Honte, Honte, Honte! Porochenko conspué sur la place Maidan

Le 20 février 2015 – Source Fort Russ

Traduit du russe par J. Hawk

Ce type n’arrive tout simplement pas à se faire respecter. Pourtant un président qui, comme lui, peut s’enorgueillir d’avoir accompli un miracle économique, une campagne militaire victorieuse et la réconciliation nationale et qui, de plus, a conduit son pays dans le giron de l’Union européenne qui fait pleuvoir sur son nouvel État membre des dizaines de milliards d’euros, mériterait vraiment d’être plus apprécié par son peuple.

Cette démonstration publique de reconnaissance spontanée s’est produite quand Porochenko est venu (soi-disant) rendre de (prétendus) hommages à la mémoire de personnes qui (en fait) sont mortes très probablement des mains de ses propres alliés politiques et de leurs hommes de main.

Porochenko arrive à la cérémonie en criant Gloire à l’Ukraine, le petit contingent militaire qui est juste à côté de la caméra répond, puis c’est au tour du public de mettre deux hryvnias (qui se dévalue si vite que plus tôt on s’en sert, mieux c’est) dans le bastringue.

Entre nous, étant donné l’impopularité de Porochenko, on peut se demander qui peut bien s’apprêter dans les coulisses à prendre sa place…

J’irai même plus loin. Comment savoir s’ils ne sont pas déjà en train de diriger le spectacle depuis les coulisses? Si l’on en juge par le comportement hystérique et véhément de Porochenko ces derniers temps (la coupure de gaz à la RPD et à la RPL, l’accusation que Sourkov, un proche conseiller de Poutine, a personnellement commandé les snipers du Maïdan ou son désir de voir Ianoukovitch brûler en enfer, pour ne mentionner que quelques-unes des dernières perles de Porochenko), il est possible qu’il ne soit plus qu’une figure de proue terrifiée.

Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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Leonid Koutchma commente la réunion de Minsk:
s’est-il montré trop bavard?

Le 19 février 2015 – Source Fort Russ

En disant : Obama a discuté quatre heures avec Poutine, Koutchma s’est-il montré trop bavard?

Leonid Koutchma, ancien président ukrainien

Leonid Koutchma, ancien président ukrainien

[Les commentaires entre crochets sont de Kristina Rus, la traductrice du russe à l’anglais]

Notre président a trouvé les négociations très difficiles [Koutchma est un fidèle ami de Porochenko!], parce que ce n’étaient pas des négociations, mais une guerre dont les armes étaient les mots. [Porochenko a dû en prendre pour son grade!].

Vous pouvez aisément vous représenter la tension qui régnait pendant les négociations avec les représentants des soi-disant Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, parce que, vous le comprenez bien, ils n’avaient aucun désir de parvenir à un consensus ni, plus important encore, de redonner la paix à ce, comment dirait-on, pauvre territoire. [Lire: ils n’ont aucun désir d’en passer par les conditions de l’Ukraine, mais, à en juger par son ton, on dirait que Koutchma lui-même ne croit pas vraiment à ses propres paroles quand il dit qu’ils ne veulent pas la paix.]

Il était prévu que le groupe de contact, ainsi que Zakharchenko et la République populaire de Lougansk, signent le document, le transmettent ensuite aux quatre présidents, et enfin qu’ils viennent tous ensemble voir les journalistes pour bénir le document et dire: «Les gars, soyons amis !» [Porochenko a été pris dans une embuscade!]

Mais quand nous nous sommes assis autour de la table avec Zakharchenko et Plotnitsky pour signer le document, ils ont déclaré : «Nous ne signerons pas ce document, il ne nous convient pas!» Et ils ont ajouté: «Vos gars sont aujourd’hui pris au piège dans le chaudron près de la gare, la principale voie de chemin de fer en Donbass, nous leur offrons de se rendre, de déposer les armes et de les laisser sortir en paix», et des choses du même genre, selon ce document. [Zakharchenko et Plotnitsky avaient comme atout Debaltsevo et les victoires militaires de la Novorussie; ils étaient donc en meilleure position pour négocier et avaient une longue liste de demandes.]

Bien sûr, c’était un dialogue de sourds [embuscade!], les QUATRE en ont été immédiatement informés. Ils ont failli repartir chez eux. Ils sont sortis un moment pour faire un break. [Personne n’a voulu laisser sortir Porochenko.]

Et la seule chose qui a changé dans ce document, la SEULE, bien que le Donbass ait proposé de nombreux amendements – c’est que le cessez-le-feu a commencé à 00H00 le 15 février au lieu de 08H00 le 14. C’est la seule chose qui a changé dans le document. [Pour se donner plus de temps pour en finir avec le chaudron Debaltsevo… Mais, vraiment – seize heures pour une SEULE chose? Je ne pense pas! Et pas un mot sur les concessions de Donbass?]

Mais les négociateurs ont si mal vécu la situation qu’au lieu de se présenter ensemble devant la presse (environ 500 journalistes les attendaient), comme ils étaient censés le faire, pour annoncer et bénir cette décision, ils sont venus tout seuls, l’un après l’autre. [Porochenko s’est vraiment pris de bec avec Poutine et a catégoriquement refusé de sortir avec lui.]

Pour moi, le fait que nous ayons mis les Européens, Poutine et l’Ukraine autour d’une table est un grand progrès. [Oh, et tout ça grâce à l’artisan de paix qu’est Porochenko – est-ce que c’est ce qu’ils lui ont dit pour se sentir mieux?] Et aussi le fait que les Européens et Poutine aient pris la responsabilité de ces documents signés à Minsk. C’est une chose d’observer la situation de l’extérieur et tout à fait autre chose de prendre des décisions. [Puisque l’accord entérinait la capitulation de l’Ukraine, c’est certain qu’obtenir de Poutine qu’il signe quoi que ce soit est en soi déjà une victoire pour l’Ukraine!!]

Bien sûr, il n’est pas exhaustif, bien sûr, nous aurions voulu davantage. Mais je pense que l’Ukraine a adopté la position qu’il fallait sur les questions majeures. [Bravo à Poutine et à Merkel qui ont réussi à convaincre au moins Koutchma qu’une autonomie de facto du Donbass est une victoire pour l’Ukraine.]

Si, après le 15 février à 00h00, les opérations militaires se poursuivent, alors je pense qu’il y aura un entretien d’un ton très différent avec la Russie et Vladimir Poutine. [Koutchma est-il certain que seul Poutine se bat dans le Donbass?]

Pouvez-vous imaginer dans quelle situation seraient Merkel et Hollande? Et même Obama, qui a eu une conversation de quatre heures hier avec Poutine? Poutine est-il quelqu’un avec qui on peut négocier et parvenir à un consensus, ou ce à quoi nous avons assisté jusqu’à aujourd’hui va-t-il continuer ? [Koutchma regarde trop la télévision ukrainienne!]

Pour nous, la question principale, c’est la frontière russo-ukrainienne. Si nous n’arrivons pas à contrôler la frontière, alors nous ne pouvons pas espérer une paix durable. [Entourer le Donbass avec du fil de fer barbelé et terroriser la population, ou mieux encore remplacer la population par des Ukrainiens patriotes permettra sûrement d’arriver à une paix durable.] Dans ce contexte, la Russie continuera à mettre du bois sur le feu pour alimenter l’incendie qui ravage l’Ukraine. [Pour empêcher l’Ukraine de poursuivre le génocide de la population du Donbass.]

On ne pourra pas empêcher l’incendie de se propager comme le choléra, du territoire du Donbass à nos autres régions. [Des régions qui n’acceptent pas non plus la junte de Kiev.] Par conséquent, c’est le cœur du problème, et je pense que nos autorités devraient faire de cette question une priorité.

J’aimerais que les Européens adoptent une position plus active. [Les Européens ont laissé choir l’Ukraine et les États-Unis.] Je crains que sous la pression des entreprises de leurs pays, ils ne veuillent régler la question ukrainienne au plus vite pour pouvoir retrouver des relations normales avec la Russie, du fait que l’Europe a désespérément besoin de l’énorme marché russe. [Koutchma, le parrain des oligarques ukrainiens, sait de quoi il parle! Mais alors pourquoi fermer cet énorme marché russe au business ukrainien?]

Après le 15 février, soit la situation se débloque, soit l’Europe devra adopter des sanctions plus sévères contre la Fédération de Russie [nous y revoilà, seul Poutine se bat dans Donbass!], parce qu’elle n’aura pas le choix. Surtout que Mme Merkel a mis sa réputation sur l’autel de la patrie.

La paix ne viendra pas tout de suite, mais au moins nous retirons l’équipement lourd et, surtout, nous avons donné notre parole. Nous verrons ce que vaut cette parole… [Il n’est même pas sûr lui-même que la parole ukrainienne vaille quelque chose!]

Traduit de par Dominique, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Comprendre la Russie
La Russie et l’islam – Acte V

Par Le Saker Original – 2 mars 2013 – Source vineyardsaker

PREMIÈRE PARTIE – INTRODUCTION ET DÉFINITIONS.
SECONDE PARTIE  – LE CHRISTIANISME ORTHODOXE
TROISIÈME PARTIE – LA RUSSIE ACTUELLE
Quatrième partie – LA MENACE ISLAMIQUE
RUSSIE ET ISLAM: L’Islam, un allié

«La Russie est devenue le premier ennemi de l’islam et des musulmans car elle s’est dressée contre le peuple syrien: plus de 30 000 Syriens ont été tués par des armes fournies par la Russie

Yusuf al-Qaradawi

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L’OTAN aide l’Ukraine:
La meilleure façon de ne rien faire

Par Alex Leshy – Le 16 février 2015 – Source Fort Russ

proverbe DU  BERRY
Grands causeux, petits faiseux

Je ne connais aucune autre façon de décrire la position de l’OTAN. Un grand bordel. Le Secrétaire général dit une chose, le commandant militaire suprême dit le contraire. Dans le même temps, les dirigeants des états membres de l’OTAN disent quelque chose de complètement différent des deux précédents. Cela signifie que l’OTAN a officiellement adopté une position très curieuse. Quelque chose du genre, «Nous, en tant qu’alliance, ne donnerons aucune aide à l’Ukraine mais les états membres, peuvent individuellement prendre leur propre décision.»

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Hassan Nasrallah : l’État islamique veut conquérir La Mecque et Médine

Par Sayed7asan -Le 16 février 2015

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16 février 2015, à l’occasion de la commémoration des cadres martyrs du Hezbollah : Cheikh Ragheb Harb (1952-1984) ; Sayed Abbas Moussaoui (1952-1992) ; Hajj Imad Moughniyeh (1962-2008)

Dans cet extrait, Sayed Hassan Nasrallah dénonce à nouveau le danger que représente l’État Islamique pour la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient et du monde, à l’exception d’Israël, qui en est le premier bénéficiaire. Pour la première fois, il dénonce la main des services secrets israéliens et américains derrière les mouvements terroristes et takfiris et la duplicité de la coalition internationale contre Daech. Hassan Nasrallah identifie dans la barbarie même des terroristes une culture d’inspiration occidentale, étrangère à l’histoire et aux mœurs de l’Orient et de l’Islam. A l’image de l’implication du Hezbollah, il exhorte l’ensemble des pays du Moyen-Orient à prendre l’initiative de la confrontation contre l’État Islamique afin de préserver leurs peuples, leurs pays, les villes saintes de l’Islam et l’Islam lui-même, directement mis en danger par les horreurs qui sont perpétrées en son nom.

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Porochenko demande à l’Ouest des soldats de la paix! Est-ce le début de la partition de l’Ukraine?

Par Russkiy Malchik – Le 18 février 2015 – Source  Fort Russ

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La situation évolue rapidement. Porochenko, immédiatement après sa victoire à Debaltsevo, est sorti du bois avec l’initiative suivante: inviter l’UE à organiser une mission de maintien de l’ordre en Ukraine auprès de l’ONU et à mener des exercices militaires multinationaux.

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Syrie: les Forces spéciales turques attaquent l’Armée arabe syrienne

Le 19 février 2015 – Source Moon of Alabama

Hier, l’Armée arabe syrienne a essayé de dégager les villages de Nubl et de al-Zahraa assiégés pas les insurgés et de fermer le couloir entre la ville d’Alep et la frontière turque au nord. Les troupes avaient pris trois villages et presque réussi à encercler Alep quand elles ont été assaillies par des centaines d’ennemis venant de la direction de la frontière turque qui les ont repoussées une fois de plus.

La carte montre en vert clair les zones gagnées et perdues par l’armée syrienne (agrandir)

On pouvait voir, sur une vidéo sanglante (maintenant supprimée), plusieurs dizaines de combattants de l’Armée arabe syrienne massacrés dans ce qui semblait bien être une embuscade très bien organisée.

C’est curieux, parce que les groupes d’insurgés qu’on trouve habituellement dans la région ne sont pas réputés pour leurs qualités de stratèges.

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Des économistes ukrainiens:
« Quittez le pays si vous le pouvez… »

Par Lidiya Baglayenko – Le 18 février 2015 – Source Fort Russ

du rêve au cauchemar EUROPÉEN

Le nouveau gouvernement ukrainien est installé depuis un an et non seulement le niveau de vie n’a pas augmenté, mais il a chuté de façon catastrophique.

Selon les experts, une des raisons de l’état critique de l’économie de l’Ukraine a été l’exagération du rôle de l’UE et son Accord d’association.

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L’Union européenne déchirée entre les USA et la Russie

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 18 février 2015 – Source Sputnik

L’accord Minsk 2.0 montre de facto que les deux grandes puissances européennes que sont l’Allemagne et la France cherchent à rompre avec le projet de semer le chaos des USA.

 

Il n’empêche que Washington a déjà réussi à entraîner une Union européenne (UE) en difficulté toujours un peu plus dans le chaos, justement, en dressant l’Occident contre la Russie.

L’administration Obama, qui est infestée de cellules néoconservatrices, tels des fantômes dans la machine, a toujours été persuadée qu’une série de sanctions occidentales, en parallèle avec une guerre des prix du pétrole lancée par l’Arabie saoudite, suffiraient à désorganiser l’économie de la Russie pour la forcer à modifier son comportement à l’égard de l’Ukraine et, dans le meilleur des cas, provoquer un changement de régime à Moscou.

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