
Le 13 décembre 2016 – Source entrefilets
On en espérait pas tant. En quelques semaines seulement, le Bloc atlantiste a fait un saut qualitatif remarquable sur l’échelle de Richter du désordre globalisé.

Le 13 décembre 2016 – Source entrefilets
On en espérait pas tant. En quelques semaines seulement, le Bloc atlantiste a fait un saut qualitatif remarquable sur l’échelle de Richter du désordre globalisé.
Par Zénon − décembre 2016

« Tout le monde tient le beau pour le beau,
C’est en cela que réside sa laideur.
Tout le monde tient le bien pour le bien,
C’est en cela que réside son mal. »
Lao-Tseu – Tao-tö King
Un premier coup de semonce eut lieu le 21 avril 2002. Le peuple français, apeuré de son propre élan nationaliste, fit alors machine arrière en promettant qu’on ne l’y reprendrait plus. Puis pour ainsi dire amende honorable en s’infligeant quinze ans de néolibéralisme à la sauce yankee… Tout était bon pourvu qu’étouffe l’hydre visqueuse couvée chez nous. Rassurée de voir le troupeau regagner l’enclos républicain, la classe politique n’a jamais admis que ce vote ne reflétait pas tant l’opinion des masses populaires, que leur profond
dégoût devant les magouilles et autres innombrables trahisons de leurs gouvernements successifs… Les mêmes causes produisant mécaniquement les mêmes effets, se poser en éternels garants des droits de l’Homme et de la liberté n’aura pas suffi aux « démocrates » pour enrayer la gangrène « fasciste »… Nous l’observons aujourd’hui partout : avec le parti Jobbik en Hongrie, l’AfD allemand, plus récemment avec le Brexit ou encore l’élection de Trump. En France, le Front national semble d’office pressenti pour le second tour en mai prochain. Les journalistes, politologues et autres experts s’interloquent et s’indignent en chœur de l’indocilité du votant… Se foutent-ils tout simplement de nos gueules ? Ou sont-ils schizophrènes au point d’oublier en avoir été les principaux artisans ?
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Par Emmanuel Leroy − Décembre 2016

Le gouvernement anglais représenté sous forme d’un monstre avec un corps écorché et la tête d’un démon.
Depuis le vote du Brexit au Royaume-Uni, le 24 juin dernier, tout se passe comme si l’agenda de la mondialisation semblait abandonné ou en tout cas avait du plomb dans l’aile.
En effet, si la perfide Albion elle-même, matrice historique de l’idéologie anglo-saxonne, abandonne le navire européen englué dans la crise migratoire et financière, alors on peut se dire à tout le moins que l’on assiste à un changement stratégique fondamental, de la part de ceux qui visent à la gouvernance globale. En effet, alors que les archives déclassifiées de la CIA en 2000 ont révélé les liens étroits entre les présumés «Pères de l’Europe» Jean Monnet et Robert Schuman avec leurs maîtres anglo-saxons, on peut légitimement se demander quel est l’intérêt des mondialistes de laisser à la dérive un instrument précieux de contrôle et d’asservissement des peuples.
Par Nicolas Bonnal – Le 22 novembre 2016
Aux années de tous les dangers succède la revanche du peuple.
François Fillon a été PM du scandaleux et déshonorant Sarkozy, mais ce n’est pas le problème. Il peut mentir et nous manipuler, mais ce n’est pas le problème. Il peut arriver au pouvoir et se dégonfler, mais ce n’est pas le problème. Il peut s’aplatir dans le futur face aux lobbies et au totalitarisme médiatique, mais ce n’est pas le problème. Il peut se soumettre aux minorités malveillantes et aux oligarques planétaires, mais ce n’est pas le problème.
En hommage à Fidel Castro, et à l’occasion de sa disparition, nous republions un article de Eduardo Galeano paru en 2008
Crédit lemonde.fr
Par
Ses ennemis disent qu’il a été un roi sans couronne et qu’il confondait l’unité avec l’unanimité.
Et en cela ses ennemis ont raison.
Ses ennemis disent que si Napoléon avait eu un quotidien comme le Granmma, aucun Français n’aurait appris la débâcle de Waterloo.
Et en cela ses ennemis ont raison.
Ses ennemis disent qu’il a exercé le pouvoir en parlant beaucoup et en écoutant peu, parce qu’il était plus habitué aux échos qu’aux voix.
Et en cela ses ennemis ont raison.
Mais ses ennemis ne disent pas que ce ne fut pas pour poser pour l’Histoire qu’il a offert son poitrail aux balles quand est survenue l’invasion, qu’il a affronté les ouragans d’égal à égal, d’ouragan à ouragan, qu’il a survécu à 637 attentats, que son énergie contagieuse a été décisive pour transformer une colonie en patrie, et que cela ne fut pas par la sorcellerie de Mandinga ni par un miracle de Dieu que cette nouvelle patrie a pu survivre à dix présidents des États-Unis, dont le couvert était mis pour le déjeuner.
Et ses ennemis ne disent pas que Cuba est un des rares pays qui ne participe pas à la coupe mondiale du paillasson.
Et voilà qu’ils ne disent pas que cette révolution, qui a grandi dans le châtiment, est ce qu’elle a pu être et non ce qu’elle a voulu être. Ni ne disent qu’en grande partie le mur entre le désir et la réalité est devenu plus haut et plus large à cause du blocus impérial, qui a noyé le développement d’une démocratie à la cubaine, qui a obligé à la militarisation de la société et a octroyé à la bureaucratie, qui pour chaque solution a un problème, l’alibi dont elle a besoin pour se justifier et pour se perpétuer.
Et voilà qu’ils ne disent pas que malgré tous les chagrins, malgré les agressions venant de dehors et les décisions arbitraires de dedans, cette île en souffrance mais obstinément joyeuse a généré la société latino-américaine la moins injuste.
Et ses ennemis ne disent pas que cet exploit fut l’œuvre du sacrifice de son peuple, mais aussi l’œuvre de la volonté têtue et de l’antique sens de l’honneur de ce caballero qui s’est toujours battu pour les perdants, comme son fameux collègue des champs de Castilla.
Eduardo Galeaneo
Par Doloresvek – Le 12 novembre 2016 – Source Dolores Vek Blog

Peut-être que si je me tiens devant ce grand drapeau, ils ne vont pas remarquer que je suis fasciste
À la suite de l’élection de Donald Trump, on nous dit que nous devons maintenant craindre que le fascisme ne s’installe aux États-Unis.
À quoi cette vision cauchemardesque d’une Amérique fasciste est-elle censée ressembler ? Ces États-Unis nouvelle version, sous le règne exclusivement vicieux du régime Trump, sont censés être un pays dans lequel les minorités doivent craindre pour leur vie. Le président parlera un langage de suprématiste blanc. Les Américains noirs devront craindre la mort aux mains de la police et des vigiles ; les Latins doivent craindre la déportation ; les musulmans, la violence islamophobe ; etc… Les bonnes gens plein d’humanité tremblent, alors que Trump pourrait utiliser les forces armées, la police secrète, les escadrons de la mort, les drones et la technologie de surveillance pour son bien et celui de ses copains. L’écosystème terrestre – la promesse d’une planète habitable – serait sacrifié par des hommes qui placent les profits au-dessus des besoins humains et du bien de l’humanité.
Par Jean-Clément Jeanbart – le 30 octobre 2016 – Riposte Catholique/Arrêt Sur Info

VOILÀ CE QUI NOUS ARRIVE À ALEP
Le monde entier est terrorisé à la vue de l’image d’Alep que lui ont servi les mass-médias ces derniers jours. Un grand nombre de nos amis de l’étranger se préoccupent pour nous et veulent avoir de nos nouvelles. Il est évident que nous vivons des moments tragiques de notre histoire et ce qui arrive continue à faire souffrir Alep et les Aleppins, qui depuis cinq ans n’ont pu avoir aucun répit, tellement ils ont été harcelés et malmenés par les groupes armés venus, de toute part dans le monde, pour mener une soi-disant guerre sainte, dans un pays gouverné par des impies et des infidèles !? Depuis cinq ans maintenant, les terroristes font la loi, là où les autorités civiles du pays n’arrivent pas à être présentes. Ils ont semé la terreur partout, tué des dizaines de milliers d’innocents, détruits par milliers les usines, les commerces et les institutions de services publiques, saccagé les habitations et volé, sans souci aucun, les biens du pays et des citoyens. Ils ont fait beaucoup de victimes innocentes, enlevé et sauvagement assassiné d’innombrables personnes pacifiques, y compris des religieuses, des prêtres et même des évêques.
«L’élection de Trump sera le plus formidable bordel jamais vu dans l’histoire de l’humanité»
Note du Saker Francophone Nous traduisons ici le texte de Michael Moore référencé par dedefensa.org dans son article du 27 octobre intitulé Notes sur une «rage-cosmique»
Par Michael Moore – Le 25 octobre – Source zerohedge
Je connais un tas de gens dans le Michigan qui envisagent de voter pour Trump et ils ne sont pas nécessairement d’accord avec lui. Ils ne sont ni racistes ni péquenots, ce sont en fait des gens assez décents, et donc, après avoir parlé à un certain nombre d’entre eux, je voulais écrire ceci.
Note du Saker Francophone
Suite à notre publication du 8 octobre dernier intitulée «La lettre d’écrivains, d’artistes et de journalistes syriens dénonçant les politiques étasunienne et russe», une lectrice syrienne francophone nous a demandé de publier ce communiqué en réponse à ce texte.
Par un groupe d’intellectuels syriens vivant au pays – Le 10 octobre 2016 – Le Saker Francophone.

Mur à la mémoire des journalistes et techniciens qui ont payé de leur vie la couverture du conflit qui touche leur pays
Nota : Ce communiqué a été signé par des écrivains, des romanciers et des journalistes de sensibilités différentes et ayant une réputation dans la vie culturelle syrienne. Ils ont un point commun, la défense de l’État syrien.
Certains d’entre eux ont vu leur maison brûlée par les terroristes, leur voiture volée, leur bibliothèque détruite ; à Damas, Lattaquié et Idleb.
Mais comme ils vivent au cœur de la guerre, sous les obus des bandes armées qui visent les civils dans la rue et dans les écoles, nous tairons leurs noms, de peur des représailles.
Vous devez comprendre que ceux qui affrontent le terrorisme au quotidien sont autrement plus exposés que ceux qui se pavanent dans les grands hôtels sous protection occidentalo-saoudo-qatarie.
Un jour, après la guerre, ces noms qui méritent le respect seront publiés.
Voici ce communiqué.
Avigail Abarbanel est une psychologue d’origine israélienne qui est sortie du culte sioniste, comme elle le nomme elle-même, et, dans une lettre à ses anciens compatriotes, tente de leur expliquer son point de vue d’ancien membre du culte.
Par Avigail Abarbanel – Le 8 octobre 2016 – Source Mondoweiss

Cher Israël et chers juifs israéliens,
Il est probable que vous écrire soit inutile et, d’ailleurs, je n’attends pas de réponse de votre part. J’écris par une sorte de sens du devoir. Après tout, je viens de chez vous alors, peut être, quelques uns pourraient m’écouter, être curieux, prendre un risque et examiner ce qui vous est impensable.