Par Aurélien – Le 6 août 2025 – Source Blog de l’auteur
Le billet de la semaine dernière a suscité beaucoup d’intérêt et de commentaires et, comme souvent par le passé, les commentaires m’ont fait réaliser qu’il y avait des aspects de ce dont j’avais discuté qui méritaient peut-être d’être développés davantage. Nous le ferons donc cette semaine.
En parlant des réactions occidentales probables à une défaite en Ukraine, je me suis nécessairement concentré jusqu’à présent sur les conséquences les plus ”matérielles”, à la fois du spectre des aboutissements potentiels et des idées brillantes pour éviter, ou du moins minimiser, les conséquences probables de ces aboutissements. J’ai parlé de sujets très concrets, de la science et de la technologie, du recrutement, de la formation et du déploiement de la main-d’œuvre militaire, de la production, du déploiement et du soutien de l’équipement militaire, etc. Je pense que mon point de vue a été suffisamment argumenté : il n’y a aucune possibilité réaliste de réarmement occidental maintenant, quel que soit le montant d’argent dépensé, ni de contester la domination russe sur l’agenda de la sécurité en Europe. Je n’ai encore vu aucune tentative raisonnable de montrer que cet argument est erroné ou inadéquat.
La légitimité politique par la guerre
Par
Aujourd’hui,
Le déclin a une certaine cadence, suivant un rythme d’arrogance et de désespoir, d’erreurs de calcul et d’illusions. L’empire en phase terminale, déconnecté de la réalité tout en s’accrochant aux mythes de sa propre indispensabilité, s’en prend aux menaces perçues non pas parce qu’elles sont réelles, mais parce qu’il ne peut concevoir un monde dans lequel il n’est plus le centre gravitationnel de l’histoire. Ainsi, la russophobie et la sinophobie ne fonctionnent pas simplement comme des constructions idéologiques, mais comme des symptômes de décomposition systémique, les rêves fiévreux d’une civilisation qui s’efforce de traiter sa propre obsolescence.
Les réactions au coup de téléphone du président américain Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine et les remarques du secrétaire américain à la Défense Peter Hegseth concernant les perspectives américaines sur l’état de la guerre en Ukraine et sa résolution étaient largement prévisibles. Certains y sont opposés et implacablement horrifiés, au point de se sentir trahis. D’autres jubilent et attendent. Ces derniers sont presque euphoriques dans leurs attentes ou leurs espoirs que la paix vienne rapidement. Les premiers semblent se préparer à jouer les trouble-fêtes.
Une fois de de temps en temps, un mémorandum diplomatique – un résumé proposant un changement de politique envoyé par un officier du service extérieur à ses maîtres politiques à Washington – a un impact capital. Le plus célèbre d’entre eux est le “
Par
L’administration Biden n’a pas renoncé à la guerre en Ukraine. Une réunion dans le cadre de la Réunion au Format Ramstein doit avoir lieu jeudi en Allemagne, présidée par le secrétaire américain à la Défense sortant Lloyd Austin, pour répondre aux besoins de défense de l’Ukraine, auxquels le président ukrainien Zelensky participera également.