Par Thomas Fazi – Le 9 janvier 2026 – Source Blog de l’auteur
Quelques heures à peine après l’enlèvement de Maduro lors d’une attaque meurtrière contre le Venezuela, Trump a de nouveau réitéré son ambition de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome du Danemark qui est un membre de l’UE et de l’OTAN. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale« , a déclaré Trump, sans plus de précisions, comme si la revendication allait de soi.
Les réactions européennes furent dispersées, confuses et profondément révélatrices. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a répondu de manière prévisible en réfutant les déclarations de Trump et en avertissant que l’agression américaine contre le Groenland marquerait effectivement la fin de l’OTAN. Dans une déclaration commune, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Pologne, de l’Espagne, du Royaume-Uni et du Groenland lui-même ont réaffirmé leur engagement envers l’OTAN tout en déclarant que le Groenland appartient à son peuple et que les décisions concernant l’île ne concernent que le Danemark et le Groenland. Mais ces déclarations sonnent creux.
Dans l’histoire des relations entre les États-Unis et l’Amérique latine, ce qui vient de se passer au Venezuela n’est guère unique : en un peu moins de cent ans, de 1898 à 1994, le gouvernement américain est intervenu avec succès pour changer de gouvernement en Amérique latine
Le plan de la CIA/Mossad visant à déclencher une révolution de couleur en Iran, qui a attiré l’attention du monde entier et un tsunami d’articles de propagande décrivant les manifestations iraniennes comme un mouvement populaire massif et imparable, a échoué. Oui, les manifestations se poursuivent dans certaines régions du pays, mais les forces de sécurité iraniennes ont enlevé les gants et ripostent. Les estimations des pertes sont très élastiques, allant de centaines à des milliers de morts. Les responsables iraniens ont annoncé que les chefs présumés des réseaux de manifestations violentes seraient exécutés publiquement à partir de mercredi.
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Finalement, une action prédatrice sans fard de Trump et de son équipe – l’enlèvement du président Maduro lors d’un raid militaire nocturne éclair – a poussé 2026 dans un moment charnière. Un moment charnière non seulement pour l’Amérique latine, mais aussi pour la politique mondiale.