Par James Howard Kunstler – Le 1er mai 2017 – Source kunstler.com

Et tout à coup, les premières tempêtes de Trumptopia se calment ou cela y ressemble. La surface des choses devient paisible, car les douceurs de mai balaient les fatigues d’une saison boueuse qui s’étire. Quelqu’un a bloqué Kim Jong-un dans son bunker avec une cartouche de cigarettes et la vidéothèque de Vin Diesel. La France semble résignée à un mini-Hollande sous la forme rafraîchissante de Macron, le premier de la classe. Cela fait des semaines que le New York Times se plaint que les Russes ont volé l’élection de Hillary en tant que leader du monde libre. Nous sommes amenés à comprendre que le Congrès est en train de concocter en douce un projet de loi de dépenses qui permettrait de bloquer le gouvernement en septembre. Reste cool, Amérique… Oh, et avale chaque mensonge.






Deux choses frappaient toujours le nouvel arrivant en Amérique (voyez Céline) : la brutalité du pays, de sa population et de ses mœurs, la brutalité du terrain en fait ; la cruauté ensuite des contrôles et de cette police qui arrive à tuer 1200 citoyens par an tout en en contrôlant six millions (l’expression de camp de concentration électronique n’est plus métaphorique). C’est la brutalité de la matrice US qui se répand dans le monde, en particulier en Europe. Enfin l’Amérique enferme 2.3 millions de prisonniers, soit la plus grande population carcérale du monde (43% du total). Les chiffres sont comparables en pourcents à ceux de la dépense militaire US dans le monde (42%), et ce n’est certainement pas par hasard.