De l’eau dans le gaz ukrainien

Par Andrew Krammer et David Herszenhorn
Le 23 mars 2015 – Source nytimes.com

La dispute entre Porochenko et l’oligarque Kolomoisky accentue l’instabilité en Ukraine.

Moscou –  Une dispute entre le président ukrainien Porochenko et le milliardaire gouverneur d’une des régions du pays, Igor V. Kolomoisky, à propos du contrôle de deux sociétés pétrolières publiques a pris de l’ampleur lundi, mettant le gouvernement ukrainien face a l’une de ses plus sérieuses crises internes depuis qu’il a accédé au pouvoir, l’année dernière.

Avant que la dispute ne devienne publique, la semaine dernière, Igor Kolomoisky était l’un des plus fervents partisans du gouvernement de Kiev. Les milices qu’il finançait de sa poche ont joué un rôle crucial pour empêcher les séparatistes pro-russes d’avancer plus profondément en Ukraine.

Cette alliance semble maintenant menacée alors que M. Porochenko et M. Kolomoisky se sont disputés a propos de l’avenir de deux sociétés, UkrTransNafta et UkrNafta et qu’en plus, le président a annoncé qu’il allait prendre les mesures nécessaires pour incorporer les milices, comme celles contrôlées par M. Kolomoisky, dans l’armée régulière ukrainienne.

Cette tension survient alors que M. Porochenko est sous une très forte pression pour démontrer sa capacité a contrôler la stabilité d’un pays continuellement en guerre et une économie en chute libre, nécessitant des dizaines de milliards de dollars d’aide internationale en soutien.

Signe que l’animosité augmentait encore lundi, M. Porochenko a ordonné aux services de sécurité de l’État d’arrêter les hommes en armes, que l’on suppose loyaux a M. Kolomoisky, qui occupaient les bureaux de UkrTransNafta, situés dans la capitale, Kiev, depuis la semaine dernière.

Quelques députés ont appelé a ce que M. Kolomoisky soit démis de ses fonctions de gouverneur de Dniepropetrovsk alors que quatre autres membres du parlement annonçaient qu’ils quittaient le parti de M. Porochenko, apparemment en signe de soutien a M. Kolomoisky.

La cause de la querelle est une loi votée par le parlement ukrainien, la semaine dernière, diminuant les pouvoirs de M. Kolomoisky en tant qu’actionnaire minoritaire de ces sociétés et donc permettant un changement de direction qu’il avait auparavant refusé.

Tard dans la nuit de jeudi dernier, des hommes masqués et armés ont fait irruption dans les locaux de UkrTransNafta, apparemment en soutien au directeur tout juste démis, Oleksandr Lazorko, un allié de M. Kolomoisky qui avait refusé de quitter les bureaux.

Quelques temps plus tard, M. Kolomoisky est sorti des bâtiments pour annoncer que ses hommes venaient de faire avorter une tentative de la part de saboteurs russes pour prendre le contrôle de UkrTransNafta. Lorsque les journalistes lui ont demandé pourquoi il était là à une heure si tardive, M. Kolomoisky s’en est pris a eux dans une violente diatribe filmée, comme le fut le raid lui-même.

Le gouvernement a précisé qu’il n’y avait pas eu tentative de sabotage.

La capacité de M. Kolomoisky, en tant qu’actionnaire minoritaire, de contrôler les décisions du directoire de ces sociétés est un exemple des accords douteux qui ont gangrené l’économie ukrainienne pendant des années.

Plus inquiétant encore, la querelle a mis en évidence la menace potentielle que ces milices privées exercent contre le fragile nouveau gouvernement.

Démontrant ce risque, M. Kolomoisky a, au cours de sa diatribe aux reporters, fait remarquer que, sur son ordre, 2 000 hommes armés pouvaient descendre sur Kiev en quelques heures. Mais le commandant du principal groupe paramilitaire de Kolomoisky, le Dnepr-1, a nié toute participation.

Lundi, plus aucun homme armé n’était visible a l’extérieur du bâtiment, même si le groupe loyal a M. Kolomoisky l’occupait encore visiblement. Valentin Nalivaichenko, le directeur du service de sécurité, a dit aux journalistes que ses hommes aideraient la police a arrêter les occupants du bâtiment.

«Nous confirmons que la police et les journalistes ont remarqué les actions illégales conduites par des gens armés dans la capitale, a dit Mr Nalivaichenko, nous avons reçu l’ordre impératif du président de désarmer toutes les personnes présentes dans les locaux de UkrNafta.»

Autre signe de l’accroissement des tensions : M. Nalivaichenko a dit que son service avait aussi questionné des subordonnés de M. Kolomoisky dans les bureaux du gouverneur a propos de leur rôle présumé dans le meurtre d’un agent de la sécurité ukrainienne et l’enlèvement d’un autre.

Dniepropetrovsk est considérée comme la plus grande région industrielle d’Ukraine et sa capitale du même nom, située a 500km au sud-est de Kiev, en est la quatrième grande ville. M. Kolomoisky est l’un des nombreux oligarques, considérés comme trop riches pour pouvoir être corrompus, qui ont été nommés a des postes de dirigeants dans l’espoir de stabiliser l’Ukraine.

Dans une déclaration postée sur son site web, lundi, en réponse a cette confrontation, M. Porochenko a dit que les bataillons de volontaires devraient être «intégrés verticalement» dans l’armée régulière ukrainienne, que le gouvernement essaie, avec difficultés, de reconstruire.

M. Kolomoisky, réputé pour son caractère agressif, même s’il est admiré pour son patriotisme, n’a montré aucun signe d’accommodement. Au cours d’une interview a la chaîne 1+1, qui lui appartient, M. Kolomoisky a dit qu’il avait parlé avec M. Porochenko et qu’ils s’étaient mis d’accord sur le fait que «cela ne devrait pas se passer ainsi».

Les critiques de M. Kolomoisky ont cependant dit que ses actes montraient qu’il prêtait surtout allégeance a sa propre fortune. Mustafa Nayem, un jeune parlementaire, membre du parti de M. Porochenko, a recommandé au président et au premier ministre Arseniy Iatseniouk de virer M. Kolomoisky.

«Igor Kolomoisky n’a aucun droit à porter le titre de fonctionnaire public, a écrit M. Nayem sur son blog. Le président et le premier ministre ont tous les outils en mains pour rectifier cette erreur.»

Traduit par wayan, relu par Diane pour le Saker Francopohone

Note du traducteur

Une telle phrase finale dans un article du New York Times est une indication fiable que les sponsors américains du gouvernement de Kiev demandent de mettre Kolomoisky a terre. Belle bagarre en perspective s’il est aussi entêté et arrogant que l’article l’annonce.

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Ukraine: détenu par le SBU, battu par les néonazis – Un homme d’affaire français parle

Le 21 mars 2015 – Source Russia Insider

L’incroyable histoire d’un homme d’affaires français en Ukraine

Dans une interview exclusive, l’entrepreneur français et résident de longue date en Ukraine, Thierry Laurent-Pellet, décrit ses démêlés violents avec le SBU et le Secteur Droit – et explique pourquoi il fait peu confiance au régime post-Maïdan de Porochenko.

Un témoignage de première main, vraiment choquant, de la corruption et de la terreur qui s’est emparée de l’Ukraine.

Thierry Laurent-Pellet connaît l’Ukraine comme sa poche. L’entrepreneur français a passé neuf ans dans le pays, expérimentant personnellement la corruption rampante et l’opportunisme politique qui prévalent toujours à Kiev aujourd’hui. Grâce à la révolution de la dignité, Thierry a aussi fait l’expérience d’un interrogatoire par le SBU et de coups du Secteur-Droit [parti politique néo-nazi] qui l’ont laissé avec de graves problèmes de santé. Mais d’abord, quelques explications.

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Les militants de Kolomoïsky s’emparent des bureaux d’Ukrnafta à Kiev

Par J.Hawks – Le 22 mars 2015 – Source Fort Russ

Kolomoïsky saisit Ukrnafta à Kiev, appelle à la fédéralisation de l’Ukraine, soutient la Novorussie, et ignore les avertissements des États-Unis.

Selon plusieurs rapports de presse, le siège d’Ukrnafta, la plus grande entreprise d’extraction pétrolière du pays, a été saisi par des militants du bataillon Dnepr-1 financé par Kolomoïsky. Cet événement intervient après une prise de contrôle similaire, jeudi, d’Ukrtransnafta, une société de transport pétrolier. Ce qui rend le dernier de ces deux événements plus choquant, c’est que le QG de Ukrnafta, qui appartient à l’État, est situé au centre de Kiev. Kolomoïsky est seulement un actionnaire minoritaire de l’entreprise. Il avait été en mesure d’en prendre le contrôle de facto grâce à la loi qui exigeait l’approbation de 60% des actionnaires pour mettre en œuvre n’importe quelle réforme, jusqu’à ce que la Rada vote une nouvelle loi qui réduisait cette exigence à 50% + 1 action, ce qui redonnait de facto le contrôle d’Ukrnafta au gouvernement ukrainien.

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Ukraine :
Le schéma global, et facile, du business-plan des oligarques pro-UE

Par Sergei Glazyiev – Le 19 mars 2015 – Source thesaker.is

La Banque d’Ukraine a décidé de remonter son taux de refinancement à 30%. Avec la hausse des taux d’intérêt, les autorités financières ont suivi le même chemin que la Banque de Russie.
Les conséquences seront les mêmes: compression d’un crédit déjà inaccessible, aggravation de la récession et inflation élevée, au même niveau – à peu près 30%.

En temps de crise, une politique monétaire réduite à la limitation de la masse monétaire aboutit partout et toujours au même résultat – la contraction de l’économie dans le piège de la stagflation, qui combine la réduction de la production, une inflation élevée, l’augmentation du chômage et la baisse des revenus.

Comme je comprends l’argument, c’est une demande du FMI. Elle est absolument courante, basée sur le dogme monétariste et largement connu comme un modèle de la thérapie du choc. Seules les activités orientées vers l’exportation survivront à une telle politique.

Puisque les autorités ukrainiennes actuelles ont rompu leur coopération avec la Russie, les seules exportations possibles sont celles qui intéressent l’Union européenne. Parallèlement au tournesol et à la ferraille, ne seront exportés que le travail bon marché, la contrebande d’armes et, éventuellement, le tchernoziom [les fameuses terres noires, riches en humus, NdT].

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La dernière bataille des oligarques ukrainiens a commencé

Par Oleg Tsarev – Le 16 mars 2015 – Source Fort Russ

Oleg Tsarev

Oleg Tsarev, ancien candidat à la présidence ukrainienne et président du Parlement novorusse, parle de la redistribution forcée des biens de l’Ukraine

 

 

On m’a raconté, une fois, l’histoire d’un requin que des pêcheurs avaient rejeté à la mer après lui avoir ouvert le ventre. Le requin a continué à nager autour du bateau. Les requins sont très vivaces. L’eau était claire, les pécheurs ont vu le requin avaler un poisson et ses propres entrailles que les pécheurs venaient de rejeter dans l’océan. La nourriture s’est échappée de son estomac ouvert, alors le requin l’a avalée encore une fois, puis encore et encore.

Ce qui se passe aujourd’hui dans ma patrie me fait penser à cette horrible histoire. Dans les coulisses de la tragédie qui se déroule en Ukraine, les oligarques et leurs sbires se livrent à une grande, et même à une épique dernière bataille pour les biens ukrainiens. Le pillage est total: ils pillent le pays, ils se pillent les uns les autres, ils pillent les entreprises, ils pillent les simples particuliers.

A l’époque soviétique, on avait l’habitude d’appeler requins du capitalisme ceux qu’on nomme aujourd’hui oligarques. Pragmatiques, cyniques et sanguinaires, les requins et nos oligarques ont le même réflexe de base: avaler. C’est automatique. On dit qu’un requin ou un crocodile peuvent mordre, même si leur cerveau est mort. C’est un réflexe…

Le pays est en ruines. Les gens fuient l’Ukraine pour chercher refuge dans le monde entier. Rien qu’en Russie il y a près d’un million de réfugiés. Le pays est en phase terminale. Des milliers de gens blessés, mutilés et tués. Peu à peu, le pays se rapproche de la faillite. Il est encore en vie, mais tout le monde sait que la catastrophe est imminente.

Pendant ce temps, sous les yeux de ceux qui n’ont pas encore repris leurs esprits, qui n’ont pas encore réalisé à quel point le pays avait changé au cours de l’année dernière, nos oligarques organisent, avec une impudence cynique, le dernier redécoupage de notre pays: Kolomoisky, Firtash, Pinchuk, Akhmetov, Grigorishin, Novinsky… La bataille pour s’approprier les biens ukrainiens fait rage sur tous les fronts. A la Verkhovnaya Rada [parlement ukrainien, NdT], à la cour de justice de Londres, dans les tribunaux ukrainiens, sur le territoire de l’Ukraine au moyen des bataillons territoriaux et des organisations radicales.

Igor Kolomoisky, Vadim Novinsky et Konstantin Grigorishin ont subi les premières pertes:

– Le bureau du procureur général a recherché et saisi environ huit millions de dollars dans les bureaux de Smart-Holding de Novinsky, au prétexte qu’ils étaient destinés à financer les séparatistes. Une saisie de l’usine métallurgique Ingulets GOK de Novinsky à Makeevka est en préparation.

– Konstantin Grigorishin est en train d’être dépossédé de Turboatom, ainsi que de Frunze NPO et d’Oblenergo (Énergie régionale).

– Les prochains biens en ligne de mire sont ceux de la famille de M. Ianoukovitch.

– La guerre avec Sergey Kurchenko est depuis longtemps sortie du cadre légal pour devenir une guerre où tous les coups sont permis, les oligarques pulvérisent les actifs l’un de l’autre à Odessa.

– Une usine de titane et l’usine Rovnoazot sont sur le point d’être arrachées à Dmitry Firtash; la base idéologique se prépare à saisir la chaîne de télévision Inter, détenue par Firtash.

– Venons-en à Victor Pinchuk. En raison du fait que Kolomoisky est en train de perdre son procès à Londres contre Victor Pinchuk, une pression sans précédent est exercée sur le beau-père de Pinchuk, Koutchma: on l’accuse de corruption, on ressuscite l’affaire Gongadze, et il ne fait aucun doute que, si cela ne fonctionne pas, on trouvera autre chose.

Apparemment, le temps est venu, et le 14 mars, Igor Kolomoisky a décidé de tripler le nombre des soldats de son bataillon. Pour cela, il a ordonné d’intensifier le recrutement, et a alloué des fonds pour l’achat d’armes. Apparemment, la bataille décisive des oligarques est imminente, mais il est peu probable qu’il y ait un gagnant. Le perdant par contre ne fait pas de doute: c’est le peuple ukrainien.

Les requins sont guidés par leur instincts, ils ne pensent pas que le coup d’État qu’ils ont organisé et la guerre qui s’en est suivie sont en train de détruire les institutions de l’État et l’État lui-même. Ils n’ont pas pensé qu’en soutenant Maïdan, ils avaient déjà sérieusement réduit la valeur de leurs entreprises et qu’elle va continuer à baisser. Dans un pays livré au chaos, les affaires et les biens se déprécient rapidement. Il est bien sûr plus facile de piller les biens dans un pays après l’avoir réduit au chaos. Il y a un an, l’État n’aurait pas autorisé le millième des méthodes employées aujourd’hui pour faire changer les biens de mains. Maintenant, on peut faire ce qu’on veut. Il y a encore beaucoup d’actifs à saisir. Ils ne se demandent même pas à quoi vont leur servir tous ces biens dans un pays où la vie humaine ne vaut plus rien. Car bientôt, être riche ou avoir tout simplement un peu plus qu’un autre, va vous mettre en danger de mort. A n’importe quel moment, des gens armés peuvent venir vous tuer, vous et votre famille, pour vous prendre ce que vous avez. Est-ce qu’ils croient qu’ils vont pouvoir vivre à l’étranger, en faisant fructifier les biens qu’ils détiennent en Ukraine? Mais à quoi vont leur servir ces entreprises et ces usines, si elles ferment? Pourquoi se battre pour des biens qui n’auront bientôt plus de valeur? Voilà les questions que ceux qui ne sont pas sous l’empire de leurs pulsions et qui réfléchissent encore se posent sans doute, pendant que ceux que leurs pulsions dominent continuent à piller, à razzier, à accaparer, accaparer, accaparer…

Ils n’ont pas conscience que, pour amasser ce butin, ils ont commis tant de crimes et versé tant de sang qu’ils finiront forcément mal. L’ombre d’une mort violente plane sur eux. Mais ce sera pour plus tard; pour le moment, le requin tourne autour du bateau dans une danse mortelle, en avalant ses propres entrailles avec sa nourriture.

Commentaire de Kristina Rus – Traductrice du russe à l’anglais

Ce qui se passe en Ukraine depuis vingt-trois ans est tout simplement une anomalie historique. Je fais référence aux conditions historiques actuelles où le nouveau système ne s’est intéressé qu’aux ressources laissées par l’ancien système grâce, en grande partie, au généreux soutien du grand frère de l’Est. Les oligarques ukrainiens, ivres d’être désormais indépendants de Moscou, ont établi de nouvelles règles. Voilà leur première règle : c’est le plus fort qui gagne, et cela a conduit le pays à la catastrophe.

Il faudra que le pays touche le fond avant de remonter la pente. Mais on n’a pas encore touché le fond.

Article original en russe.

Traduit de l’anglais par Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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Il faut dissoudre l’AIPAC et supprimer l’influence d’Israël sur la politique américaine

Par Philip Giraldi – Le 11 mars 2015 – Source ICH

[Ce qui suit est une version légèrement révisée d’une conférence que j’ai donnée le 1er mars 2015 à Washington, pendant les manifestations contre l’AIPAC et la visite de Netanyahou. Deux jours plus tard, le producteur de Hollywood Arnon Milchan, que je cite ci-dessous, était assis au balcon de la maison des VIP, rayonnant, comme s’il assistait à la lune de miel de Netanyahou avec le Congrès. Ce pourrait être la première fois qu’un agent clandestin au service d’un pays étranger qui a espionné les États-Unis, a été ainsi honoré. Mais je ferais observer que l’événement a été doublement significatif, du fait que l’orateur, le Premier ministre Netanyahou, a aussi été impliqué dans le même vol de la technologie nucléaire américaine.]

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Dernière nouvelle:
Le plan anti-crise de Porochenko a fuité

Le 15 mars 2015 – Source Fort Russ

ADMINISTRATION PRÉSIDENTIELLE UKRAINIENNE
PLAN ANTI-CRISE

1. Emprunter.

2. Emprunter.

3. Emprunter.

4. Emprunter.

5. Tout gaspiller.

6. Acheter un billet pour Londres.

Signé: Porochenko, Président d’Ukraine

Commentaire de J.Hawk (Traducteur du russe à l’anglais)

Je crois que le plan couvre tous les aspects du problème ! Il est seulement difficile de dire si on en est au point 2, 3 ou 4 de sa mise en œuvre, même si le point 5 est en bonne voie d’achèvement !

Traduction de l’anglais Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone

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Les services de renseignement canadiens accompagnent les djihadistes jusqu’en Syrie

Par Brandon Martinez – Le 13 mars 2015 – Source sott.net

Photo des trois élèves britanniques qui ont rejoint l’EI.

 

Le journal The Ottawa Citizen a rapporté qu’un individu soupçonné par les autorités d’avoir assisté les trois élèves britanniques pour leur voyage en Syrie afin de rejoindre l’EI, est lié au CSIS, une agence des services de renseignements canadiens.

Le journal a écrit que «les agences d’information turques on rapporté jeudi que l’agent de renseignement étranger, détenu dans ce pays, et suspecté d’avoir aidé les filles à passer la frontière vers la Syrie pour rejoindre l’EI, travaillait pour le gouvernement Canadien».

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Le «choix de civilisation» de l’Ukraine: une victoire à la Pyrrhus pour la Russie?

Par le Saker original – Le 24 novembre 2013 – Source thesaker.is

 

Cet article a été écrit trois mois avant les événements sanglants de la place Maïdan à Kiev, lorsque le gouvernement de Ianoukovich a décidé d’abandonner l’accord prévu avec l’Union Européenne. Le Saker analyse en détail la situation de l’Ukraine avant le putsch, et l’évolution probable des événements. Il ne s’agit pas vraiment de prescience. La configuration en place ne pouvant pas avoir d’autre issue logique que celle que le Saker anticipe.

Le Saker Francophone

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Tariq Ali: Le temps est venu pour une révolution de palais

Par Chris Hedges – Le 11 mars 2015 – Source vineyardsaker

Tariq Ali

Tariq Ali

Tariq Ali appartient à la famille royale de la gauche. Ses plus de vingt ouvrages de politique et d’histoire, ses sept romans, ses scénarios et pièces de théâtre et ses articles dans le Black Dwarf, la New Left Review et d’autres publications ont fait de lui l’un des critiques les plus virulents du capitalisme de marché. Il lance ses foudres rhétoriques et ses critiques torrides sur les spéculateurs obséquieux et les oligarques des multinationales qui manipulent la finance mondiale et les idiots utiles dans la presse, le système politique et l’université qui les soutiennent. L’histoire de la fin du XXe et du début du XXIe siècles a prouvé qu’Ali, un intellectuel formé à Oxford et longtemps mouche du coche, une fois candidat trotskyste au Parlement britannique, est superbement prophétique.

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