouvelles sur les États-Unis avec un visage sérieux. Prenons l’exemple de la comédie de mise en accusation qui se déroule aux États-Unis et qui fait partie du quotidien de la télévision russe, que je surveille de loin. Ici, après des années de reportage sur le récit de l’« ingérence russe« , le script s’est peu à peu transformé en celui d’une comédie, une sorte de Commedia dell’Arte. Dans un sketch typique, « notre homme à Washington », Donny, supplie Poutine de le faire sortir du froid, mais Poutine lui dit : « Tiens bon, Donny, on doit d’abord aligner Tulsi pour la présidence. » La beauté de ce paradigme comique, c’est que ce sont les Américains qui écrivent tous les scénarios ; les Russes, comme une grande partie du reste du monde, ne peuvent tout simplement que s’asseoir et rire.

