L’arrogant sultanat ne pourra pas survivre à un conflit avec ses voisins


Par Moon of Alabama – Le 29 avril 2026

Hier, les Émirats arabes Unis (EAU) ont déclaré qu’ils quitteraient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). C’est un divorce qui aura probablement de graves conséquences pour le bien-être des EAU.

C’est une importante décision, qui a pris du temps avant d’être prise et qui n’est pas une conséquence de la guerre actuelle d’USrael contre l’Iran.

Continuer la lecture

Jusqu’au bout. Oubliez tout règlement négocié avec l’Iran


Par Aurelien – Le 22 Avril 2026 – Source Blog de l’auteur

J’ai écrit à plusieurs reprises dans le passé au sujet de la négociation, en particulier dans le contexte de l’Ukraine, et j’essayais d’expliquer ce qu’elles sont réellement, ce que le vocabulaire plutôt vague de “pourparlers”, “réunions”, “discussions”, “négociations” et autres équivaut en termes pratiques, et j’ai également essayé de décourager les gens de penser que la négociation, ou tout document qui en découle, soit une sorte de magie qui résout tous les problèmes. Quelle que soit l’influence minimale que je puisse avoir, elle ne semble pas avoir eu d’effet pour clarifier les choses, et les auteurs ayant un nombre de lecteurs beaucoup plus importants que moi et plus de statut ne semblent pas intéressés par le sujet. Alors revenons-y, au risque peut-être de me répéter un peu. (Pour les raisons ci-dessus, je vais garder ce texte un peu plus court que d’habitude.)

Des négociations ont donc lieu lorsqu’il y a un problème que deux ou plusieurs parties veulent résoudre, ou un objectif qu’elles partagent, au moins en partie. Les négociations sont un processus structuré visant à affiner cet objectif commun, à réduire ou de préférence à éliminer les divergences et, si possible, à produire un accord, suivi d’un texte dont les deux parties sont satisfaites. Les négociations se déroulent souvent par étapes, où les partenaires discutent d’un problème ou d’un objectif et abordent progressivement une solution. Il y aura des négociations, beaucoup de travail informel dans ce que les diplomates appellent les “marges”, peut-être des histoires et des menaces sur l’issue des négociations, et, avec un peu de chance, un accord final qui pourrait prendre la forme d’un traité réel, ou d’un accord politiquement contraignant, ou simplement d’un communiqué. Comme je l’ai expliqué, les documents ainsi produits ne sont pas magiques : ce sont simplement des textes qui s’appliquent jusqu’à ce qu’ils ne s’appliquent plus, car les textes eux-mêmes doivent concrétiser un niveau sous-jacent d’accord entre les parties.  Si cet accord n’existe plus, alors le texte devient inutile sur le plan opérationnel. À l’inverse, des arrangements informels qui ne sont jamais écrits peuvent persister longtemps, car ils conviennent aux intérêts des parties impliquées.

Mais vous ne penseriez pas ainsi d’après la couverture médiatique et experte des deux séries de discussions (pas des “négociations”, s’il vous plait) à Islamabad, et d’un éventuel troisième cycle en cours de discussion au moment où j’écris. Nous avons vu des gros titres comme DE NOUVELLES CRAINTES DE GUERRE ALORS QUE LES POURPARLERS DE PAIX ÉCHOUENT ou que LES ESPOIRS DE PAIX SONT ANÉANTIS ALORS QUE LES ÉTATS-UNIS SORTENT, ou même LA DERNIÈRE CHANCE DE PAIX ALORS QUE DE NOUVEAUX POURPARLERS SONT PROPOSÉS. Maintenant, c’est un lieu commun du journalisme que les gros titres soient écrits par des sous-éditeurs, et non par les auteurs de l’article eux-mêmes et, dans ce genre de cas, il est clair que les différents groupes de stagiaires n’ont pas très bien communiqué entre eux. Mais prenons juste un moment pour définir quels sont réellement les objectifs des parties dans cette crise, puis voyons comment ils se rapportent à ce discours de prétendues tentatives désespérées d’éviter une reprise des hostilités.

Continuer la lecture

La guerre contre l’Iran. Pas de voie de sortie pour Trump


Par Moon of Alabama – Le 28 avril 2026

Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est rendu au Pakistan pour présenter une nouvelle proposition visant à mettre fin à la guerre USraélienne contre l’Iran. Les Pakistanais, avec le soutien de l’Arabie saoudite et de la Chine, assurent la médiation des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.

La proposition iranienne prévoit trois étapes :

  1. Un accord de paix avec une certaine garantie que les États-Unis et Israël s’abstiendront de toute nouvelle attaque contre l’Iran. Suite à cela :
  2. Un accord pour lever le blocus iranien du détroit d’Ormuz et le blocus américain du transport maritime iranien. L’Iran insiste pour garder le contrôle du détroit et pour collecter des contributions pour sa reconstruction auprès de chaque navire qui le traverse. Suite à cela :
  3. Parler du problème nucléaire.

L’administration Trump n’aime pas (archivé) la proposition mais ne sait pas ce qu’elle peut faire d’autre :

Continuer la lecture

La Russie semble encore espérer passer un accord avec Trump


Par Moon of Alabama – Le 27 avril 2026

Il est tout à fait évident que les États-Unis utilisent l’Europe et abusent d’elle pour augmenter la pression sur la superpuissance concurrente qu’est la Russie. Mais la Russie s’abstient de reprocher ces actes à Washington. Elle semble s’accrocher à l’illusion qu’un accord peut encore être conclu.

[R]emarques du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, 24 avril 2026

Lavrov décrit « l’Occident » comme étant une menace pour le reste du monde. Mais il fait la différence entre les États-Unis et l’UE pour leurs (prétendues) divergences de politique sur l’Ukraine. Ceci alors que la CIA dirige quotidiennement des drones ukrainiens vers le territoire Russe.

Extraits:

Continuer la lecture

L’erreur mécaniste. Pourquoi l’Occident se trompe si souvent en géopolitique ?


Par Alastair Crooke – Le 23 avril 2026 – Source Conflicts forum

Il y a une quinzaine d’années, j’avais écrit que la dépendance occidentale à l’égard de sa rationalité laïque n’était pas adéquate pour comprendre le conflit israélo-palestinien. Il était évident, même alors, que l’avenir de la région serait une guerre de plus en plus définie par des symboles religieux : c’est-à-dire Al-Aqsa contre le Troisième Temple.

Depuis lors, les choses ont évolué dans ce sens : en Israël, les élections nationales de novembre 2022 ont amené une nouvelle direction engagée à fonder Israël sur la « Terre du (Grand) Israël« , à déplacer la population non juive et à appliquer la loi halakhique.

La plate-forme du nouveau gouvernement est l’expression d’un objectif eschatologique et messianique basé sur la téléologie d’un chemin vers la Rédemption messianique qui n’est ni laïque, ni formulée avec la logique rationnelle des Lumières.

Mon point de vue d’alors – qui est toujours le même – est que les modes de pensée mécanistes laïques occidentaux comprennent mal ces changements fondamentaux. L’Occident insiste pour appliquer ses préceptes conceptuels occidentalisés à quelque chose — le messianisme et la poursuite de la rédemption — qui se situe en dehors du cadre de la conscience occidentale postmoderne d’aujourd’hui. Nous comprenons assez bien la politique du pouvoir, mais l’eschatologie est en grande partie un livre fermé pour la plupart des laïcs occidentaux.

Continuer la lecture

Le dilemme iranien, « ni guerre, ni paix »


Par Hamidreza Azizi – Le 26 avril 2026 – Source Iran analytica

Le 25 avril, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est rendu à Islamabad pour des consultations avec des responsables pakistanais impliqués dans la médiation entre l’Iran et les États-Unis. La visite a été suivie de projets de voyage à Oman et en Russie, avec un retour au Pakistan prévu par la suite. Bien que cette séquence reflète une diplomatie active, elle souligne également son caractère fragmenté. Il n’y a pas eu d’engagement direct avec les États-Unis et l’annulation d’une éventuelle visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont montré que la communication entre les deux parties restait indirecte et conditionnelle.

L’itinéraire d’Araghchi a une signification importante en soi. Le Pakistan continue de servir de principal canal de médiation, mais les visites ultérieures mettent en évidence les problèmes qui définissent maintenant les négociations. Oman est au cœur des discussions sur l’avenir du détroit d’Ormuz et les conditions d’accès maritime, tandis que la Russie est l’un des rares acteurs positionnés pour jouer un rôle dans le traitement du dossier nucléaire, en particulier des questions liées au stock iranien d’uranium hautement enrichi et au séquencement de tout arrangement potentiel. Ces mouvements suggèrent que la diplomatie emprunte de multiples voies, chacune liée à une dimension spécifique de cette grande confrontation.

Dans le même temps, ces efforts diplomatiques se déroulent dans des conditions qui restent façonnées par la pression. Le blocus naval américain se poursuit, les responsables iraniens soutiennent qu’aucune négociation directe n’aura lieu dans de telles circonstances, et la surveillance militaire autour du détroit d’Ormuz s’est intensifiée. Le cessez-le-feu qui a mis fin aux hostilités à grande échelle n’a pas créé de cadre politique stable. Au lieu de cela, il a cédé la place à une phase plus indéterminée dans laquelle les pourparlers se poursuivent parallèlement à la coercition économique, aux tensions maritimes et à la possibilité persistante d’une nouvelle escalade.

Continuer la lecture

Ces « effrayants » modèles d’IA ne sont que du vent


Par Moon of Alabama – Le 24 avril 2026

Il y a deux grandes entreprises dont les médias parlent tout le temps alors que les seuls produits sont des modèles dits « d’intelligence artificielle« .

L’une est OpenAI, dirigée par Scam Altman, et l’autre est Anthropic, dirigée par Dario Amodei.

Les produits que ces gars vendent sont des machines de simulation basées sur de grands modèles de langage.

On peut poser des questions à ces machines. Les modèles reconnaîtront les modèles de ces questions et les compareront avec les modèles qu’ils ont appris au cours de leur formation. Ils simulent ensuite de vraies réponses en ajoutant les mots les plus probables correspondants aux précédents. Ce sont des outils probabilistes de prédiction du langage.

Continuer la lecture

La guerre contre l’Iran. A qui la faute ?


Par Moon of Alabama – Le 24 avril 2026

Q : Pourquoi les États-Unis font-ils la guerre à l’Iran ?

Réponse du Département d’État américain :

Comme les États-Unis l’ont expliqué dans de multiples lettres au Conseil de sécurité des Nations Unies, y compris plus récemment le 10 mars, les États-Unis sont engagés dans ce conflit à la demande et dans l’autodéfense collective de leur allié israélien,…

Continuer la lecture

Le pouvoir se rééquilibre en Europe


Par Simplicius – Le 21 avril 2026 – Source Blog de l’auteur

Aujourd’hui, jetons un regard plus distant sur les derniers développements mondiaux, étant donné qu’il existe plusieurs vecteurs d’intérêt divergents qui méritent d’être notés.

Premièrement, Victor Orban a été largement battu aux élections hongroises, à la grande joie de l’axe anti-russe. Malheureusement pour eux, il s’avère que le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar n’est guère “meilleur” que son prédécesseur.

Après avoir gagné, il a déclaré qu’il parlerait à Poutine et semble également être assez “peu favorable” aux initiatives ukrainiennes, par rapport à ce qu’on attende de lui.

Continuer la lecture

La guerre contre l’Iran. Une impasse sans voie de sortie


Par Moon of Alabama – Le 23 avril 2026

Le président américain Donald Trump a de nouveau renoncé à exécuter ses menaces contre l’Iran :

Trump a déclaré que le cessez-le-feu devait prendre fin mercredi, mais il a décidé de le maintenir en place car le gouvernement de Téhéran est « gravement fracturé ».

Il a déclaré que la pause se poursuivrait “jusqu’à ce que” les dirigeants et les représentants de l’Iran soumettent une “proposition unifiée” pour mettre fin à la guerre avec les États-Unis et Israël. Trump a également déclaré qu’il avait pris cette décision à la demande d’Asim Munir et de Shehbaz Sharif du Pakistan. Il a dit qu’il avait ordonné à l’armée américaine de maintenir le blocus en place jusqu’à ce qu’une proposition soit présentée.

Comme Trump l’avait précédemment reconnu, les États-Unis ont pourtant déjà reçu la proposition iranienne en 10 points.

Ce que Trump reconnaît sans le dire, c’est qu’il est peu probable qu’il y ait un règlement négocié de la guerre. Les États-Unis sont structurellement incapables de lever les sanctions contre l’Iran ou de signer un traité de paix. L’Iran n’est pas disposé à renoncer à ses droits (d’enrichissement) pour de simples promesses que Trump ou ses successeurs ne tiendront probablement pas.

Continuer la lecture