Par Michel Straugof − Le 11 septembre 2018
Note au lecteur : nous mettons à disposition l’ouvrage entier au format pdf
Notre cerveau est en général très réticent face aux changements importants. Ces derniers perturbent ses habitudes de raisonnement, le plongeant dans une zone où ses repères traditionnels deviennent inopérants et/ou erronés. L’impossibilité de se rattacher à du vécu, déclenche alors des réflexes de refus et de blocage. Comment le lecteur pourrait-il admettre, ex abrupto, cette perspective de l’inside job, sans s’imprégner auparavant de la violence continue de l’Histoire étasunienne volontairement dissimulée par une information hollywoodienne ?
Je conçois d’autant plus volontiers cette difficulté à accepter, de facto, un tel niveau de turpitude de la part d’un gouvernement, qu’il m’a fallu un long moment et de nombreux éléments factuels pour y parvenir. Pour débuter notre rapide incursion dans cette Histoire, genre de réflexion politique dont fut capable un des plus adulés de leurs hommes politiques de la seconde moitié du XXe siècle, encore doté de nos jours d’une image politique quasiment lisse, Robert Kennedy.

Un collaborateur du Washington Examiner a appelé l’Ukraine à bombarder le nouveau pont de Crimée. 
La Grande-Bretagne est prise d’une frénésie médiatique à cause de l’empoisonnement récent de l’ancien colonel russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en Angleterre. La Première ministre britannique, Theresa May, a demandé à la Russie de s’expliquer en prétendant qu’ils avaient été empoisonnés en utilisant un agent neurotoxique appelé « Novichok » (« Débutant » en russe ) qui était un produit de la recherche soviétique sur les armes biologiques. Il n’est plus produit et la destruction des stocks a été vérifiée par des observateurs internationaux. Cependant, sa formule est dans le domaine public et il peut être synthétisé par n’importe quel laboratoire chimique bien équipé, tel que celui de 

Le concept d’un pare-feu est utile : s’il y a une chance réelle que quelque chose d’inflammable s’enflamme et que vous êtes à côté, c’est une excellente idée de mettre un mur de matériaux ignifugés entre vous et lui. Les automobiles, par exemple, contiennent les ingrédients essentiels d’un explosif, du carburant sous pression, des étincelles électriques, des collecteurs d’échappement chauffés au rouge et des humains. Mettre un pare-feu entre le moteur de la voiture et les humains derrière semble être une bonne idée.
Le terme péjoratif de « théorie du complot » est automatiquement jeté sur n’importe qui ayant la témérité de questionner la véracité des histoires diffusées par les médias américains dominants : refusez de croire ce dont ils vous nourrissent, et vous êtes automatiquement étiqueté comme « théoricien du complot ». Mais que se passe-t-il si vous refusez de théoriser, d’attaquer, d’attribuer, d’insinuer ou d’offrir des versions alternatives, et si simplement vous soulignez que ce qui est prétendu être vrai n’est rien de moins que très peu probable ? Bien sûr, tout est possible ; par exemple, il est possible que chaque personne qui lit cet article attrape instantanément le hoquet. Mais ce n’est pas le plus probable. Si quelqu’un vous disait que tous ceux qui ont lu cet article ont effectivement eu le hoquet, je pense que vous seriez parfaitement en droit de dire que « c’est trop peu vraisemblable pour être vrai ». Vous pourriez refuser d’y croire sans être méprisé comme un « théoricien du complot » et sans être poussé à fournir une sorte de compte rendu alternatif parce que vous n’êtes pas obligé de donner un sens à l’absurdité de quelqu’un d’autre.