La fin de « l’ordre international fondé sur des règles »


Par Moon of Alabama − Le 22 septembre 2020

Les pays « occidentaux », c’est-à-dire les États-Unis et leurs « alliés », adorent parler d’un « ordre international fondé sur des règles » qu’ils disent que tout le monde devrait suivre. Cet « ordre fondé sur des règles » est un concept bien plus vague que l’état de droit réel :

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Chine : tout se déroule comme prévu


Par Pepe Escobar − Le 24 août 2020 − Source Asia Times via The Saker

Pepe EscobarCommençons par l’histoire d’un sommet qui disparaît étrangement.

Chaque mois d’août, la direction du Parti communiste chinois (PCC) converge vers la ville de Beidaihe, une station balnéaire à environ deux heures de Pékin, pour discuter de politiques sérieuses qui se fondent ensuite dans des stratégies de planification à approuver lors de la session plénière du Comité central du PCC, en octobre.

Pepe Escobar

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La Biélorussie sera-t-elle le prochain Banderastan (*)?


(*) Banderastan : c’est ainsi que le Saker nomme l’Ukraine, pays désormais dirigé par les adorateurs des reliques de Stepan Bandera, l’ex-dirigeant nazi ukrainien pendant la Seconde guerre mondiale 


Par The Saker − Le 19 août 2020 − Source Unz Review via thesaker.is

La situation en Biélorussie évolue très rapidement, et pas pour le mieux, c’est le moins qu’on puisse dire. Beaucoup de choses se sont passées, mais voici un résumé des développements les plus cruciaux, à mon avis :

Loukachenko

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Le triangle polonais de Lublin va créer beaucoup de problèmes dans les relations entre Russie et Belarus


Par Andrew Korybko − Le 4 août 2020 − Source orientalreview.org

andrew-korybkoLes ambitions de la Pologne visant à rétablir son statut de grande puissance européenne, perdu depuis longtemps, ont reçu une nouvelle impulsion suite à l’établissement de ce que l’on peut nommer le « triangle de Lublin » dont les trois sommets sont la Pologne, la Lituanie et l’Ukraine, et qui vise de facto à raviver le Commonwealth polono-lituanien comme coeur de l’initiative des Trois Mers menée par Varsovie. Cette initiative est bien placée pour lever de nombreux obstacles face à la Russie en Europe de l’Est, surtout en termes de partenariat stratégique avec son capricieux allié  bélarusse, qui fut des siècles durant une région de la Pologne.

L’Ukraine, la Pologne et la Lituanie créent un nouveau format de coopération appelé Triangle de Lublin

La « Bataille pour le Bélarus »

Le Bélarus apparaît depuis peu comme le nouveau front de la Nouvelle Guerre Froide entre la Russie et l’Occident, analysée par l’auteur en détail dans son article du mois dernier : « Le Bélarus joue l’enchère étasunienne en accusant la Russie de ses désordres relevant de la révolution de couleur ». Dans les deux semaines qui suivirent cette publication, le Bélarus a bel et bien joué l’enchère étasunienne, et a accusé la Russie de ses désordres relevant de la révolution de couleur, en affirmant que ceux-ci relevaient d’une opération secrète visant à déstabiliser l’ancienne république soviétique avant l’élection présidentielle qui doit s’y tenir la semaine prochaine. Bien que cette provocation spécifique n’aurait pas pu être prédite, le simple fait qu’un événement de ce genre se produise n’était pas chose inattendue, au vu de la tendance générale à l’hostilité développée par l’État biélorusse à l’encontre de la Russie, développée par l’auteur dans l’article pré-citée, et suivie de près par celui-ci au cours des cinq dernières années.

L’« initiative des trois mers »

Il ne fait guère de doute que Lukashenko va se faire ré-élire, et il semble de plus en plus probable que la dernière provocation en date sera exploitée comme prétexte « publiquement plausible » pour accélérer son pivot vers l’Occident suite à l’élection. Il n’agit pas ainsi pour remplir un vide géopolitique, car la Pologne a mis les bouchées doubles pour se rendre attirante aux yeux du Bélarus, se présentant comme un contrepoids crédible face à la Russie, soutenu par les États-Unis, au cours des dernières années. La Pologne a surtout agi ainsi au travers de l’« initiative des trois mers » [three seas initiative, TSI], dont elle mène la barque, et dont la vision est de remplir l’aspiration du dirigeant d’entre-deux guerres Pilsudski, l’« Intermarium ». Ce projet renvoie à l’objectif de Pilsudski, qui était de créer un réseau d’États alliés entre l’Allemagne et l’URSS d’alors, dont le poids géostratégique aurait été plus fort que la somme des poids des parties, établissant ainsi un nouveau pôle de pouvoir européen centré sur la Pologne.

L’« Intermarium » contemporain

Les États-Unis soutiennent la TSI parce qu’ils considèrent ce projet comme un « coin » parfait pro-étasunienne entre ces deux grandes puissances, surtout à la lumière de leur rapprochement récent opéré vers Nord Stream II pour des raisons énergétiques. Les nombreux États, de tailles petites ou moyennes, situés entre eux et l’espace européen central et oriental entretiennent historiquement des soupçons quant aux intentions allemandes et russes, ce qui contraint leurs gouvernements à aller chercher une force d’« équilibrage » plus loin sur la carte. Leurs sociétés sont également pré-conditionnées par l’histoire et le contrôle dominant des États-Unis sur les récits développés par les médias dominants approuvant que les États-Unis jouent ce rôle dominant ; ils sont ainsi portés à croire que cela sert également leurs propres intérêts. Au cours du mois de juillet 2020, trois développements interconnectés ont accru l’attractivité de la TSI pour le Bélarus, dans le contexte de compétition du moment.

Trois pas vers les Trois mers

Pour commencer, le président Duda — l’un des alliés de Trump les plus loyaux au monde, et un fier nationaliste polonais — a réussi de peu à se faire réélire au cours d’un scrutin analysé par l’auteur dans son article « l’avenir de la Pologne reste prometteur, mais son éclat s’atténue ». Cette réélection a assuré que les EuroRéalistes au pouvoir vont poursuivre leurs projets de TSI soutenus par les États-Unis au lieu de « les soumettre à des compromis » pour faire plaisir à l’Allemagne, comme l’« opposition » contrôlée par Berlin l’aurait sans doute fait. Second point, la Pologne a établi ladite plateforme du « triangle de Lublin » visant à une coopération régionale entre Pologne, Lituanie et Ukraine, visant de facto à raviver le Commonwealth polono-lituanien comme coeur de la TSI. Que le Bélarus soit entré dans des discussions d’« initiatives régionales«  avec la Pologne au cours des jours qui ont suivi l’établissement de ce triangle n’est pas une coïncidence. Troisième point, Trump s’est engagé à déployer mille soldats de plus en Pologne.

Somme toute, il apparaît clairement que les ambitions de la Pologne de rétablir son statut de grande puissance, perdu depuis longtemps, ont reçu une nouvelle impulsion, précisément au moment où le Bélarus cherche un moyen d’« équilibrer » la Russie. Le second mandat du président Duda verra probablement son parti conservateur-nationaliste tendre les muscles régionaux du pays, comme le prouve l’établissement du Triangle de Lublin ; ce dernier est nommé ainsi symboliquement, en référence à l’union de Lublin de 1569, qui avait créé le Commonwealth polono-lituanien. L’envoi de mille soldats étasuniens supplémentaires en Pologne, en parallèle avec le retrait d’Allemagne de 12 000 d’entre eux, envoie le fort signal selon lequel les États-Unis considèrent Varsovie comme un partenaire plus important dans ses ambitions du XXIème siècle que Berlin. L’importance générale contemporaine du Bélarus s’en trouve renforcée, le pays étant situé à la périphérie de la TSI soutenue par les États-Unis et ayant historiquement fait partie du royaume de Pologne.

Un CEPA biélorusse est-il dans les cartons?

Si l’on accepte l’idée que le Triangle de Lublin constitue le coeur de la TSI, et vise à raviver la sphère d’influence polonaise sur les territoires de son ancien Commonwealth, pour ensuite étendre son influence sur l’ensemble de la sphère centrale et orientale, en plein alignement avec les objectifs géostratégiques étasuniens quant à la Russie, il s’ensuit naturellement que le Bélarus pourrait constituer le cas d’école parfait pour prouver la viabilité de tels projets. L’alliance polono-étasunienne veut « débaucher » l’ancienne république soviétique hors de la sphère d’influence de la Russie après l’élection, et l’encourager à pénétrer dans un dénommé « Accord de partenariat amélioré et général [Comprehensive and Enhanced Partnership Agreement, CEPA] » avec l’Union européenne, à l’image exacte de celui que l’Arménie, autre État membre de l’Union Eurasiatique a signé il y a quelques années, sachant que cela amènera probablement la Russie à imposer des restrictions d’urgence pour protéger son économie, et va ainsi créer un autre point d’appui qui pourra être exploité plus tard.

Ruiner l’Union eurasiatique

Il n’existe en pratique pas de frontière entre la Russie et le Bélarus, du fait de leur appartenance commune à l’« État d’Union », si bien que Moscou se retrouverait contrainte de protéger ses entreprises contre un afflux de marchandises en provenance de l’UE dans le pays via Minsk, en cas de CEPA. Ce scénario ne s’est jamais produit avec l’Arménie, du fait que ce petit État enclavé ne jouxte aucun pays membre de l’UE, et bien sûr pas la Pologne, l’économie la plus importante d’Europe centrale et orientale ; mais le Bélarus connaît une situation géographique très différente. La stratégie semble être d’amener Loukashenko à resserrer complètement les relations de son pays avec l’Occident, à commencer par les relations économiques, et en utilisant la Pologne, soutenue par les États-Unis, comme principal partenaire du Bélarus en ce sens. La suite sera que la Russie devra réagir selon l’échelle d’escalade prédite par les stratèges étasuniens. Cette réaction pourra à son tour être exploitée comme prétexte pour faire quitter l’Union Eurasiatique par le Bélarus de son propre chef, ou pour que la Russie en suspende l’adhésion de facto.

Du point de vue bélarusse, il s’agit d’une stratégie à haut risque, car elle est vouée à provoquer des épreuves colossales à son peuple, dont les moyens de subsistance sont fortement liés à la Russie, de manière directe ou indirecte, mais Loukashenko pourrait rechercher une aide économique occidentale en parallèle avec une accélération de la privatisation de l’économie de son pays, ainsi qu’un meilleur accès au marché de l’UE, au travers d’un potentiel CEPA pour en modérer certains effets. Mais l’économie biélorusse subira très probablement un grand choc du genre de celui que la Russie a connu dans les années 1990, malgré l’objectif affiché par son gouvernement, qui est d’éviter qu’il soit aussi prononcé et aussi long. Mais répétons-le, ce chemin est à haut risque, et le Bélarus n’a pas de raison objective de vouloir l’emprunter. Il s’agit purement et simplement de la décision personnelle de Loukashenko.

Récits relevant de la guerre de l’information

Dans l’hypothèse où il ferait prendre à son pays ce tournant drastique, il essayera probablement de le vendre à sa population sur l’idée de fond que la Russie n’a pas seulement « maltraité » ses compatriotes en « ne les considérant pas comme des égaux » et en les « pressurant » pour qu’ils « sacrifient leur souveraineté » au profit de l’« État d’Union mené par la Russie », mais a activement cherché à « s’ingérer » dans leurs affaires intérieures via la scandale de fake news des mercenaires, au risque de transformer le Bélarus en « un gros Donbass ». Ce récit négatif pourrait se voir contrasté par un récit « positif » fabriqué, montrant la Pologne comme ayant la « volonté politique » de « tenir tête à la Russie » « de manière significative », en faisant le « partenaire naturel » du Bélarus, au vu des grands intérêts stratégiques partagés par les deux pays, ainsi que leur histoire commune, ainsi qu’avec leurs deux voisins partagés qui sont la Lituanie et l’Ukraine, et qui sont les deux autres sommets du triangle de Lublin.

Le modèle du Monténégro

Les Biélorusses s’opposant activement au pivot pro-étasunien/pro-polonais de leur gouvernement contre la Russie, en manifestant pacifiquement et/ou en exprimant leur désaccord par d’autres moyens, tels que les réseaux sociaux en tous genres, pourraient fort bien se voir accusés d’être des « agents russes/du GRU », et traités de la plus dure des manières. Qu’importe que ces accusations soient fausses, la seule chose qui compte sera que Loukashenko joue la « carte russe » pour « rendre légitime » une répression antidémocratique contre les dissidents. Loukashenko était jadis décrit comme « le dernier dictateur d’Europe » par certains des pays occidentaux qui le courtisent aujourd’hui, mais à l’image de leur acceptation du dictateur Djukanovic au Monténégro, qui avait lui aussi monté ses provocations anti-russes, ils retourneront leur veste au sujet de Loukashenko exactement de la même manière, puisqu’il suit le même chemin.

Conclusions

La « Bataille pour le Bélarus » ne présage rien de bon du point de vue de la Russie, car il semble que Loukahsenko a d’ores et déjà choisi de pratiquer un pivot pour s’éloigner du voisin fraternel de son peuple, en faveur de ceux qui l’occupèrent jadis des siècles durant. Il n’aurait certainement pas pu opter pour une telle décision de manière aussi simple si le Triangle de Lublin n’avait pas été créé récemment ; cette initiative tient lieu de coeur intégrationnel au TSI, mené par la Pologne mais soutenu par les États-Unis, présenté comme un moyen crédible de « peser » face à l’Union eurasiatique menée par la Russie. Comme cela se produit pour tout pivot décisif de l’histoire, le Bélarus est voué à subir beaucoup de retours de flamme s’il prend ce chemin à l’issue des élections de la semaine prochaine, et qu’il n’est pas simplement en train de jouer les enchères auprès de son parrain traditionnel russe en usant des offres polonaises pour s’attirer des avantages à l’Est. Yanukovich pensait pouvoir jouer ainsi les enchères pour l’Ukraine, mais on se souvient que cela ne s’était pas du tout bien terminé pour lui.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Note du Saker Francophone

On va se contenter de rappeler que les ambitions de la Pologne de retrouver un ancien statut de grande puissance ont fait partie des causes principales du déclenchement de la seconde guerre mondiale. L'obstination aveugle de Beck, à l'époque ministre des affaires étrangères de la Pologne, à refuser toute négociation avec l'Allemagne, et le "soutien" et les garanties tout à fait hypocrites accordées par l'Empire britannique font partie des causes premières d'un conflit qui aurait pu être évité. Il ne faudrait pas que les mêmes motivations, couplées à des "garanties" étasuniennes, déclenchent un conflit dramatique, cette fois-ci pas à l'Ouest, mais à l'Est.

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

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Armes nucléaires : des propos alarmants


« Tout missile entrant sera considéré comme porteur d’une charge nucléaire » – Les militaires russes mettent en garde au milieu des négociations sur le nouveau traité START


Par Tyler Durden − Le 7 août 2020 − Source Zero Hedge

Bien que tous les regards se soient tournés vers le scénario émergent de la « nouvelle guerre froide » entre les États-Unis et la Chine, l’armée russe vient de publier une déclaration rare et révélatrice qui représente peut-être jusqu’ici  la menace la plus grave entendue au cours des négociations d’extension du traité New START.

« La Russie percevra tout missile balistique lancé sur son territoire comme une attaque nucléaire qui justifie des représailles nucléaires, a averti l’armée dans un article publié vendredi », selon Associated Press.

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Connivence États-Unis, Canada et HSBC contre Huawei : un cas d’école de guerre hybride


Par Andrew Korybko − Le 25 juillet 2020 − Source news.cgtn.com

andrew-korybkoLe terme de guerre hybride fait le buzz depuis la crise de 2014 en Ukraine, et on l’emploie généralement en référence à des actions non-militaires employées par les États pour s’octroyer un avantage sur ses rivaux. La connivence entre les États-Unis, le Canada et HSBC contre Huawei et contre Meng Wanzhou, sa directrice financière, constitue un cas d’école quant à ce phénomène.
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Accro aux armes nucléaires


Pourquoi la politique américaine à ce sujet ne change pas


Par Moon of Alabama – Le 6 août 2020

Le 6 août 1945, il y a soixante-quinze ans, l’armée américaine a largué une bombe nucléaire sur Hiroshima. Quelques jours plus tard, une autre a anéanti Nagasaki.

A la question de savoir pourquoi les États-Unis ont utilisé des bombes nucléaires, plusieurs réponses ont été données. La décision a impliqué plusieurs personnes aux motivations différentes. Certaines de ces personnes, surtout dans l’armée, étaient opposées à l’utilisation de la bombe. Le Japon était prêt à se rendre avant même que les bombes nucléaires ne soient larguées. Il ne s’est pas rendu parce que les bombes ont détruit deux de ses villes.

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La Russie et la prochaine élection présidentielle aux États-Unis


Par The Saker − Le 28 juillet 2020 − Source Unz Review via thesaker.is

Commençons par un avertissement : dans cet article, je suppose qu’il y aura une élection présidentielle américaine à l’automne. À l’heure actuelle, il semble probable que cette élection aura lieu – il semble n’y avoir aucun moyen légal de l’annuler ou de la retarder – mais ce n’est en aucun cas certain – voir ici un article traduit automatiquement, et très intéressant, d’un analyste qui prédit une diarchie après l’élection.

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Comment reprendre le contrôle de votre esprit


Par Cynthia Chung − Le 8 juillet 2020 − Source Strategic Culture Foundation

© Photo: Public domain

« Les politiciens, les prêtres et les psychiatres sont souvent confrontés au même problème : comment trouver le moyen le plus rapide et le plus permanent de changer la croyance d’un homme… Le problème du médecin et de son patient nerveusement malade, et celui du chef religieux qui s’efforce de gagner et de retenir de nouveaux convertis, est devenu aujourd’hui le problème de groupes entiers de nations, qui souhaitent non seulement confirmer certaines croyances politiques à l’intérieur de leurs frontières, mais aussi faire du prosélytisme à l’extérieur ».

William Sargant – Bataille de l’esprit

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Toute honte bue, la Grande-Bretagne vient de se soumettre à son grand frère étasunien en interdisant Huawei


Par Andrew Korybko — Le 21 juillet 2020 — Source oneworld.press

andrew-korybkoAu lieu de faire preuve du respect que doit à lui-même tout pays indépendant, chose qu’il a pourtant été des siècles durant, le Royaume-Uni s’est de lui-même soumis à la volonté étasunienne et s’est fait son mandataire dans la nouvelle guerre froide, et ce en échange de… rien du tout.

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