Alors que la vieille Europe glisse vers une récession économique majeure et que les manifestations se multiplient, l’UE pourrait n’avoir que peu ou pas d’influence sur le résultat final. Celui-ci sera soit déterminé par Moscou, soit convenu par Moscou et Washington, tout cela parce que l’UE a laissé les zélateurs russophobes la guider en matière de politique.
Par Alastair Crooke – Le 1e janvier 2023 – Source Al Mayadeen
Le Moyen-Orient sera bientôt confronté à une Europe fracturée, imposant de nouveaux dilemmes à la région, en plus de devoir naviguer entre les circonscriptions de politique étrangère du Beltway qui s’affrontent à Washington pour la primauté en matière de politique russe.
Aux États-Unis, il s’agit d’un affrontement à trois : les faucons extrémistes tels que le sénateur Graham contre le camp des réalistes, avec le Dr Kissinger quelque part entre les deux. Continuer la lecture
Derrière l’appel désespéré de Washington pour obtenir des chars et d’autres armes létales pour l’Ukraine, se profile la perspective lancinante que l’offensive hivernale de la Russie pourrait avoir déjà commencé dans le sud, où de violents combats ont éclaté le long de la ligne de contact dans la région de Zaporizhia. Si les informations en provenance du front restent sommaires, certains analystes pensent que la Russie envisage d’envoyer ses troupes et ses unités blindées vers le nord afin de bloquer les lignes d’approvisionnement vitales et de piéger les forces ukrainiennes à l’est. Un blitz russe vers le nord serait probablement synchronisé avec le mouvement d’un deuxième grand groupe poussant vers le sud le long de la rivière Oskil. Ces deux poussées en forme de poignard seraient accompagnées de multiples frappes de missiles visant les ponts stratégiques et les lignes de chemin de fer traversant le Dniepr. Si les Russes parvenaient à mener à bien une telle opération, le gros de l’armée ukrainienne serait effectivement encerclé à l’ouest, tandis que Moscou aurait repris le contrôle de la plupart de ses territoires traditionnels. L’offensive ne mettrait peut-être pas fin à la guerre, mais elle mettrait fin à l’existence de l’Ukraine en tant qu’État viable et contigu. Ceci est un extrait d’un article paru sur Aljazeera :
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