« Dans une période de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » (George Orwell)
Par John Whitehead − Le 16 avril 2019 − Source The Rutherford Institute

Si le fait de révéler un crime est considéré comme un crime, c’est que vous êtes gouverné par des criminels.
Dans le climat gouvernemental actuel, où des lois qui vont à l’encontre des principes de la Constitution sont faites en secret, adoptées sans débat, et défendues par des tribunaux secrets qui opèrent derrière des portes closes, obéir à sa conscience et dire la vérité devant le pouvoir de l’État policier a des chances de faire de vous un « ennemi d’État ».
Comme tout le monde l’avait prédit, Porochenko a complètement perdu les élections. Comme je l’ai écrit dans mon précédent article, c’est à la fois étonnant, compte tenu des ressources immenses et considérables de Poro et du fait que son adversaire était littéralement un clown – ok, un comique si vous préférez. Sa défaite était aussi prévisible que presque inévitable : non seulement l’homme est vraiment haï dans toute l’Ukraine, à l’exception des cinglés nazis de la région de Lvov, mais il a commis des erreurs fatales qui l’ont rendu encore plus détestable que d’habitude.
Il apparaît inexplicable à nombre d’observateurs que la Russie, l’un des principaux producteurs de pétrole, n’aide pas son allié à survivre à l’une des crises du pétrole les plus marquées qu’il ait jamais connues, mais à y regarder de plus près, et en y réfléchissant bien, on peut comprendre que la Russie entend faire un usage politique de la crise, afin de forcer la Syrie à adopter de nouvelles concessions dans son processus de réforme constitutionnelle en cours, et à enclencher un « retrait programmé » honorable de l’Iran hors de Syrie : il est probable que Moscou ne « volera pas au secours » de Damas avant que cette dernière n’ait accepté ce que Poutine en attend depuis à présent deux ans déjà.
File d’attente pour l’essence à Damas – source 

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