Le 12 novembre 2020 – Source Peter Turchin

Graeme Wood a écrit une « longue note de lecture« sur la cliodynamique, sur moi, et sur mon livre, l’« âge de la discorde » dans lequel nous nous trouvons actuellement. Graeme est un journaliste très intelligent et ses explications de la cliodynamique et des mécanismes structurels-démographiques qui provoquent la rupture des états sont assez bonnes. Le journal The Atlantic a procédé à une vérification approfondie des faits (ce qui est inhabituel en ces temps de médias en ligne où les ressources pour vérifier les faits sont limitées) et je ne conteste pas les fondements factuels de l’article de Graeme.

Une chose que l’on peut dire de la conférence de presse commune des trois avocats de la campagne Trump, jeudi à midi, assurément ce n’était pas très au point. Mais quoi, sommes-nous à ce point une nation de crétins lobotomisés que notre principal critère pour tout acte public d’un mélodrame national aigu soit la qualité de la présentation ? Je suppose que nous aimons que nos crises soient ébouriffantes [ou bouffantes par leur côté bouffe ?, NdT], comme un spot de Caitlin Jenner sur ‘The View’. Celle-ci, cependant, reste brutale et sauvage.
Par
Nous sommes sur le point d’assister à la bataille judiciaire la plus lourde de l’histoire des États-Unis. Oui, le résultat déterminera qui, de Donald Trump ou de Joe Biden, remportera la présidence, mais plus important encore, l’intégrité des élections américaines est sur le point d’être jugée.
S’il semble que les exigences d’“égalité” soient au cœur de la plupart des problèmes auxquels notre pays est confronté, eh bien, c’est le cas. L’égalité est la demande idéale de ceux dont le but est notre destruction parce qu’elle ne peut être satisfaite, quels que soient les efforts que nous déployons. S’il y a une chose à laquelle les gens ne répondent pas, c’est bien l’égalité. Nous sommes tellement différents que seule une tyrannie de fer, comme celle de Staline, peut créer une piètre et cruelle apparence d’égalité. Dans l’Union Soviétique de Staline, certains camarades étaient encore plus égaux que d’autres. Staline n’a pas connu la faim tandis que des millions d’Ukrainiens étaient affamés.
