Par Rosa Llorens – Le 28 août 2015
Marianne a une section Dégonflons les baudruches, qui, peut-être, ne s’en prend qu’aux têtes de Turc du politiquement correct. Une baudruche qu’il serait, en tout cas, d’utilité publique de dégonfler, c’est Jacques Audiard. Du reste, au moment où le pathétique Festival de Cannes sacre Audiard, les critiques, eux, semblent mettre la pédale douce : Dheepan n’est pas son film le plus réussi, on semble d’accord là-dessus, et même dans les critiques positives, on sent des réserves, voire de la gêne.


L’ordre du vieux monde, auquel nous nous sommes habitués au cours des années 1990-2000, ses crises et ses problèmes, décrits dans de nombreuses publications faisant autorité des deux côtés de l’Atlantique, n’est plus. Il n’est pas malade, il n’est pas en vacances, il est mort. Il a fait son temps, il est retourné à son créateur, a cassé sa pipe et rejoint la foule invisible des civilisations mortes.