
Par Andrew Korybko – Le 24 mars 2017 – Source Oriental Review
Le premier des quatre principaux pays à explorer dans l’analyse de la guerre hybride d’Afrique de l’Ouest est le Tchad, un État peu peuplé situé à un carrefour trilatéral entre l’Afrique de l’Ouest du Nord et du Centre. Un regard rapide sur la carte révèle la signification géostratégique de ce pays, mais il le présente également de manière erronée comme un état désertique au milieu de nulle part. Bien que cela soit partiellement vrai, il est injustifié de simplifier le Tchad à ces descriptions de base, car ces termes généraux ne révèlent pas la richesse de la diversité et les vulnérabilités à la guerre hybride à l’intérieur de ses frontières. De plus, présenter le Tchad comme un terrain perdu au milieu de l’Afrique n’explique pas non plus pourquoi son armée est l’une des plus ambitieuses et des plus entraînées sur tout le continent, ni pourquoi le pays est tellement important pour les plans de la nouvelle route de la soie en Chine. Par conséquent, une approche globale est nécessaire de manière urgente afin de mieux comprendre la dynamique interne et externe du Tchad qui, à son tour, peut aider les observateurs et les stratèges à identifier les scénarios de déstabilisation les plus susceptibles d’affliger cet état très important.


L’image montre le rassemblement d’hier à Sanaa, au Yémen, où jusqu’à 1 million de personnes ont condamné la guerre que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis mènent depuis deux ans.