Par Leonid Savin − Le 23 février 2020 − Source Oriental Review

J’ai récemment lu un article sur les cyborgs publié dans le magazine américain Wired. Le sujet en lui-même n’est pas nouveau, et il y a déjà un certain nombre d’adeptes de ce concept post-philosophique en Occident. Du « A Cyborg Manifesto » de Donna Haraway, écrit en 1985, à l’adoption d’un projet de loi sur les droits des cyborgs proposé par le cyberactiviste Rich MacKinnon en 2016 lors de la conférence SXSW à Austin, Texas, qui est maintenant connu sous le nom de Cyborg Bill of Rights v1.0, ce genre de sous-culture est devenu assez influent et se revendique comme étant l’une des tendances du monde moderne.
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Il était déjà évident depuis de nombreuses années que l’Empire anglo-sioniste n’était pas viable, qu’il devait sombrer tôt ou tard. Il y avait deux scénarios principaux qui étaient généralement considérés pour cet effondrement : une crise externe – à priori une défaite militaire majeure – ou une crise interne due à un effondrement économique.



Alors que les États-Unis et le Royaume-Uni, pour endiguer les infections de la Covid-19, adoptent une approche guerrière, avec des niveaux intrusifs d’intervention dans la vie sociale, ces gouvernements – comme corollaire du confinement – proposent des renflouements massifs. À première vue, cela peut sembler à la fois raisonnable et approprié. Mais attendez … Renflouer quoi, et qui ? 

Le coronavirus existe et remettre en cause la crise sanitaire n’a aucun sens. Pourtant, ce qu’elle nous révèle est autre. Impossible de fermer les yeux sur l’ampleur de la dégradation des institutions étatiques dans notre monde néolibéral, qui n’a eu de cesse de réduire le public au profit du privé et montre son incapacité à gérer une poussée virale, une pandémie, qui n’est ni la première, ni la dernière, mais qui, surtout, n’est pas la seule en cours et pas la plus meurtrière aujourd’hui. Or, des mesures absolument inédites sont adoptées à travers le monde, les pays qui résistent font l’objet de pressions sans précédent. Et parallèlement, l’on voit une peur grandissante s’infiltrer dans les populations et pour cause, elles sont mises en situation de détresse psychique, artificiellement en situation de survie. Autant la réalité de l’existence de la crise sanitaire est incontestable, autant son instrumentalisation apparaît toujours plus clairement.