Par Dmitry Orlov − Le 22 Janvier 2025 − Source Club Orlov

Il y a deux jours, le monde a assisté avec une impatience totalement imméritée à la relève de la garde dans le majestueux dôme de Washington, la rotonde du capitole. Des serments ont été prononcés et trois révérends – un juif, un protestant et un catholique – ont entonné leurs bénédictions, conformément à la signification latine originelle du mot « inauguration », qui est la recherche de signes d’approbation divine. Mais qu’y a-t-il à approuver ? Certes, la république bananière américaine est toujours aux affaires, avec son trait essentiel de politique bipolaire : Trump a immédiatement annulé une série de décrets de Biden, tout comme Biden l’avait fait avec les siens.

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Le président américain Donald Trump, fraîchement inauguré, pourrait faire fausse route dans sa quête d’un accord de paix russo-ukrainien, qu’il a pourtant affirmé à maintes reprises pouvoir réaliser dès son premier jour à la Maison Blanche. Bien que Trump semble bien intentionné et optimiste quant à la facilité de résoudre la guerre Russie-OTAN en Ukraine face aux dures réalités du conflit, il continue de fixer des attentes irréalistes. En outre, il prend des décisions politiques sur la base de données erronées, ce qui produit toujours de mauvais résultats. Il semble qu’il soit induit en erreur, volontairement ou non, par ses conseillers ou par les services de renseignement américains, ce qui risque d’entraver ses efforts pour conclure un accord ou un traité entre l’Ukraine et la Russie ou entre les États-Unis et la Russie. C’est ce que démontrent les déclarations du président Trump et des membres de sa nouvelle administration, qui ne compte aucun expert sérieux de la Russie ou de l’Ukraine.


La Russie et l’Iran, en tant que voisins immédiats et grandes puissances avec une histoire glorieuse, ont eu une relation difficile et mouvementée au travers des siècles. C’est au crédit du pragmatisme iranien que ce pays a appris à vivre avec les conséquences de l’expansionnisme de la Russie tsariste plutôt que de s’enfermer dans une inimitié éternelle. À certains égards, il partageait également le sort de la Chine aux mains de puissances prédatrices. De telles expériences amères sont inévitablement ancrées dans la psyché d’une nation.