Par Michel Straugof − Le 11 Septembre 2018
Note au lecteur : nous mettons à disposition l’ouvrage entier au format pdf
Les tours jumelles et parfois la tour 7 du World Trade Center de New-York monopolisèrent mondialement l’attention, pour l’étendue des pertes humaines, l’éradication de symboles et la médiatisation qu’elles connurent.
Comment, vous ignoriez que cette troisième tour de 47 étages était tombée quelques heures plus tard, sur le même site, sans être heurtée par quelque aéronef que ce soit ? D’entrée de lecture c’est vous dire, avec quel « soin » médias et officiels traitèrent ce sujet malgré sa gravité !
Le côté new-yorkais présentait un aspect spectaculaire, sans doute en partie nécessaire pour faire accepter par les foules nouvelles guerres et réduction des libertés individuelles, sous le coup d’une émotion parfaitement justifiée. S’il fallait que plusieurs milliers d’innocents, Étasuniens de surcroît pour la plupart, meurent pour amener une hausse juteuse et durable des résultats des entreprises du complexe militaro-industriel, qu’il en soit ainsi.
Un collaborateur du Washington Examiner a appelé l’Ukraine à bombarder le nouveau pont de Crimée. 
La Grande-Bretagne est prise d’une frénésie médiatique à cause de l’empoisonnement récent de l’ancien colonel russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en Angleterre. La Première ministre britannique, Theresa May, a demandé à la Russie de s’expliquer en prétendant qu’ils avaient été empoisonnés en utilisant un agent neurotoxique appelé « Novichok » (« Débutant » en russe ) qui était un produit de la recherche soviétique sur les armes biologiques. Il n’est plus produit et la destruction des stocks a été vérifiée par des observateurs internationaux. Cependant, sa formule est dans le domaine public et il peut être synthétisé par n’importe quel laboratoire chimique bien équipé, tel que celui de 

Le concept d’un pare-feu est utile : s’il y a une chance réelle que quelque chose d’inflammable s’enflamme et que vous êtes à côté, c’est une excellente idée de mettre un mur de matériaux ignifugés entre vous et lui. Les automobiles, par exemple, contiennent les ingrédients essentiels d’un explosif, du carburant sous pression, des étincelles électriques, des collecteurs d’échappement chauffés au rouge et des humains. Mettre un pare-feu entre le moteur de la voiture et les humains derrière semble être une bonne idée.
Le terme péjoratif de « théorie du complot » est automatiquement jeté sur n’importe qui ayant la témérité de questionner la véracité des histoires diffusées par les médias américains dominants : refusez de croire ce dont ils vous nourrissent, et vous êtes automatiquement étiqueté comme « théoricien du complot ». Mais que se passe-t-il si vous refusez de théoriser, d’attaquer, d’attribuer, d’insinuer ou d’offrir des versions alternatives, et si simplement vous soulignez que ce qui est prétendu être vrai n’est rien de moins que très peu probable ? Bien sûr, tout est possible ; par exemple, il est possible que chaque personne qui lit cet article attrape instantanément le hoquet. Mais ce n’est pas le plus probable. Si quelqu’un vous disait que tous ceux qui ont lu cet article ont effectivement eu le hoquet, je pense que vous seriez parfaitement en droit de dire que « c’est trop peu vraisemblable pour être vrai ». Vous pourriez refuser d’y croire sans être méprisé comme un « théoricien du complot » et sans être poussé à fournir une sorte de compte rendu alternatif parce que vous n’êtes pas obligé de donner un sens à l’absurdité de quelqu’un d’autre.
Par Robert Fisk – Le 25 août 2017 – Source